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A TouLoulouse – une semaine en famille à Toulouse – Février 2022.

En février, c’est l’anniversaire de Loulou. 11 ans de loulouteries. La claque.

Pour supporter cette nouvelle étape moins douloureusement, nous décidons d’associer le besoin d’air des vacances à une belle surprise pour Loulou, puisque nous partons pour Toulouse, où réside son parrain.

Après un début d’année assez difficile, Toulouse offre un dépaysement suffisant sans prise de tête, puisque nous y sommes accueillis, logés et même nourris. Après plusieurs heures de route, nous arrivons aux abords de la ville sans éveiller aucun soupçon. Les Monstres pensent que nous allons dans le Périgord. Etant donné les connaissances géographiques que nous leur avons inculquées, nous aurions pu prendre un voyage au Guatemala pour prétexte sans provoquer un haussement de sourcils. L’arrivée aux confins de Toulouse ne les émeut toujours pas. Ce n’est qu’à proximité du tram que Loulou et Doudou percutent enfin. “Oh, on passe par Toulouse ? On aurait pu passer dire un bonjour à Tonton Kapla et Tatie Saki.” La surprise est totale.

Le logement

Moment bonheur dans la loggia

A la différence de nos escapades habituelles, nous n’arrivons pas en terre inconnue puisque de la famille nous attend sur place et nous offre gîte et couverts. Comme Tonton Kapla et Tatie Saki ne font pas chambre d’hôtes (pas encore… peut-être !), inutile de détailler l’appartement. Je préciserai juste qu’il bénéficie d’une loggia qui a fait le bonheur des Monstres durant tout le séjour et qu’il se situe sur la rive gauche de Toulouse, près de la Garonne.

Les parcs et jardins

Qu’on se mette bien d’accord : quand on a des enfants, “jardin” ne rime pas avec “moment de pause selfies pour frimer et faire baver d’envie tous nos proches et au-delà, mais avec “moment pour souffler à peu près en laissant les Monstres vagabonder en tout sens sans risquer la crise cardiaque à chacun de leurs pas”. Visiter une grande ville avec des enfants demande quelques compromis, que le passage sportif par le Vieux Lyon en décembre s’est chargé de nous rappeler. Autant dire qu’en bons chats échaudés, nous ne risquions pas de réitérer l’erreur !

Nous voilà donc partis à la découverte des parcs toulousains, dès le jour de notre arrivée. Un peu plus de 6h de route, ça éveille quand même un sacré besoin d’exercice.

Le parc Raymond VI

Parc Raymond VI

Le premier visité, puisque le plus près de l’appartement où nous séjournons. Peu spacieux mais suffisamment pour que les Monstres se défoulent sans que nous ayons à les pourchasser en tous sens, il présente l’avantage d’être en bord de Garonne sans risque d’y tomber, de disposer de deux espaces de jeux pour petits et plus grands et d’un manège en bois assez mignon, d’offrir plusieurs allées de plantations diverses (intérêt limité en hiver, évidemment) et d’abriter un espace dédié à diverses expositions.

  • Informations : Parc Raymond VI, allées Charles de Fitte, 31300 Toulouse, https://www.toulouse.fr/web/environnement/parcs-et-jardins/centre-ville

Nos avis

Pour une fois, nos avis divergent selon nos âges. Les Monstres ont vraiment adoré ce parc, sa structure globale, sa situation en bord de Garonne après une floppée d’escaliers montés, et surtout ses espaces de jeux, et ils ont réclamé plusieurs fois d’y retourner. En tant qu’adultes, nous l’avons trouvé sympathique mais n’en faisons pas un incontournable. Comme c’était l’hiver et comme nous n’avons pas pris le temps de visiter le bâtiment dédié aux expositions, nous manquons probablement d’éléments pour y trouver notre intérêt. Notre avis serait sûrement différent au printemps, avec tout l’espace botanique en fleurs.

Le Jardin des Plantes

Cascade, mon amour <3

Un bel exemple d’incompréhension parents-enfants. Il a une cascade. Une vraie. Et des poules en liberté. Malgré cela, les Monstres n’en font pas leur coup de cœur. Insoluble.

Abritant entre autre le Museum d’histoire naturelle, le Jardin des Plantes se trouve en plein cœur de Toulouse, au bout de la ligne de tramway. Spacieux et verdoyant, il offre de multiples trésors cachés, statues, fontaines et autres vestiges, et présente un avantage incontestable aux yeux des enfants : une aire de jeux très étendue. Autre avantage de taille, il borde le Jardin botanique du Museum d’histoire naturelle et permet donc d’en avoir une vue assez nette, tout au moins en hiver.

  • Informations : Jardin des Plantes, allée Frédéric Mistral, 31000 Toulouse.

Notre avis

Nous y sommes allés durant notre visite du musée, pour offrir une pause aux Monstres et un espace défouloir le temps de la pause méridienne. Le Jardin nous a laissé une belle impression, avec ses recoins cachés, ses chemins escarpés menant vers des hauteurs inconnues, sa verdure agréable même en hiver et ses animaux en liberté. Il offre un bel écrin de nature au cœur de la ville. Une belle découverte pour nous et un espace approuvé par les Monstres, autant pour l’aire de jeux que pour les animaux, et ce, malgré la poule qui a chipé son cookie à Poulette sans ménagement.

Le Jardin Japonais

Bouddha perdu dans le Jardin Japonais

Pour trouver le Jardin Japonais, il faut se mettre en quête du parc de Compans-Caffarelli, au cœur duquel il est niché. Quelque part au bout des allées assez banales qui serpentent dans le parc, se dressent les portails d’entrée au Jardin Japonais. D’autres allées le composent, d’autres arbustes soigneusement taillés, des pas japonais, un pont qui passe au-dessus d’un plan d’eau et qui mène, plus loin, à un pavillon de thé. Tous les codes des jardins japonais s’y trouvent. Le dépaysement est réel et l’enchantement total.

  • Informations : Jardin Japonais, Jardin Compans Caffarelli, boulevard Lascrosses31000 Toulouse.

Notre avis

Un coup de cœur ! Ce jardin, nous le connaissions déjà pour l’avoir visité en plein été lors d’un bref passage en 2012. A l’époque, déjà, il nous avait conquis. Là, malgré l’hiver, le lumière basse et la végétation endormie, l’enchantement s’est à nouveau produit. Ce Jardin est un petit bijou végétal, un appel au calme, une porte hors de l’espace et du temps qui offre un dépaysement et un apaisement complets. S’il n’y en a qu’un à visiter à Toulouse, nous voterions sans aucun doute pour celui-là.

A la chasse aux aires de jeux !

En bord de Garonne, l’aire des sportifs !

Dois-je rappeler l’erreur grotesque que nous avions commise à Lyon ? L’équation était pourtant simple : Enfants + grande ville = défouloir obligatoire. Et défouloir en ville = parcs avec aire de jeux.

La visite de Toulouse s’entreprend, contrairement à Lyon, de manière ludique. Il faut dire que Tonton Kapla et Tatie Saki, restés de grands enfants, nous y aident ! Avec les Monstres, nous nous mettons donc en quête du plus grand nombre d’aires de jeux possibles dans le but scientifique de les tester et de les comparer. Oserais-je avouer que le dernier jour, me retrouvant seule avec la marmaille au complet, nous sommes rentrés bredouille d’une escapade de l’autre côté de la Garonne ? Aucune aire trouvée du côté du Capitole après deux bonnes heures de marche : un comble !

Les deux aires de jeux du parc Raymond VI, celle de la Prairie des Filtres, la grande toile au pied du Pont Saint-Pierre, ou l’espace près de la Halle des Machines : testées, usées, approuvées !

En tête, les Monstres ont élu sans aucune hésitation l’aire du parc Raymond VI comme étant leur préférée. Les défis sportifs, il n’y a que ça de vrai.

Le Bazacle

C’est le jour de l’anniversaire de Loulou. Tonton Kapla, son parrain, est missionné pour préparer une chasse aux trésors, façon Escape Game. Il a besoin de temps sans que nous soyons dans ses pattes pour le mettre en place. A proximité, ou presque, de son appartement, se trouve un musée gratuit, le Bazacle. Voilà l’histoire.

Situé en bord de Garonne, le Bazacle est le nom donné au musée EDF expliquant l’histoire de l’utilisation de la Garonne comme source d’énergie. Du premier barrage à ses évolutions plus récentes, des périodes de crues au périodes de sécheresse, tout est répertorié, expliqué, démontré et projeté. Un espace au sous-sol est dédié à des expositions éphémères d’art contemporain tandis qu’à l’étage, la salle des machines peut se visiter aux heures de visites guidées.

Notre avis

Nous avons plutôt bien aimé. Loulou, Poulette et moi, peu intéressés par ce qui concerne les machines, avons fait un tour rapide qui s’est avéré instructif, grâce à la vue sous-marine sur le barrage, le film projeté et l’aperçu de la salle des machines. Doudou, passionné par ce qui touche aux constructions et aux mécanismes, a passé du temps avec son papa près de la maquette expliquant le fonctionnement d’un barrage, des machines qui expliquent tout de façon ludique et devant la vitre de la salle des machines. Le passage à l’extérieur offre une belle vue sur la Garonne et ses rives. Un petit musée gratuit sympathique et rapide à visiter s’il vous reste un peu de temps entre deux activités plus chronophages.
Vue sur le barrage depuis l’intérieur.

Le Museum d’Histoire Naturelle

Conseil : si vous allez au Musée avec des enfants, n’y allez pas juste avant midi, sous peine de subir une double peine (plaintes faméliques des estomacs vides, puis plaintes fatiguées des estomacs remplis qui ne veulent plus entrer dans le musée, malgré l’intérêt suscité).

Lorsque Tonton Kapla a proposé cette visite, c’est moi qui ai accepté aussitôt et glapi de bonheur et d’excitation. Il faut dire que j’ai une bonne excuse : ma première visite d’un musée de ce genre s’est faite au Natural History Museum de Londres. Celui-ci m’a fait une si bonne impression que depuis, les musées d’histoire naturelle sont toujours sur ma liste d’activités à faire dans une ville, quelque part entre “repérer les transports les plus proches de l’appartement loué” et “tester les points restauration les plus alléchants”.

Escortés de Tonton Kapla, nous traversons Toulouse pour rejoindre le Museum. Quatre espaces bien déterminés le composent : l’espace géologique, dédié à la Terre ; l’espace biologique, dédié au Vivant ; l’espace de l’histoire de la biologie, dédié à l’évolution du Vivant ; l’espace anthropologique, dédié à l’humain, ses besoins, ses évolutions. Le Museum se conclut sur le questionnement autour de l’avenir, en lien avec des questions climatiques et écologiques. S’y ajoute, contigu au bâtiment, le Jardin Botanique construit en spirale, présentant diverses variétés de plantes, et donnant accès à diverses serres renfermant des plantes tropicales ou carnivores.

Notre avis

Comme nous avons un peu traîné au petit déjeuner et comme nous nous y sommes rendus en marchant, ce qui était assez long, nous ne sommes pas arrivés à l’heure idéale par rapport aux besoins des Monstres. Pourtant, nous avons tous passé un beau moment dans ce musée spacieux et complet, qui offre de nombreuses activités ludiques. L’espace géologie a fait la joie des Monstres, qui y ont passé du temps, entre les maquettes de la Terre, les simulations de tremblements de terre et les reportages sur les volcans du monde. La collection de squelettes nous a tous impressionnés et le jeu des odeurs, dans l’espace botanique, a amusé tout le monde. Un bel endroit conçu pour toute la famille, où nous retournerions sans aucune hésitation.

La Halle des Machines

“Ouiiiiiii, on va à la Halle des Machines. On va voir le Minotaure ! Trop bien, trop bien !”

Ca, c’est Tatie Saki, quelques minutes avant le départ pour la Halle des Machines. Une fois la journée terminée, autant dire que nous avons compris son effervescence !

A notre arrivée à la Halle, en matinée, nous entrons pile pour découvrir la nouvelle attraction présente depuis quelques jours seulement : le réveil de Long-Mâ, le chien-cheval. La performance technique nous met tout de suite dans l’ambiance, d’autant que le réveil du chien-cheval s’accompagne de l’entrée inopinée du Minotaure dans la Halle, juste avant qu’il n’entame son tour en-dehors du bâtiment. La découverte des machines se fait tout au long de la journée, des catapultes qui visent une cible enflammée aux instruments de musique créés à partir de déchets métalliques divers. Les Monstres ne boudent pas leur plaisir quand il s’agit de tester les machines, et à vrai dire, les adultes non plus ! A midi, nous quittons la Halle pour avaler nos sandwichs ; à l’intérieur, le restaurant est en action, et les convives du jour deviennent l’attraction du moment, puisque le repas rentier sera servi à l’aide de machines diverses.

Dans l’après-midi, nous assistons à un nouveau réveil de Long-Mâ. Nous profitons ensuite du beau soleil pour assister au nouveau départ du Minotaure, le suivre jusqu’au manège à proximité de la Halle, faire un tour de manège, consoler Loulou et Doudou qui choisissent la seule machine volante qui ne s’envole pas, se moquer de Tatie Saki qui a hérité, quant à elle, de la manette qui actionne les testicules de la machine sur laquelle nous sommes montées elle, Poulette et moi, et passer un moment sur l’aire de jeux à proximité. Bien fatigués par cette épuisante journée, nous visionnons le reportage sur le voyage de Long-Mâ en Chine et assistons à un ultime réveil du chien-cheval avant de regagner Toulouse.

  • Informations : la Halle des Machines, 3, Avenue de l’Aérodrome de Montaudran 31400 Toulouse, Halle de La Machine. Entrée à 9€50, tarif enfant à partir de 6 ans 5€, gratuit pour les moins de 6 ans.

Notre avis

Gros coup de cœur ! La Halle des Machines fait partie de nos incontournables absolus sur Toulouse et est l’un des premiers endroits où nous retournerions sans l’ombre d’une hésitation. Que vous ayez des enfants ou non, qu’ils soient grands ou petits, cet endroit magique est à faire absolument car il ne peut qu’enchanter tout le monde. Doudou était évidemment au paradis, mais même pour Loulou, Poulette et moi, peu amateurs de machines, la journée a été superbe et riche en découvertes. Une pure merveille qui vous fera retomber en enfance et vous donnera l’envie, à vous aussi, de construire des machines à partir de rien.

La place du Capitole et le centre de Toulouse

Le Capitole

La place du Capitole fait partie du centre historique de Toulouse. Cernée de hauts bâtiments qui abritent magasins et restaurants, elle jouxte le Capitole, dont elle tire son nom, bâtiment longiligne qui abrite aujourd’hui l’hôtel de ville (et que l’on peut visiter). De part et d’autre de cette grande place rectangulaire serpentent les rues qui traversent le reste du centre historique. Terrasses de cafés et étals de marché s’y côtoient pêle-mêle.

Autour de la place, des rues étroites se déploient de part et d’autre, coincées entre des rangs de vieux immeubles datés. Les voitures, autorisées presque partout à Toulouse, s’insinuent difficilement dans ces vieilles rues où se massent de nombreux piétons.

Notre avis

Globalement, Toulouse est une jolie ville, faite de vieux bâtiments dotés du charme de l’ancien et de ruelles escarpées où il fait bon se perdre. La place du Capitole, plus spacieuse, a l’avantage d’offrir un vaste espace piéton, bien qu’encadré de routes. Les Monstres ont aimé partir à la recherche des trésors de la ville au hasard des rues mais ont regretté de ne pas trouver davantage d’aires de jeux, pour la plupart regroupées en bord de Garonne. Si Toulouse est une ville agréable, son vrai point faible réside dans sa circulation ; beaucoup de véhicules y circulent, peu de rues sont piétonnes et la plupart ont des trottoirs presque inexistants.

Journée au plateau de Beille

Vue sur la station de Beille

Aller à Toulouse pour profiter de la neige : une contradiction pour beaucoup, une évidence pour nous. Les incongruités, ça nous parle toujours.

Arrivés à Toulouse au terme de plusieurs heures de route, nous ne résistons pas à une envie qui nous trotte dans la tête depuis plusieurs semaines : retourner dans les Pyrénées en hiver. Notre coup de cœur estival se poursuivra-t-il avec l’arrivée de la neige ? Peu habitués à la montagne en hiver, nous profitons de notre séjour pour profiter de l’expérience de Tatie Saki en la matière. Les Monstres, eux, piaffent d’impatience.

Bon, nous trichons un peu : en vrai, la neige n’est pas à Toulouse. Le plateau de Beille se situe bien à 2h de route de la ville. Nous partons de bon matin, armés de nos tenues adaptées fraîchement chinées (la veille de notre départ, en fait, en bons rois de l’impro qui se respectent). Au pied des montagnes, de grands champs de verdure sous un soleil éclatant nous font redouter l’absence de neige. Celle-ci n’apparaît qu’à plus de 1000m d’altitude, au grand soulagement de nous-mêmes des Monstres. Nous nous garons, mangeons nos sandwichs sur les tables de pique-nique en extérieur, entourés des sommets enneigées, puis réservons nos pass et nos luges, récupérons les luges et rejoignons sur les pistes. Nous y restons jusqu’à l’heure de fermeture de la station.

Notre avis

Une journée à faire et refaire sans restriction ! Il est difficile de donner un avis objectif sur le plateau de Beille puisque nous n’avons aucun point de comparaison, en-dehors d’un voyage scolaire que j’ai effectué à l’âge de 10 ans et durant lequel je n’ai de toute façon pas fait de luge. Toutefois, nous avons aimé cette station à taille humaine, peu étendue, offrant un panorama magnifique sur les sommets pyrénéens, et clairement faite pour les moments familiaux. Le gros avantage de cette petite station avec trois pistes de luge est sans conteste le fait que nous avons pu laisser les enfants descendre et remonter seuls par le tunnel. Poulette, encore petite, était fière de parader avec son frère aîné pour seule escorte, délestée de ses parents.

Les restos

Comme nous passons ces quelques jours en famille, nous ne partons pas à la chasse aux bons restaurants, comme à notre habitude. Ce qui ne nous empêche pas d’en découvrir un ou deux malgré tout.

La Fiancée

Je suis seule avec trois Monstres affamés, déconfits suite à l’échec de notre opération “chasse aux aires de jeux en plein cœur de Toulouse”. Les gémissements et autres plaintes commencent à se multiplier. Je repère la Fiancée au milieu des autres cafés et restaurants ; mon regard s’accroche à la pancarte “Gault & Millaut 2021”. Même sans elle, je l’aurais choisi, puisque les petits salons de thé ont tendance à remporter mon approbation. Spécialité annoncée : pancakes. Loulou est rallié à ma cause. Doudou et Poulette se laissent convaincre par la promesse d’un cookie fait maison. Nous entrons : plus de pancakes. Loulou se sent floué. Il opte pour un cookie lui aussi. Au menu : trois cookies vegan, une part de carrot cake, un thé et des chocolats chaud.

  • Informations : La Fiancée, 54 rue Peyrolières.

Notre avis

Plutôt positif. Les Monstres se sont délectés des chocolats chauds mais ont abdiqué sur les (énormes) cookies, estimant que “ceux de Maman sont meilleurs” (une reconversion en pâtissière de salon de thé est désormais presque envisagée…). Le carrot cake était excellent et le thé parfait. Le prix est sans doute un peu élevé pour si peu, mais je sais bien que les produits de qualité ne sont pas donnés non plus. Avis positif, donc, mais pas pour les petits budgets.

Thai Thai Sushi

Cocktail du Thai Thai Sushi

D’ordinaire, les mélanges de cuisine, ce n’est pas notre truc. Il est bien rare qu’un restaurant mixte offre une cuisine de qualité, et l’on y voit plutôt le signe d’une cuisine rapide et peu travaillée.

Dernier soir à Toulouse, décision d’un restaurant prise, choix à faire : Tatie Saki et Tonton Kapla proposent de nous faire découvrir la cuisine vietnamienne ou la cuisine thaïlandaise, eux qui ont passé plusieurs mois en road-trip en Asie. Ravis de profiter de leurs conseils, nous optons pour la cuisine thaïlandaise et nous nous laissons emmener au Thai Thai Sushi. Des sushis au pad-thaï en passant par le poulet-curry, le choix est vaste et fait saliver la tablée toute entière.

  • Informations : 15 rue de la République.

Notre avis

Une belle surprise malgré nos a priori de départ. Le service était sympathique et efficace, le cadre chaleureux, le restaurant de taille familiale et la cuisine excellente. La carte variée nous a permis de choisir divers plats que nous avons pu partager et ainsi de voyager d’un pays à l’autre. Les plats étaient copieux sans être bourratifs. Un bel endroit où aller sans hésiter.

Péripéties dans les transports – poisse, vous avez dit poisse ?

Que serait un voyage sans une petite anecdote de malchance à raconter ? Un voyage normal pour les autres ; une grande première pour nous.

La grande première, ce sera une prochaine fois… peut-être.

Tonton Kapla et Tatie Saki ne sont pas originaires de Toulouse. Ils y ont vécu plusieurs années avant d’en partir pour vivre quelques aventures mondiales, puis y sont revenus il y a environ quatre ans. Lorsque nous sommes entrés dans le tram, Tonton Kapla nous explique qu’il n’a jamais été contrôlé depuis qu’il vit à Toulouse. Mais ça, c’était avant.

Nous ne sommes pas du genre à frauder. Nous avons bien trop conscience de notre malchance pour ça. Lorsque nous sortons du Museum d’Histoire Naturelle, nous décidons de faire plaisir aux Monstres, surtout à Doudou, en prenant les transports en commun. Nous optons pour un ticket familial, qui inclut Tonton Kapla, pour enchaîner le tramway et le métro. Une discussion s’engage sur Poulette : doit-on oblitérer pour elle ou est-elle trop petite ? Je pense qu’il faut oblitérer, Jipé et Tonton Kapla ont un doute. Aucune information ne vient nous aider. J’entre dans le tram avec les Monstres et les laisse à leurs discussions.

Arrivés à quai, nous nous rendons à la station de métro et passons le portique tour à tour. Problème : Jipé, le dernier à passer, est coincé au portique, le ticket affichant une erreur. Il s’avère que Poulette est passée seule, mobilisant un voyage, alors que les hommes ont estimé qu’il ne fallait pas oblitérer le ticket pour elle dans le tram. Erreur fatale. Jipé explique le problème aux agents sur place, il est autorisé à passer sur la côté, nous entrons dans le métro. Fin de l’histoire.

Enfin presque.

Tonton Kapla en profite pour expliquer qu’il n’a jamais été contrôlé depuis son arrivée à Toulouse. Vous devinez la suite ? Nous descendons à notre arrêt et nous dirigeons aux portiques de sortie. Là, bien sûr, une ligne entière de contrôleurs nous attend. Jipé et Tonton Kapla sont embêtés. Je ris jaune.

Heureusement, et comme souvent dans nos moments de poisse, l’histoire se finit bien. Dès notre arrivée aux portiques, j’explique la situation au premier contrôleur. Il est embêté et ne sait pas quoi faire. Il se tourne vers sa collègue. Je lui réexplique, ils se concertent, plein de gens arrivent derrière nous. Elle finit par dire “C’est bon, laisse-les passer”.

Morale de l’histoire : selon les Monstres, pour rendre un voyage en transports en commun encore plus palpitants, c’est mieux de croiser des contrôleurs.

Conseils en vrac

  • Si vous souhaitez aller à Toulouse avec des enfants en bas âge, essayez dans la mesure du possible de louer un hôtel ou un appartement près de la Garonne. C’est là que vous trouverez le plus d’aires de jeux.
  • Si vous avez une poussette, gardez à l’esprit que le centre historique n’est pas spécialement adapté pour ce type de transports. Routes non-piétonnes, peu ou pas de trottoirs.
  • Si vous comptez prendre les transports en commun, renseignez-vous sur les prix, tickets et bons plans en amont. Sur place, les panneaux d’informations ne sont pas forcément exhaustifs.
  • Si vous comptez traverser Toulouse, et principalement son centre historique, en voiture, souvenez-vous que les rues sont étroites et qu’il ne sera pas facile d’y manœuvrer, surtout avec une grosse voiture.

Conclusion

Clap de fin sur une semaine particulièrement riche en découvertes et en moments apaisants. Nous avons découvert une Toulouse sympathique et bonne vivante, enjolivée par la proximité de la Garonne. Malgré une expansion un peu boiteuse et des infrastructures parfois peu adaptées à la population qui s’y masse chaque jour, Toulouse est une belle ville chaleureuse et familiale, qui mérite sans conteste le détour.

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