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Escapade aux Cascades du Hérisson, Jura, juin 2021

J’ai souvent des idées sorties de nulle part. Jipé a l’habitude, il me laisse en général m’emballer, tergiverser puis changer d’avis toute seule. Mais là, suite aux semaines de confinement, d’enfermement, et de mauvais temps, l’envie de souffler était vitale. J’ai donc regardé Airbnb et réservé un logement pour… le lendemain soir. Départ un mardi après le travail, pour une journée aux Cascades le mercredi.

Le logement

Le tipi et ses appentis

En semaine, il n’est pas trop difficile de trouver un logement, même avec un délai aussi court. Mais là, au milieu de tous les logements et maisons réservables, je craque pour… un tipi. Un logement insolite. J’adore !

Les tipis, nous connaissons, Jipé et moi, pour en avoir testé il y a quelques années. A l’époque, nous avions estimé que c’était très bien pour un couple, mais peu pratique pour une famille. Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, pas vrai ?

Nous arrivons un peu tard mais Doïna se rend tout de suite disponible pour nous faire visiter la location. Le tipi est seul dans le pré où il est implanté. Douze personnes peuvent y tenir. A ses côtés ont été construits un salon couvert, une chambre “au cas où, s’il fait trop humide”, une cuisine abritée entièrement équipée, un bar d’été, une grande table extérieure, un abri pour le bois, un emplacement pour feu de camp, un cabinet de toilettes sèches, une douche extérieure et un lavabo, dont l’eau est chauffée par des panneaux solaires (enfin, quand on écoute bien les explications de Doïna… moi, je me suis donc douchée à l’eau froide). Un hamac a également été tendu entre deux arbres.

Notre avis

Cet endroit est un vrai paradis. Les Monstres ont adoré. Loulou, pas peu fier, a servi l’apéro au bar, Poulette s’est prélassée dans le hamac et Doudou s’est émerveillé du feu de camp, le soir, après le coucher du soleil. Aucun bruit environnant, aucune pollution lumineuse. Nous tenions tous largement dans le tipi (un lit bébé n’aurait pas de mal à tenir non plus) et avons passé une soirée de rêve. Un logement que nous vous recommandons tous les cinq sans hésitation !
La vue depuis le tipi

La randonnée au départ de la Maison des Cascades

La randonnée depuis la Maison des Cascades

La campagne, c’est super. Mais qui a osé dire que c’était calme ?

De bon matin, nous avons été réveillés par le tracteur qui faisait les foins dans le champ juste à côté. Adieu la grasse matinée, les Monstres se sont délectés du spectacle en mangeant leurs céréales au milieu du foin en lévitation. Après quoi, départ pour les cascades. Comme la première fois, nous nous garons sur le parking de la Maison des Cascades, par-delà le lac de Chambly et le lac de Val, payant à cette période, puis commençons la marche.

  • L’Eventail

C’est la première que l’on rencontre en partant de la Maison des Cascades, et l’une des plus impressionnantes. Et sans verglas… quel bonheur…. Nous y arrivons très vite et très facilement. Elle est haute, puissante, et s’admire d’en bas comme d’en haut.

L’Eventail, depuis son sommet
  • Le Grand Saut

Pour arriver à cette seconde cascade, il nous faut grimper un peu plus, traverser le cours du Hérisson et nous hisser jusqu’au belvédère prévu pour profiter de sa vue ; en effet, le Grand Saut n’est visible que de loin, contrairement à l’Eventail, puisqu’il est niché au cœur de la roche qui l’entoure comme un cirque. Mais… la chance et nous, ça fait deux. Le belvédère est condamné en raison de chutes de pierres éventuelles dues à une intervention pour travaux quelques mètres au-dessus lui. La bonne blague. Aujourd’hui, nous ne voyons donc la cascade que d’en haut.

C’est entre les deux cascades que nous nous arrêtons manger, les Monstres hurlant famine au milieu du bois tels des loups affamés (j’exagère à peine).

  • Le Gour Bleu

La cascade suivante arrive assez rapidement après l’Eventail. Nous marchons au rythme des Monstres, qui s’émerveillent évidemment de tout ce qu’ils voient (j’ai beau trouver la nature fascinante, j’ai du mal à voir l’intérêt d’un tas de petits cailloux plats… je dois manquer de poésie). Autant dire que nous sommes plutôt lents.

Le Gour Bleu nous met des étoiles pleins les yeux. La cascade est moins haute que les autres, mais alimente un plan d’eau aux couleurs superbes. Délestés de nos chaussures de randonnée, nous y plongeons pieds et mollets sans tarder. Vous le savez, nous anticipons peu, voire pas, nos excursions. Et comme toujours, nous nous en mordons les doigts. Note pour la prochaine excursion aux Cascades du Hérisson : s’il fait beau, prendre une ou deux serviettes de bain et les maillots de bain. Ca évitera les lamentations des Monstres à la vue des gens qui se baignent allègrement près de la cascade.

Vue panoramique sur le Gour Bleu
  • Le Château Garnier

A ce stade, nous avons déjà bien grimpé, mais Loulou, Doudou et Poulette tiennent toujours le coup. Nous avançons protégés par les arbres et atteignons sans trop de mal la cascade suivante. Après celles que nous avons déjà vues, celle-ci nous impressionne peu, bien qu’elle soit mignonne, donc nous ne nous y arrêtons que rapidement, pour boire un peu d’eau.

Le Château Garnier
  • Le Saut de la Forge

Cette nouvelle cascade est assez proche géographiquement des deux dernières, mais le chemin, toujours montant, commence à nous fatiguer. Le répit offert est salutaire. Plus haute que le Gour Bleu auquel elle ressemble, la cascade du Saut de la Forge alimente également un bassin naturel dans lequel d’autres marcheurs en profitent pour se baigner (deuxième moment de déprime et deuxième salve de lamentations infantiles, cf le Saut de la Forge). Les baigneurs y sont d’ailleurs plus nombreux, ce qui s’explique sans doute par sa situation géographique (le Saut de la Forge est plus près des parkings que le Gour Bleu, situé au beau milieu de la randonnée). Nous passons rapidement, afin d’abréger nos souffrances quant aux plaintes éhontées regrettant l’impossibilité pratique de se baigner.

Vue panoramique sur le Saut de la Forge
  • Le Moulin Jeunet

A peine plus loin, nous atteignons le Moulin Jeunet. La cascade n’est pas des plus impressionnantes, mais a le mérite d’avoir une histoire, liée à ce fameux moulin qui n’est plus, mais dont il reste quelques vestiges. Elle plaît aussi aux Monstres car il est possible d’approcher près du saut de la cascade en marchant dans l’eau ou sur le bord.

A ce stade, l’abdication est proche. Doudou et Poulette commencent à pleurnicher et à rechigner. La dernière cascade, le Saut Girard, est annoncé à 45 minutes. La fatigue et les couinements viennent à bout de notre motivation et nous décident à faire demi-tour. Loulou proteste et boude. Nous hésitons mais choisissons la sagesse. Grand bien nous en a pris puisqu’il a fallu porter Poulette à tour de rôle sur une partie du chemin (écoutez toujours votre instinct de survie parental).

La cascade du Moulin Jeunet et ses ruines.
  • Le Saut Girard

Evidemment, nous ne l’avons pas vu, puisque nous avons fait demi-tour. Mais je voulais quand même l’ajouter à la liste. Ca tranquillise mon côté maniaque.

Nous l’avions toutefois vu lors de notre première venue aux Cascades, donc c’est une demi-triche seulement.

Notre avis sur la randonnée

Dès notre première venue, nous sommes tous les cinq tombés amoureux des Cascades du Hérisson et nous nous sommes promis d’y aller aux quatre saisons pour en redécouvrir la beauté. Sans surprise, la randonnée en début d’été nous a autant éblouis qu’en hiver.
Globalement, la randonnée des cascades est un peu sportive, puisqu’il faut pas mal grimper en partant de la Maison des Cascades, et nécessite d’être équipés correctement, mais reste une marche familiale accessible aux enfants. Sans être de grands randonneurs, elle est également faisable, puisque les panneaux et indications se multiplient. Un incontournable du Jura au statut amplement mérité !

Conclusion

Cette escapade en pleine semaine a été une idée lumineuse, puisque nous avons rencontré peu de monde, et nous a offert la bulle d’air dont nous avions tous besoin. Les sept cascades sont définitivement une étape à faire dans le Jura, et nous y reviendrons sans aucun doute, à d’autres moments de l’année… et armés de maillots et serviettes de bain !

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