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Moral en Besse ? Viens puy-ser de l’énergie en Auvergne… cantal temps, bien sûr ! – Avril 2022

Ne serait-ce que pour les jeux de mots douteux qu’elle occasionne, tout le monde devrait un jour passer par l’Auvergne.

A nouvelles vacances scolaires, nouvelles escapades. La période mars-avril m’a donné des envies de repos et de soleil. J’ai rêvé de Corse et de belles plages, ce qui a déclenché la nostalgie de Jipé pour l’île de Beauté. Poulette a réclamé la mer. Doulou et Loulou rêvaient de vacances tranquilles. C’est donc tout naturellement que toute la famille sauf moi a jeté son dévolu… sur l’Auvergne. J’ai bien essayé de rallier Poulette et ses envies de mer à ma cause, mais elle m’a dit d’un ton très sérieux “Oui, il y a la mer en Corse, mais le problème c’est qu’il y a de l’eau partout autour”. Imparable.

Le logement

Airbnb près de Besse-et-Saint-Anastaise

Dois-je préciser que la réservation se fait dans les quelques jours qui précèdent notre départ ?

Là, il faut dire que tous les éléments sont réunis pour ne pas hâter nos recherches : changement de destination dans les trois semaines qui précèdent les vacances ; traversée des cinq étapes du deuil de ma part pour renoncer définitivement à la Corse (j’exagère à peine) ; puis, l’acceptation passée, la surcharge de travail, d’activités et de fatigue jusqu’aux premiers jours de vacances ; tendance à la procrastination pour Jipé ; et enfin, la certitude tout à fait clichée que nous n’aurons aucun mal à trouver un logement en Auvergne, car qui voudrait aller dans la grisaille et le froid pour les vacances de printemps ? Cliché… mais n’empêche, nous avons trouvé facilement un logement quelques jours seulement avant notre départ… Quant à la grisaille et au froid… bref…!

Sans grande surprise, la trouvaille se fait sur Airbnb.

Le logement trouvé ne mérite pas, malgré tout, mon cynisme. Il est rattaché à la ville de Besse-et-Saint-Anastaise, dont il est toutefois séparé par plusieurs kilomètres et un bois. Il fait partie d’une maison divisée en plusieurs appartements, et où vivent également les propriétaires avec leur pitchoune de 3 ans. Un très grand terrain y est accolé, occupé par des arbres, un cours d’eau en contrebas des arbres, un poulailler, un trampoline, un hamac, une balançoire, une cage de foot et plusieurs tables de pique-nique. L’appartement que nous avons choisi se situe à l’étage, est divisé en deux chambres, dont une avec salle d’eau, et bénéficie d’une vue large sur le terrain extérieur.

Notre avis

En toute franchise, nos vacances auraient été moitié moins agréables si nous n’avions pas eu un tel logement. L’appartement est spacieux, fonctionnel, cosy et très bien entretenu. La veille de notre départ, il a tellement plu que nous avons à peine mis les pieds dehors. Malgré cela, nous avons passé une journée reposante sans que l’exiguïté des lieux n’éveille de tensions. Certes, les logements ne sont pas imperméables au bruit, et nous avons régulièrement entendu les voisins de dessus, dessous et côté ; mais ça n’a fait qu’ajouter au côté familial et chaleureux du lieu. Les enfants ont été unanimes : ils ont décidé que, plus grands, ils y éliraient domicile. L’extérieur, avec les jeux à disposition, a particulièrement fait fureur, il faut dire… Lucie nous a accueillis avec gentillesse et s’est montrée disponible et arrangeante pour tout. Un endroit calme, reposant, isolé au milieu de la beauté auvergnate, que nous recommandons sans hésiter !

Les randonnées

Renoncer à la Corse, c’est s’offrir la perspective de belles randonnées dans la chaîne des Puy. Ragaillardis par l’idée, enthousiasmés par la beauté des lieux, assoiffés de belles balades dans des paysages démesurés, nous partons en ayant une vague idée des découvertes à faire, mais la certitude de quelques randonnées déjà repérées.

Voilà pour les intentions de départ.

Dans la pratique, nous choisissons une première randonnée assez facile, au départ de Besse, dès le lendemain de notre arrivée. Tellement facile qu’au bout d’une demi-heure, chacun pouffe, geint, gémit, se tort de lassitude et de fatigue, encouragé par l’humidité et le temps maussade. Il faut se rendre à l’évidence : la semaine de randonnée, ce ne sera pas pour cette fois !

Les cascades de Chilozat

La Couze Pavin
  • Niveau annoncé : facile VS Niveau ressenti : moyennement facile, mais ressenti probablement dû à la fatigue générale préexistante.
  • Temps estimé : 1h45 VS Temps réel : 2h (pause goûter incluse)
  • Dénivelé annoncé : peu élevé et facile VS Dénivelé ressenti : facile mais fatigant

Note pour nos futurs nous-mêmes : ne pas se fier aveuglément aux dépliants et autres plans trouvés dans les logements loués.

Cette première randonnée est pourtant prometteuse : départ et arrivée à Besse, peu de difficulté, dénivelé peu impressionnant, et passage le long d’une petite rivière, la Couze Pavin, afin d’admirer ses cascades. Plusieurs cascades pour une petite randonnée de 2h assez facile, une première randonnée de rêve.

C’était trop beau pour être vrai.

Suivant les indications d’un papier imprimé laissé dans l’appartement, nous démarrons de Besse, près d’un hangar à proximité du camping. Le lieu n’est pas des plus idylliques, tout comme la météo du jour d’ailleurs, mais qu’importe : la beauté d’une cascade, ça se mérite ! Une fois passé le camping, nous descendons vers le stade municipal, avant de rencontrer la route. Là, déjà, ça se corse (l’art de retourner le couteau dans la plaie…) : grosse départementale limitée à 80km/h ou 90km/h, faite de virages montagnards… qu’il faut traverser. A cinq. A pied. Avec trois enfants. Je crois n’avoir jamais autant écarquillé les yeux de ma vie. Je songe sérieusement à rebrousser chemin. Jipé, tout sourire, est plus confiant. “T’inquiète pas, c’est un chemin de rando, les voitures font attention. Et il y en a peu.”

Dzzzzzzzzzzzzzzzzioum, dzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzioum.

Je vous laisse imaginer ma tête.

Une fois de l’autre côté, j’ose penser que les choses s’arrangeront, d’autant que nous avons survécu. Mon nez me rappelle à la réalité. Il nous faut maintenant longer la déchetterie, puis se faufiler entre elle et le grand bassin d’épuration. Je commence à douter vraiment des capacités de repérage de Jipé. Et pourtant, un petit panneau ridicule nous informe que nous sommes sur le bon chemin. Ô joie.

A partir de là, la randonnée s’améliore : arrivée près de la Couze Pavin, des arbres, des roches, des cascades (que j’aurais tendance à qualifier de “cascadounettes”…), quelques ponts, puis traversée de la Couze Pavin, remontée par l’autre versant avec une vue imprenable sur la départementale, rencontre avec les machines qui coupent le bois sur notre chemin, passage par un village dans les hauteurs, retour à Besse en traversant à nouveau la départementale pour retourner à la voiture.

  • Informations : randonnée disponible sur le site Visorando https://www.visorando.com/randonnee-les-cascades-de-chiloza/

Notre avis

Traverser une départementale ? Longer une déchetterie ? Se faufiler entre elle et la station dépuration ? Grimper pour avoir une meilleure visibilité sur la route ? Seriously ?
Indépendamment de notre fatigue, nous avons été un peu déçus par cette première randonnée. Le circuit présentait trop d’incommodités incompatibles avec nos envies de tranquillité et de nature (et de sécurité, mais là, c’est mon côté maman-poule qui parle). L’arrivée aux cascades a été décevante, surtout après le passage par la déchetterie, la route et la station d’épuration. Les cascades se succèdent, certes, mais nous attendions davantage de grandeur que cette succession de petites chutes d’eau. Le passage le long de la Couze Pavin ainsi que la traversée du village dans les hauteurs étaient les seuls points positifs de cette promenade, que nous ne recommanderions qu’en dernier recours.

La cascade de Vaucoux

La cascade de Vaucoux
  • Niveau annoncé : facile VS Niveau ressenti : très facile
  • Temps estimé : 1h VS Temps réel : 1h15, en comptant le temps d’admiration du lieu.
  • Dénivelé annoncé : facile VS Dénivelé ressenti : très facile

“Bon, on tente cette cascade. Comme ça, on saura si elle vaucoux”.

Si vous avez compris (et ri à) la blague, c’est sans doute que, comme Jipé, vous avez un humour douteux.

Cette cascade n’était répertoriée nulle part dans nos recherches. En fait, elle ne se serait pas trouvée à 300m de la maison où nous logeons, elle nous serait restée parfaitement étrangère.

Un matin un peu plus épargné par la pluie que les autres, nous décidons d’entamer la promenade qui mène à la cascade. Nous prenons peu de risque : quelques places vaguement associées à un parking délimitent le départ de la marche, dont l’objectif est visible en partie depuis la route. Nous savons donc déjà que nous aurons peu de marche à faire, seulement du dénivelé.

Si le départ se fait depuis le bord de la route qui serpente par le bois entre Besse-et-Saint-Anastaise et Compains, le chemin s’en éloigne très vite en descendant de manière franche vers le cours d’eau. Quelques ponts de bois plus loin, la cascade se dessine au milieu de la roche et d’une végétation luxuriante sans requérir d’efforts particuliers pour la rejoindre. L’eau, les rochers, la verdure, le pont de bois, et une chute d’eau de plusieurs mètres de haut : tous les indispensables sont là. Le retour se fait aussi rapidement que l’aller, malgré le fort dénivelé.

  • Informations : la cascade de Vaucoux, route de Compains, départ délimité par un panneau routier.

Notre avis

Une très belle découverte ! Même après les cascades du Hérisson ou les cascades pyrénéennes, notamment celle d’Ars, nous avons été éblouis. Pour l’avoir entraperçue depuis la route, nous avions peu de doutes sur sa magnificence. Mais nous n’avions pas anticipé la beauté du lieu. Autour de la chute vertigineuse, du vert, de l’émeraude, du verdoyant. Une végétation luxuriante qui avait des airs de carte postale thaïlandaise (ou tout au moins de l’idée que l’on en a). En plus d’être très belle et parfaitement isolée du monde, la cascade de Vaucoux a le mérite d’être très facile d’accès, puisqu’elle se situe à moins d’une demi-heure de marche des quelques places en bord de route (places qui ne paient pas du mine, cela dit). Avec nos enfants (et nos mollets) fatigués, cette petite escapade s’est avérée parfaite. Une découverte qui “vaucoux” !

Le château de Murol

Dans la cour du château de Murol

Suite à la première randonnée décevante, nous avons l’après-midi à occuper. Nous avons aussi la pression de devoir redorer le blason de l’Auvergne, moins à nos yeux qu’à ceux des trois Monstres. Des cousins auvergnats, croisés lors d’un grand repas de famille quelques jours avant nos vacances, nous ont vendu le château de Murol à l’aide d’un argument imparable : le château a servi de décor à Kaamelott, premier volet. Imaginer sur place Léodagan avec son chapeau de paille à cultiver son potager : il n’en fallait pas plus pour nous convaincre !

Le temps est toujours maussade, mais qu’importe, nous prenons la route de Murol. Le château se dessine vite dans les hauteurs. C’est un beau château médiéval, imposant, impressionnant par le fait qu’il ait été construit très haut au-dessus de Murol. Pour l’atteindre, il faut monter en voiture jusqu’au parking, puis terminer l’ascension à pied. Un beau point de vue, ça se mérite !

En-dehors de son apparition dans Kaamelott, le château présente de réels atouts. La vue y est splendide, surtout depuis les tours. Les activités proposées sont diverses mais pas envahissantes. Nous suivons la visite guidée avec enthousiasme : l’interprète de Guillaume de Murol, vêtu en conséquence, nous escorte du portail jusqu’à la première porte du château, en nous racontant l’histoire de la construction du château et la logique de son architecture. La visite ne prend qu’une demi-heure : l’intérieur du château nous est sobrement évoqué mais se visite en autonomie. Des ateliers sont organisés autour du château ; depuis les remparts, nous apercevons l’atelier “lancer à l’arbalète”. Sur le côté, une aire de spectacle a été aménagée et un spectacle équestre y est présenté. Deux chevaliers s’affrontent lors de joutes amicales pour gagner le cœur de leur belle, choisie au préalable dans le public. Le spectacle plaît tellement aux Monstres que nous y assistons une deuxième fois avant notre départ ! Pour parfaire cette journée, le château a organisé un jeu de piste : des mots, formant une phrase, doivent être trouvés dans le château, selon une carte distribuée à l’entrée. Une fois la mission remplie, l’annonce de la phrase à la boutique du château donne droit à une rétribution, sous la forme d’un œuf au chocolat. De quoi satisfaire nos Monstres affamés !

  • Informations : Château de Murol, à Murol, http://murolchateau.com/ entrées 26€20 (deux enfants gratuits ; un ado et deux adultes comptés).

Notre avis

Que vous soyez fans ou non de Kaamelott, ce château est à faire ! Le point de vue est y magistral, les activités proposées intéressantes et divertissantes, et le château particulièrement bien conservé. Les Monstres ont tellement aimé ce château qu’ils l’ont plébiscité comme étant leur activité favorite des vacances, à égalité avec Vulcania, et ont réclamé tous les jours à y retourner. Mention spéciale pour le jeu de pistes, qui a eu du succès auprès de tous les enfants sur place et était vraiment bien pensé (avec des coffres à ouvrir, des panneaux à tirer…), ainsi que pour le spectacle des chevaliers, à la fois impressionnant techniquement et drôle, avec ses jeux de mots douteux qui ont eu beaucoup d’effet sur Jipé.

Le lac Pavin

Le Lac Pavin

“Tiens, sur le panneau, il est écrit Lac Pavin. On y va ?”

Voilà comment se décide la découverte d’un lieu chez nous.

Afin de donner à nos idées un semblant d’organisation et de préparation, nous effectuons quelques recherches rapides, qui éveillent tout de suite notre curiosité. Situé dans les hauteurs, le lac est niché au cœur du cratère d’un volcan. Sa forme parfaitement circulaire et sa couleur émeraude en ont fait depuis longtemps le cœur de divers mythes et légendes. Sa naissance, due à la rencontre entre une coulée de lave et une nappe phréatique, en fait toutefois un lac dangereux, dans lequel il est interdit de se baigner.

Ca tombe bien : vu les températures, ce n’est pas au programme.

Depuis la voiture, le lac se dissimule longuement à notre vue. Une fois garés près de la brasserie en bord de plage (on ne peut pas se baigner, mais on peut bronzer !), nous admirons la beauté de l’eau cernée d’arbres. Le tour du lac se fait facilement et ne prend pas plus d’une heure. Aucun des Monstres n’a gémi durant le tour, ce qui donne un aperçu très fiable de sa facilité. A notre retour, il commence à pleuvoir ; nous trouvons refuge dans la brasserie, avec une vue agréable sur le lac.

  • Informations : lac Pavin, suivre la D978 depuis Besse.

Notre avis

Une belle étape à prévoir. Le lac est facile d’accès et s’admire avec ou sans effort. La présence de la végétation autour contribue à donner ses couleurs à l’eau. Le tour du lac est facilement fait avec des enfants, même si le parcours grimpe un peu par endroit. Même si vous avez envie d’un moment tranquille et sans effort, prenez le temps et le courage de suivre le chemin qui borde le lac : les points de vue offerts sont nombreux, différents, et valent vraiment le coup ! Un moment de douceur validé par toute la famille.

Le Puy de Dôme

Vue depuis le Puy de Dôme

L’ascension du Puy de Dôme fait partie des évidences de notre voyage. Si le département porte son nom, ça ne peut pas être pour rien. La vue avait par ailleurs été vantée par nombre de nos connaissances. L’excursion était donc incontournable.

Certes, à l’origine, nous l’avions prévu sous forme de rando. Mais la première rando fait à Besse nous en a vite dissuadés. Et puis, Doudou est un grand fan de train : l’excuse ultime pour monter au sommet en navette, et non à pied.

Le train du Puy de Dôme, appelé Panoramique des Dômes, part à heures fixes. Nous le savons et avons anticipé de sorte à arriver au bon moment. Résultat : nous arrivons quand il part. Logique.

Nous prenons le temps d’acheter les billets, de passer par la boutique de la station / gare (quel nom exact peut avoir ce bâtiment ? Hangar de stockage de touristes, peut-être ?), de refuser les demandes insistantes des Monstres pour avoir tel ou tel souvenir, de jouer dans le petit espace ludique aménagé là. Dix minutes avant le départ du prochain train, nous montons sur le quai. Une affiche nous informe qu’il faut porter des masques dans le train. Comme nous prenons le train tous les jours pour aller travailler, nous en sommes bien évidemment conscients. Evidemment…

Jipé se lance dans un sprint effréné en direction de la voiture pour récupérer des masques. Quand il revient, le quai est bondé, mais il nous reste de la place. Tout ça pour, une fois à l’intérieur, voir que nous sommes les seuls, ou presque, à porter les fameux masques obligatoires. Je ronge mon frein et pense à autre chose pour oublier mon énervement. Doudou se tourne vers moi, l’œil observateur “Maman, peut-être qu’il ne fallait pas de masques finalement, puisque personne n’en a.” Doudou, le roi de l’empathie.

Une quinzaine de minutes de trajet (et d’extase, pour Doudou) plus tard, nous voilà arrivés au sommet. Il y fait froid, le vent est levé et le ciel couvert. Habitués, nous avons eu la bonne idée de revêtir nos affaires de randonnée un peu chaude, ce que n’ont pas fait d’autres aventuriers, en petits pulls mi-saison. Connaissant notre manque d’anticipation, je me satisfais de notre réussite. Il n’y a pas de petite victoire.

Le chemin tracé au sommet nous permet d’avoir une vue panoramique sur le paysage. Malgré le temps, nous avons la chance d’avoir une bonne visibilité, ce qui est loin d’être gagné avec les Volcans d’Auvergne. Le parcours est simple et le paysage très beau. La vue sur Clermont-Ferrand est imprenable : depuis notre position, nous reconnaissons sans mal la cathédrale, tache noire au milieu des autres bâtiments. Nous nous arrêtons pour manger les sandwichs achetés le matin à Besse, bifurquons par les ruines du Temple de Mercure en restauration, visitons le Musée qui lui est associé, et qui est gratuit, passons par une sorte de promontoire construit près du bâtiment qui sert, entre autre, de gare, avant de redescendre par le train.

  • Informations : le Puy de Dôme, entre Orcines et Ceyssat, accessible par la D68. Informations sur les randonnées sur https://www.clermontauvergnetourisme.com/volcan-auvergne/puy-de-dome/ et sur le Panoramique des Dômes sur https://www.panoramiquedesdomes.fr/ (47€50 l’aller-retour)

Notre avis

Notre ressenti final s’avère un peu mitigé. Certes, la vue panoramique depuis le sommet vaut l’escalade. Le Puy de Dôme reste un volcan impressionnant, et les facilités d’accès le rendent intéressants pour des personnes peu sportives ou des enfants en bas âge. Mais ce sont peut-être ces facilités qui nous ont un peu déplu, en fin de compte. Le côté très structuré n’est pas ce qui nous plaît le plus. C’était plaisant de pouvoir monter en train, mais la vue depuis la navette n’est pas très intéressante. Le prix est quant à lui assez élevé. Au sommet, la présence d’un centre quasi commercial n’est pas des plus positives pour nous. Le tracé très linéaire du sommet en fait un lieu moins naturel que dominé par l’homme. L’ascension à pied serait sans doute plus plaisante, quoique l’aperçu de randonneuses depuis le train ne nous en ait pas convaincu, puisqu’elles marchaient sur la route bétonnée à proximité des rails (cette portion de la randonnée est apparemment limitée, mais c’est aussi ce qui nous a déplu sur la randonnée des cascades de Chilozat). L’excursion reste plaisante, mais ce n’est clairement pas une sortie que nous referions si nous devions retourner en Auvergne.

La grotte de la Pierre de Volvic

L’intérieur de la Grotte de la Pierre de Volvic

L’ascension du Puy de Dôme s’avère plus rapide que prévu, autant en raison du choix du Panoramique que de la météorologie. Mais comme il nous a fallu une heure en voiture pour y arriver, nous choisissons de ne pas repartir immédiatement et de trouver une autre activité à faire pour le reste de l’après-midi.

Nous prenons conseil auprès de l’Office du Tourisme, à la gare de départ du Panoramique, avec l’idée de nous rendre auprès d’une des cascades du département (mouillés pour mouillés, en fin de compte…). Mais la plus intéressante selon la guide se trouve assez loin en voiture. A défaut, nous optons pour la visite d’une grotte, celle de la Pierre de Volvic, située non loin du parking du Panoramique, et pour laquelle nous bénéficions d’une réduction grâce à notre utilisation du train des Dômes.

Depuis notre découverte de l’Aven d’Orgnac, j’avoue attendre impatiemment l’occasion d’emmener les Monstres dans une grotte. Ce choix n’est donc pas complètement anodin et est, en prime, bercé d’impatience.

La grotte de la Pierre de Volvic n’a pas le rayonnement de l’Aven d’Orgnac, ce qui est évident depuis le parking, tout à fait minuscule. Le bâtiment est toutefois propre et engageant. Les visites se font à heure fixe, ce qui ne nous surprend pas pour une visite guidée. Seul bémol : il n’y a pas de guide. Ou plutôt, pas de guide en chair et en os. La visite se découpe en plusieurs arrêts à divers endroits, où sont projetées les images de la vie de Jean Legay-Chevalier, explicitées par la voix off de l’un de ses employés. Nous sommes donc invités à nous asseoir à plusieurs endroits de la grotte, à écouter la vie de ce célèbre tailleur de pierre au rythme des images d’archives, et à regarder les quelques projections sur les murs de la grotte qui accompagnent le tout. La visite dure une heure et se termine sur une salle d’exposition d’art crééé à partir de pierres du site, puis sur la boutique.

  • Informations : 2 rue du Pont 63530 Volvic, https://grotte-pierre-volvic.fr/ (31€95 les cinq entrées)

Notre avis

Honnêtement, dès le moment où le guide de l’accueil nous a expliqué comment se passerait la visite (après le passage en caisse, bien sûr), nous avons eu un a priori négatif. Malgré cela, notre ressenti final est plus nuancé que ce que nous redoutions, et l’ensemble s’est avéré moins attrape-touriste que ce que nous en avions craint. Nous avons passé beaucoup trop de temps assis à regarder un écran et trop peu à admirer et visiter vraiment le site à notre goût. Mais l’histoire racontée était captivante, les Monstres se sont tenus tranquilles tout le long et se sont montrés, à la sortie, beaucoup plus enthousiastes que nous. La visite reste toutefois un peu chère pour ce que c’est et ne restera pas, à nos yeux, dans les indispensables d’un passage dans le Puy de Dôme.

Vulcania

Entrée de Vulcania

C’était l’attraction-phare de nos vacances. C’est en partie ce parc qui a aiguillé les Monstres vers l’Auvergne quant au choix de destination. Entre Maman et ses belles plages de Corse et Papa, ses volcans et son “En Auvergne, il y a Vulcania, un parc sur les volcans, avec des attractions et des spectacles, on pourrait y aller”, ils ont choisi Papa. Complètement déloyal.

Vulcania n’est pas un parc d’attractions à proprement parler. Il s’agit plutôt d’un parc à thème, à visée pédagogique, racontant la région, son histoire, sa nature, sa géographie de manière ludique. Quelques attractions s’y trouvent, en majorité des cinémas dynamiques d’ailleurs, et accompagnent des salles d’expériences, une serre tropicale, des spectacles avec démonstrations et explications scientifiques, et des aires de jeux pour les plus petits. Le but affiché est autant d’informer que de divertir, et les attractions sont construites dans ce sens, avec une contextualisation particulièrement soignée. Nous y allons le vendredi, seul jour de soleil (ce qui est aussi bien, puisqu’une partie du parc se trouve en extérieur) et en faisons le tour facilement dans la journée, chanceux pour une fois de croiser très peu de monde.

Attention toutefois à ne pas y aller avec des tout-petits dans l’idée de les amuser : la plupart des attractions et expériences sont inaccessibles en-dessous d’une certaine taille, et même Poulette, du haut de ses 5 ans, s’est vue refusée plusieurs accès.

  • Informations : Parc Vulcania, route de Mazayes 63230 Saint Ours les Roches, https://www.vulcania.com/

Notre avis

C’était la première fois que nous y allions avec les trois Monstres, et aucun d’entre nous n’a été déçu. Chaque partie du parc est pensé de manière à rappeler le thème et rien n’est laissé au hasard. D’une attraction à une autre, nous avons profité des multiples informations apportées par le parc, de la serre tropicale verdoyante au tunnel des nuées ardentes. Chaque Monstre a eu son coup de cœur et ses frissons. Loulou a pu faire plusieurs fois le Namazu, sorte de grand-huit axé sur les séismes, tout comme son frère Doudou malgré sa première expérience catastrophique (grosse frayeur et crise de larmes, car il a vraiment cru à un tremblement de terre), et Poulette, impressionnée par certaines attractions (l’Abyss Explorer, qui nous emmène à 2515m de profondeur, ce qui a déclenché une crise de panique et des pleurs de sa part), a demandé à les refaire et s’est entiché du Dragon Ride 2, pour la beauté des quatre dragons. Bon, lorsqu’elle a voulu le refaire, elle a été refoulée à l’entrée parce que subitement, elle ne passait plus le contrôle de taille… Mais on ne peut pas reprocher aux employés de faire le travail de sécurité correctement… même s’ils ne savent pas mesurer un enfant… Un beau parc à faire si vous passez dans le coin.

Les restaurants et spécialités auvergnates

J’ai honte de ce que je vais écrire… honte de l’avouer, honte de le reconnaître, honte de le taper et de le rendre ainsi réel… mais notre découverte du Puy de Dôme a échappé à notre curiosité culinaire. Voilà, c’est dit.

En une semaine, nous avons essayé un restaurant, un peu par défaut, une brasserie pour le goûter (et seulement parce qu’elle se trouvait là) et une spécialité du coin achetée à la boulangerie. C’est tout. Même à l’écrire, j’ai encore du mal à le croire.

Le Bessoi

Le Bessoi n’est pas notre premier choix. En cherchant un peu, nous avions jeté notre dévolu sur un autre restaurant de Besse, mais il était fermé le soir de notre sortie (#payetapoisse). Plusieurs cartes du Bessoi avaient été stockées dans le logement. C’est comme ça que nous nous sommes retrouvés à braver froid et pluie pour manger au Beffroi.

Le premier service était complet, ce qui nous a un peu rassurés. La carte offre des galettes, des spécialités auvergnates et des viandes, ainsi qu’un menu enfant. Beaucoup de choses sont affichées comme faites maison, et nous n’avons pas mis longtemps à arrêter notre choix : un Saint-Nectaire frit pour moi avec salaison du coin (dont Jipé s’est chargé), un faux-filet frites pour Jipé, une galette et une assiette de frites pour Loulou (un ado, ça ne mange pas, ça engloutit), une galette en menu enfant pour Doudou et des aiguillettes de poulet – frites pour Poulette. En dessert, des glaces et des galettes sucrées.

  • Informations : le Bessoi, 1 place Gayme 63610 Besse-et-Saint-Anastaise.

Notre avis

Assez positif. Ce n’est pas le meilleur restaurant du monde, mais l’ambiance est familiale et le service accueillant et chaleureux. Les Monstres ont passé un bon moment et nous avons bien mangé. Les produits locaux étaient de qualité et nos estomacs ont été bien remplis par les repas. Si l’ambiance est familiale, la salle est toutefois un peu étroite ; à éviter peut-être avec une poussette ou des enfants en très bas âge.

Le Lac Pavin

Seule brasserie au bord du lac, où nous avons fait une halte après notre promenade et au moment où le temps se dégradait. Nous avons pris des boissons froides ou chaudes, des gaufres, un moelleux au chocolat et une feuillantine.

  • Informations : Le Lac Pavin, rue du Pavin (bord de lac) 63610 Besse-et-Saint-Anastaise.

Notre avis

Un peu mitigé. Le service était chaleureux mais l’ambiance de la salle un peu froide. Le goûter servi nous a rempli les panses, ce qu’on en attendait après tout, mais sans effusion particulière. En tant que restaurant, c’est fort probable que nous n’y remettrions pas spécialement les pieds, sauf à s’abriter à nouveau du mauvais temps.

Le pâté aux patates

Trouvé à la boulangerie à l’entrée de Besse. Une spécialité disponible aussi avec du fromage, mais que nous n’avons pas goûté, l’estomac pourtant en partie auvergnat de Jipé étant, pour une raison qui m’échappe encore après toutes ces années, complètement réfractaire à toutes sortes de fromages.

Un pâté rustique, bourratif, mais plutôt bon.

Conseils

  • Prévoyez des activités en intérieur et en extérieur à égale proportion, surtout avec des enfants. Nous ne venions pas spécialement trouver le soleil en Auvergne, donc nous étions couverts, mais même avec les affaires prévues, le temps ne se prêtait pas toujours à des activités en extérieur.
  • Couvrez-vous. Les volcans sont des sommets. Comme en montagne, il peut vite faire froid dans les hauteurs.
  • Evaluez les distances avant de partir. Ce n’est pas parce que ça a l’air près sur Google Maps que les routes vous donneront raison. Bien au contraire. Si vous ne voulez pas faire trop de kilomètres, regardez bien avant et choisissez un emplacement stratégique.
  • Si vous faites un régime ou avez votre silhouette en ligne de mire (#jeudemotpourri), évitez l’Auvergne. Les spécialités sont toutes à base de fromage et/ou de salaison. Idem si vous êtes végétariens, ça paraît compliqué d’en profiter culinairement parlant, puisque tous les fromages, ou presque, sont des AOP/AOC, et contiennent donc de la présure.
  • Pensez à visiter une fromagerie. C’est quand même un classique !
  • Si les environs de Besse vous attirent, allez chez Lucie et Mathieu. Vraiment, vous y serez bien accueillis, au calme et vous y passerez un bon moment. Et avec des enfants, c’est le paradis !

Conclusion

Clairement, ce n’était pas les vacances du siècle, mais c’est sans doute moins en raison de l’endroit que du mauvais choix de période. Partir directement au début des vacances n’était pas la meilleure des idées, et la fatigue, combinée au mauvais temps, ne nous a pas permis d’en profiter pleinement. Sur place, beaucoup de belles choses sont proposées, mais il faut parfois les chercher vraiment pour les trouver et ainsi éviter de tomber dans les activités plus attrape-touristes conventionnelles qui, elles, savent se mettre en avant. Les paysages volcaniques valent toutefois le détour et demanderaient à être davantage explorés en période de beau temps. Excursion à faire, c’est sûr, mais dans des conditions plus propices !

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