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Ju-ratatinés – Trois jours à Rosay, au bout du monde (et de notre vie), août 2024

Après une semaine à Saint-Nazaire en avril et un long week-end à Esse en mai, nous avons pris conscience d’une chose : les jours de garde loin de nous, c’est bien trop de stress pour Ucci, encore toute petite. Suite à Esse, nous avons pris la décision de garder Ucci avec nous pour toutes nos prochaines escapades, autant pour l’habituer à nous suivre que pour lui éviter des moments délicats (et nous en éviter aussi, par dessus le marché).

Cet été, nous avons cherché de longues semaines un endroit où nous pourrions bien aller avec Ucci. Pas d’envie particulière, mais quelques contraintes à prendre en compte : Ucci est malade en voiture, donc il fallait l’épargner d’un trop long voyage ; elle est peu sociable, donc nous voulions éviter le camping, trop surchargé ; c’est un chien, donc elle n’est pas acceptée partout. Dernière contrainte : la motivation nous a manqués pour chercher une destination.

En juin, pourtant, la perspective des vacances nous a quelque peu secoués et nous avons effectué les recherches nécessaires à notre dépaysement. Et histoire que le dépaysement ne soit pas trop violent, nous avons trouvé un logement dans un coin reculé du Jura, terre chère à notre cœur.

Le logement

Vous me connaissez : fidèle adepte de Airbnb, j’ai commencé à écumer le site. Mais rien n’a vraiment fait mouche. J’ai trouvé quelques idées, sans grande conviction. N’étant pas convaincue par les possibilités trouvées, j’ai cherché sur un autre site, dont j’avais entendu parler quelques temps auparavant mais que j’avais vaguement fouillé sans but réel : GreenGo. Evidemment, l’aspect écologique du site m’avait titillée dès les premières suggestions reçues. Mais n’étant pas friande des changements et des nouveautés, j’y avais seulement jeté un coup d’œil méfiant. Un peu comme le chat qui renifle une gamelle qui n’est pas la sienne, en somme. On ne sait jamais.

Et là, une petite pépite est sortie du lot : un gîte dans le Jura, dans un hameau isolé, assez spacieux pour 5 et accolé à une forge qui offre la possibilité d’être visitée. Forcément, visiter une forge, ça a tout de suite plu à Jipé. Nom du site : gîte de l’Arbre-Lune. Ne serait-ce que pour la beauté du nom, nous étions déjà à moitié conquis. Enfin, cerise sur le gâteau, Ucci était acceptée. Royal ! Ni une ni deux, nous avons lancé une demande de réservation, acceptée dès le lendemain. A nous les randonnées et l’initiation à la ferronnerie !

Notre avis
Ce logement a été un véritable coup de cœur. L’air de rien, nous avons retrouvé ce qui faisait le charme d’Airbnb à ses débuts, la simplicité, le contact avec l’hôte, les échanges. Frédéric, notre hôte, a été d’une réactivité exemplaire, nous a accueillis avec un thé et des boissons froides à notre arrivée, nous a raconté la naissance du gîte et tout le projet qui les accompagne, lui et la forge, et nous a offert une visite inoubliable de la forge. En prime, le gîte est très fonctionnel, pensé pour qu’on s’y sente bien, régulièrement amélioré par de nouveaux ajouts ou de nouvelles trouvailles, et idéalement situé pour les départs de rando. Cette première expérience sur GreenGo (aussi facile d’utilisation que Airbnb) a été une très belle réussite et ne sera sûrement pas la dernière pour nous.

Jour 1 : virus, virages et vomissements

Nous étions impatients de partir dans le Jura : un nouveau coin inconnu dans un département que nous affectionnons beaucoup, trois jours de déconnexion, le tout après un été à ne rien faire et à profiter du premier anniversaire de notre déménagement dans la ‘nouvelle’ maison. Les rando nous attendaient, la découverte du métier de forgeron, les fruitières aux alentours… que de réjouissantes perspectives !

Oui mais comme souvent chez nous, il y a la théorie, idyllique, lumineuse, pleine de promesses ; et il y a la pratique.

Nous voulions partir tôt pour profiter du coin avant d’arriver au gîte, pour 16h. Mais c’était sans compter sur notre état : trois jours avant le départ, Jipé est tombé malade. Maux de ventre, vomissements, nausées… la totale. Evidemment, en bon mari qui partage tout avec sa femme, il m’a contaminée. Par chance, les Monstres étaient chez leurs grands-parents.

Malheureusement, le jour du départ, nous n’avions pas recouvré notre santé. Fébriles, fragilisés, nous préparons tant bien que mal les affaires et partons au dernier moment, priant pour tenir le coup jusqu’à l’arrivée. A l’estomac fragile d’Ucci s’ajoutent les nôtres. Ô joie.

Nous tenons le coup, et par miracle, Ucci aussi. Enfin presque. Nous touchons au but, nous n’avons plus que quelques kilomètres à parcourir. Ucci bave mais tient bon. Et puis, le drame : quelques lacets s’invitent sur la route. Les virages typiques des villages de montagne. Ucci ne tient plus : elle étale sur les serpillères l’entièreté de son repas, pourtant très matinal, évitant soigneusement le sac qu’on s’obstine à lui mettre sous le museau. Cinq minutes après, nous arrivons à Rosay.

Soulagés, nous descendons de voiture ; Ucci se sent mieux, mais nous avons presque aussi mal supporté la route qu’elle. Heureusement, l’accueil de Frédéric vient adoucir nos maux. Il se présente, se fait adopter par Ucci, nous montre le gîte, nous laisse nous installer. Puis il revient avec du thé et des boissons et nous invite à partager un moment d’échange. Il parle de sa vie simplement, explique la naissance du gîte, sa reconversion en forgeron, son but, ses projets, ses objectifs. La conversation est naturelle. Un accueil comme on n’en a plus eu depuis bien longtemps.

Le soir, nous ne tentons pas notre chance : Jipé et moi sommes malades en décalé, cloîtrés tour à tour dans les fauteuils ou sur le lit. Nous restons au gîte en espérant pouvoir mieux profiter le lendemain.

Jour 2 : on trotte, on forge, et un nouveau soldat à terre

Après plusieurs nuits hachées à cause des douleurs, celle-ci n’est guère meilleure. Le réveil s’opère bien trop tôt et ne nous trouve pas en pleine forme. La raison est tout aussi déprimante que notre état : cette fois, c’est Doudou qui commence à se sentir un peu mal. La journée s’annonce bien.

Après un petit-déjeuner à l’abri du gîte, Frédéric passe. Il pose directement le linge de toilettes devant notre porte, puis nous donne les cartes de randonnées qu’il a imprimées le matin-même pour nous, suivant notre conversation de la veille. Dans notre état, nous jouons la sécurité : plusieurs randonnées courtes sont possibles au départ du gîte, nous partons donc pour l’une d’entre elle une fois tout le monde prêt.

Randonnée 1 : Rosay par les combes

  • Niveau annoncé : facile VS niveau ressenti : facile, même en état de décomposition énergétique avancée.
  • Temps estimé: 1h-1h30 VS temps réel : 2h20 mais les enfants, Poulette en tête, ont beaucoup traîné flâné, et nous avons effectué un petit détour par l’église du village.
  • Dénivelé annoncé : 100m VS dénivelé ressenti : facile, c’était une petite marche tranquille.
  • Distance : 6km750 (un peu plus que ce qui était prévu en raison du détour)

Il est 10h30 quand nous décollons. Dans l’idée, à midi, nous serons rentrés au gîte et pourrons manger tranquillement.

Mais encore une fois, ça, c’est l’idée.

Dans les faits, nous rentrons à 12h30 bien tassés. Le départ de la marche se fait par la route à la sortie du hameau ; très vite, nous bifurquons vers les champs, longeons les plantations, passons dans les zones de pâturage où nous regardent passer les vaches. Les petits chemins nous mènent à Rosay, où nous tournons vers l’église, malheureusement fermée, puis vers la source d’eau du village, avant de regagner la route de campagne pour le dernier kilomètre. Loulou et Ucci sont en tête, loin devant ; Doudou oscille entre la tête et la queue du peloton ; Poulette flâne au gré de ses trouvailles, son appareil photo à la main. Près de la source, nous opérons un arrêt cookies, car Poulette a ‘troooooop faim’ (normal, il est un peu plus de midi). Les derniers mètres sous la chaleur méridienne sont un peu durs, surtout pour les malades, mais nous revenons à bon port sans trop de sueur versée pour un repas bien mérité, et vite englouti.

Notre avis
Pour les amateurs de randonnée, il s’agit clairement d’une marche plus que d’une randonnée. Néanmoins, la facilité et la tranquillité du trajet sont particulièrement appréciables pour une famille avec des enfants (surtout avec des tout-petits). Une bonne manière de s’initier en famille à la randonnée. Les coins vus sont assez chouettes et les paysages du Jura tiennent de toute façon leur promesse. Comme balade digestive, c’est une marche parfaite.

Visite de l’Atelier de l’Arbre-Lune

Vraiment, ce nom me fait rêver. Et si, comme moi, vous vous demandez pourquoi l’Arbre-Lune, je peux vous répondre, puisque j’ai posé la question à Frédéric « Parce que j’aimais bien ce nom. Il m’est venu comme ça, sans raison particulière, il ne correspond à rien de précis. »

Le début d’après-midi nous sert de moment de repos. La rando du matin nous a fait du bien : nous nous sentons moins mal et avons repris quelques forces. Comme conseillé par Frédéric, nous optons pour une autre randonnée dans l’après-midi, courte également. Mais avant, nous nous rendons à la forge, qu’il nous a proposé de visiter. Il est 16h, Jipé calcule un départ vers 16H30, je le regarde d’un œil torve « Non mais ça ne va pas durer une demi-heure la visite, ce sera rapide ».

J’avais oublié que Frédéric, avant d’être forgeron, était enseignant. La visite a duré 1h30. La temporalité et moi, ça fait vraiment deux.

Cette 1h30 passe à toute vitesse. Frédéric nous montre la forge, mais pas seulement : il explique ses débuts, le projet global, la reconversion, le choix du matériel, la volonté de réparer les outils anciens et de travailler à l’ancienne. Il dévoile quelques créations, active les machines, montre la menuiserie accolée à la forge, raconte le cycle des matériaux, les doutes, les essais, les échecs, les avancées, les difficultés et les nouvelles idées. Il nous embarque dans son monde, répond à nos interrogations, aux questions des enfants. Enfin, à partir d’un clou, il fabrique un petit souvenir à notre attention ; il enseigne la technique, détaille les étapes, fait participer les enfants. Les trois mettent la main à la pâte à hauteur de leurs capacité. De là, ils ressortent, des étoiles pleins les yeux, et nous, de l’inspiration plein la tête.

Notre avis
GROS coup de cœur pour ce moment passé dans la forge et pour Frédéric. Si un seul mot servait à définir cette expérience, ce serait INSPIRANTE. Sans doute parce que le projet nous parle et fait écho à notre propre volonté d’améliorer le monde par des décisions écologiques et écoresponsables (volonté qui se heurte souvent à nos limites, par ailleurs). Mais même sans être profondément encrés dans une démarche écologique, la personnalité de Frédéric ne peut que toucher et inspirer. Sa reconversion force l’admiration et sa disponibilité et sa gentillesse font de cette visite un moment suspendu dans le temps. Avec lui, nous avons admiré, rêvé, été époustouflés, été challengés et nous avons espéré un monde plus doux où l’humain redeviendrait le centre de la société. A défaut de trouver l’Arbre-Lune, c’est bien dans les étoiles que Frédéric nous a fait voyager.

Randonnée 2 : Le Signal

  • Niveau annoncé : facile VS niveau ressenti : facile, mais…
  • Temps estimé : 2h VS temps effectué : 2h, mais…
  • Dénivelé : 200m VS dénivelé ressenti : correct, on s’attendait à plus dur
  • Distance : 6km450 (moins que ce qui était prévu, mais…)

Ohé, ohé, randonnée abandonnééééééeeee…

Disons le tout de suite, cette randonnée aurait pu se terminer en énorme fiasco. Elle en a un certain nombre de caractéristiques, d’ailleurs. Mais…

Pourtant, elle avait bien commencé.

Suite à la visite de la forge, nous partons plus tard que prévu. Qu’importe, nous avons le temps d’effectuer le trajet avant la nuit. Nous partons tout pimpants, revigorés par la visite, Ucci sur nos talons, le reste des cookies dans le sac à dos. Nous quittons le hameau et remontons vers le village voisin, L’Abergement. Nous suivons la route, elle est goudronnée, mais c’est une petite route de village peu empruntée. A la sortie du village, Doudou est à la peine ; ses douleurs sont plus vives, il fatigue. Le verdict tombe : face à la distance, il ne se sent pas de continuer. Doudou rentre à la maison, escorté de Jipé ; Loulou, Poulette, Ucci et moi continuons la rando. Moi et mon sens de l’orientation douteux pour guide. Vous sentez venir le loup, ou pas ?

Pour le moment, c’est facile : suivre la route, il n’y a que ça. Au croisement avec une autre route, il faudra tourner à gauche. Loulou avance, je l’arrête : il faut tourner. Sauf que… à gauche, un talus mène à un champ gardé par une barrière électrique. Je passe du plan à la barrière, je vérifie, la sueur arrive. Non, c’est bien ça. De l’autre côté, un chemin s’enfonce dans le bois. Bon. Accroupis, les vaillants soldats restants que nous sommes rampent sous la barrière, traversent le champ, rejoignent le chemin. Nous grimpons, Poulette a peur, je fais mine que je sais exactement ce que je fais, alors qu’évidemment, je prie tous les dieux de l’Olympe pour ne pas mener ma progéniture dans un guet-apens.

Zeus s’est montré clément : nous atteignons la bifurcation annoncée par Visorando. Au bout, le sommet du Signal, plus haut point de vue du coin, qui nous offre le paysage jurassien à perte de vue. Au loin, les Alpes. Fière de moi, j’immortalise le moment : mon sens de l’orientation et moi avons accompli notre mission.

Mais la rando continue. Nous revenons sur nos pas, suivons le chemin, qui s’enfonce dans la forêt. Des bruits font sursauter les Monstres. Le lynx, l’ours, le loup, le tigre de Sibérie, tout me passe par la tête. Loulou avance plus vite et nous distance. ‘Loulou, tu restes làààààà, avec Ucci’. Ucci qui avance comme une fleur au milieu d’un champ de coton. Tout. Va. Bien.

Le chemin avance, je sais qu’il doit bifurquer. Je consulte l’appli : mince, il fallait tourner avant. Il y avait un chemin. Nous rebroussons chemin, je peste contre l’appli qui, cette fois, ne m’a pas prévenue. L’autre chemin aboutit à un cul de sac, ou presque. Un vague tronc en travers, et au-delà, aucun chemin, juste une couverture de ronces. Faut-il vraiment passer par là ? Je reviens en arrière, regarde à nouveau, cherche un peu plus loin, des fois que le GPS ne nous localise pas exactement là où nous sommes… Mais non, rien, pas d’alternative, c’est ici. Loulou propose de suivre le premier itinéraire, celui d’avant la bifurcation. Je consulte la carte, il promet un détour de plusieurs kilomètres. Je m’étrangle et m’entête sur le chemin proposé. C’est ici, pas de doute. Loulou proteste ‘Non mais franchement Ucci elle va pas y arriver.’ Je m’entête, je comptais réussir cette rando, me prouver que je suis capable de m’orienter (surtout avec une appli qui nous géolocalise, non mais). Poulette me suit, elle couine, les ronces l’attaquent. Loulou s’engage derrière nous, proteste à nouveau. Je me tourne : il croule sous le poids d’Ucci, bien aise. ‘Non mais ses petites pattes allaient avoir trop mal’.

Même moi, je ne le sens pas. L’appli dit là, la forêt dit ‘hahahaha fuyez, humains.’ J’abdique : nous rebroussons chemin et faisons la route à l’envers. Première rando seule avec les Monstres : échec et mat. La honte.

L’avantage du retour, c’est que nous connaissons le chemin. Et nous profitons du soleil couchant au passage. Il faut bien des consolations.

Nous avons donc fait la rando, mais… pas à 6, pas jusqu’au bout, pas en suivant le plan.

De retour au gîte, Jipé m’accueille avec sa tête compatissante, j’arrive penaude. Nous consultons ensemble la carte papier, je veux lui expliquer où j’ai bloqué. Et là, surprise : la carte imprimée ne correspond pas au tracé de l’appli, pourtant téléchargé via le QR code accolé au plan. Intérieurement, j’hésite entre fulminer et soupirer de soulagement : je ne suis pas si nouille que ça, en fin de compte.

Notre avis
Difficile de donner un avis sur une rando qui n’est pas celle qu’il fallait faire. Le lendemain de cette mésaventure, nous avons prévenu Frédéric de l’erreur. Il a consulté la carte, a dit que c’était étrange en effet, et qu’en prime il n’aurait de toute façon pas suivi le chemin indiqué par le plan imprimé non plus. Pour consolation, il m’a confirmé que l’intérêt principal de cette rando était effectivement le point de vue depuis le sommet du Signal, que nous avons trouvé. Une marche à faire pour le point de vue, plus que pour le reste, qui suit principalement les routes.

Jour 3 : décollage de l’Arbre-Lune

Fort heureusement, cette dernière nuit s’avère meilleure que la précédente, malgré l’état général des troupes : 2 adultes encore vaseux, un Monstre mal en point, de quoi promettre un retour en fanfare.

Frédéric doit partir tôt, il nous avait prévenus. Il nous propose de rester aussi longtemps qu’on le souhaite, dans la mesure où personne ne vient juste après nous. De bon matin, il vient donc nous saluer. C’est le cœur un peu lourd mais plein de gratitude que nous le remercions et le saluons.

Le ménage est inclus dans la prestation du gîte. Pourtant, avant de partir, nous nettoyons, nous l’avions proposé à Frédéric : vu la qualité de notre séjour et le temps qu’il a passé avec nous, c’est une maigre contrepartie pour le remercier.

Conclusion

Deux mots me viennent en tête pour résumer ce séjour.

Regrets : ceux de ne pas avoir pu profiter autant qu’on l’aurait voulu, d’avoir été malades, de n’avoir pas pu visiter plus, marcher plus, rester plus, venir plus tôt. Ce n’était pas voulu, il n’y a pas de coupables, juste un peu de malchance, mais tout de même, bien que nous ayons vraiment aimé notre séjour, ces quelques regrets pèsent.

Inspiration : vraiment, le projet entier de Frédéric nous a donné à réfléchir. Il nous parle, nous fascine, nous émeut aussi, nous donne des frissons d’angoisse, car pour entreprendre ce qu’il a fait, pour laisser une vie ‘facile’, tracée, et sécure et se lancer dans une vie d’incertitude quoique pleine de sens, il faut vraiment une bonne dose de courage. Il nous titille aussi, car malgré tout, il nous renvoie à nos limites, nos faiblesses, l’oubli, l’air de rien, de nos beaux principes et de nos résolutions. Et s’il nous incommode, quelque part, c’est pour du mieux, pour nous montrer les possibles, nous rappeler nos envies, rallumer notre motivation émoussée. En quelques mots, quelques phrases, quelques échanges, avec gentillesse, bienveillance, et avec l’envie simple de partager son vécu, Frédéric a été vraiment une source d’inspiration et de réflexion pour nous. Des rencontres pareilles, dans le Jura ou ailleurs, ça n’a vraiment pas de prix.

Avant ce séjour, nous portions déjà le Jura dans notre cœur pour des tas de raisons : la beauté des lieux, la déconnexion, le dépaysement, l’apaisement, le ressourcement. Grâce à Frédéric et à son Arbre-Lune s’est ajoutée une nouvelle raison d’adorer cet endroit.

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