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Marcil beaucoup ! Une semaine à Montréal en famille, chez la famille – août 2022.

ENFIN ! Après deux ans de report, nous partons pour le Canada !

Entre les va-et-vient du virus, les mises à jour incessantes des règles sanitaires et des procédures de contrôle aux frontières et la montagne de documents à compléter et de cases à remplir pour espérer ne pas être rejetés sur le sol canadien, la préparation du ce voyage nous aura donné quelques sueurs froides.

D’ordinaire (ce n’est pas un scoop), nous sommes plutôt les rois de la dernière minute. Là, pour notre premier voyage à l’étranger en famille, nous voilà métamorphosés : nous sommes soudain devenus les rois de l’anticipation. Résultat : la semaine du départ (décollage prévu un dimanche), il ne nous reste que les valises à préparer. Une grande première !

Pour cette première semaine au Canada, nous remplissons notre objectif premier, et raison principale de notre voyage : rendre visite à la famille. Direction Montréal pour la semaine complète, quelque part dans l’avenue Marcil, chez les cousin.es des Monstres et Tonton T. et Tatie M.

Le voyage

Vue sur le Groenland

Pour le premier vol en avion des Monstres, nous avons décidé de frapper fort : 7h30 d’avion, au départ de Paris, qui est à 3h30 en voiture de chez nous. On a le goût du risque.

On appréhendait un peu, autant par manque d’habitude que par anticipation des poisses éventuelles, mais nos peurs étaient vaines : la route en voiture s’est bien passée, l’enregistrement à Paris également, l’avion est parti sans raison notifiée avec un peu moins d’une heure de retard, et le voyage de 7h30 est passé très vite pour les Monstres absorbés par les tablettes à disposition. Seul bémol : la vérification des bagages pour accéder à la zone d’embarquement. Erreur de débutant : nous avions réparti les liquides dans plusieurs valises. Résultat : il a fallu toutes les ouvrir pour les retrouver. Perte de temps et d’énergie et grosse envie de s’étriper l’un et l’autre, Jipé et moi. Envie très vite dissoute lors de notre arrivée en zone d’embarquement sans encombre.

Mention spéciale à l’aéroport de Paris, dont la gestion a été d’une efficacité remarquable, d’ailleurs.

L’arrivée à Montréal s’est passée tout aussi bien, autant dans la rapidité du passage aux douanes que dans la récupération du bagage en soute. Bon, j’omets à dessein de parler de Doudou, qui s’est senti mal durant la descente de l’avion vers le sol, et qui a vomi dans une poubelle au détour d’un couloir lors de notre débarquement.

Le retour a été plus chaotique, d’autant que nous voyagions de nuit. Enfin… chaotique pour nous. Les Monstres, eux, l’ont bien vécu.

Donc pour un premier voyage, choisir une destination éloignée n’était pas une si mauvaise idée.

Le logement

Tatie M. et Tonton T. nous offrent le gîte et le couvert : cette semaine, la vie est donc simple puisque nous avons un pied-à-terre directement à notre arrivée. Située dans le quartier de la Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, la maison représente un véritable havre de tranquillité et de repos dans une rue très familiale, mais bien desservie par les transports, ce qui nous permet de nous aventurer chaque jour à la découverte de la ville de Montréal. Une opportunité en or pour nous, puisque nous avons le triple avantage d’être à proximité des transports, de bénéficier des conseils de visite de Tatie M. et Tonton T., et de passer des moments de qualité tous les neuf (oui oui, neuf !)

Les transports

Dans le métro montréalais

Pour cette semaine à Montréal, nous jonglons entre plusieurs transports disponibles dans la ville, en l’occurrence le taxi (uniquement pour le trajet depuis l’aéroport, très pratique par ailleurs), le métro et le bus. Montréal propose un support de tickets unique, appelé OPUS, utilisable dans tous les transports publics. Nous prenons donc un abonnement hebdomadaire, valable du lundi au dimanche, pour nous deux seulement puisque les transports sont gratuits pour les -12 ans. Jipé télécharge l’application Transit pour voir le trafic en temps réel, et parés de tous ces outils, nous voilà prêts à parcourir Montréal en long, en large et en travers.

Si notre choix des transports publics fait déjà le bonheur de Doudou à lui seul, il n’est rien comparé à la surprise qui l’attend dès le premier jour. Nous attendons le métro en tête de ligne. Il arrive, ralentit, Doudou salue le conducteur, qui lui répond avec un sourire. Lorsque nous descendons, Doudou se penche et salue à nouveau le conducteur… qui prend le temps d’ouvrir la cabine et de l’inviter rapidement dedans. Doudou, aux anges, ne se fait pas prier et décrète qu’il s’agit désormais du plus beau jour de sa vie.

Notre avis

Honnêtement, l’abonnement hebdomadaire vaut largement le coup. Pour $29 chacun, nous avons pu voyager en illimité sur tout le réseau de Montréal, qui couvre tout de même une grande partie de la ville. Entre les lignes de métro, très faciles à comprendre, et les nombreuses lignes de bus, il est très facile de parcourir les diverses zones de Montréal sans avoir besoin de recourir à un véhicule personnel. Sachant que le ticket unitaire est à $3,50, autant dire que l’abonnement a été vite rentabilisé. De plus, l’utilisation à Montréal est beaucoup moins stressante que ce que nous en connaissons en France : même aux heures de pointe, les gens laissent le temps aux autres de descendre, ne se précipitent pas, ne poussent pas, ne se montent pas dessus, et laissent volontiers leurs places assises aux personnages âgées, handicapées, alourdies ou aux enfants. Réseau à utiliser sans modération. A noter que la couverture de transports s’étend encore, puisque la ville a lancé les travaux pour la création du REM, Réseau Express Métropolitain.

Les événements éphémères

L’été est la saison de la renaissance à Montréal. Si l’hiver empêche tout événement extérieur, ou presque, l’été est la saison où les Montréalais se rattrapent et manifestent leur furieux goût de la fête et de la vie. Tout l’été, des manifestations, concerts, festivals, expositions, spectacles en tout genre ont lieu, et pas une semaine ne se passe sans qu’un événement ne soit mis en place. Difficile de passer outre lorsque l’on y passe une semaine complète !

  • L’exposition Barbie Haute Couture

Premier jour à Montréal. Objectif : grimper au sommet du Mont Royal afin de bénéficier de la vue depuis le belvédère Kondiaronk. Il est donc tout à fait naturel qu’à la sortie du métro, nous nous retrouvions à l’un des étages inférieurs d’un gratte-ciel afin de profiter d’une exposition temporaire.

Comme le hasard guide souvent nos pas dans nos découvertes citadines, nous nous laissons facilement emmener lorsqu’il se présente. Une fois sortis du métro, station Peel, nous partons en quête du mont Royal, lorsque notre œil accroche une imposante pancarte sur l’un des gratte-ciel alentours. “Exposition Barbie Haute Couture”. Des barbies et des belles tenues. Notre curiosité est piquée.

Une galerie complète s’offre alors à nous, blanche, immaculée, lardée de part et d’autre de longues étagères couvertes de poupées. Beaucoup de barbies fidèles à l’original, vêtues de robes de grand couturier ; quelques barbies à l’effigie de stars diverses et autres personnages célèbres. Au centre, autour de la fontaine, des scènes reconstituées, tel un défilé haute couture sur tapis roulant. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y en a pour tous les goûts.

Notre avis

Contre toute attente, nous y avons passé un beau moment. Contre toute attente, parce que les barbies ne plaisent qu’à Poulette, et encore, et la haute couture, chez nous, ne parle à personne. Les deux combinés ont pourtant réussi le pari de nous plaire et de nous impressionner, tant certaines poupées étaient ressemblantes à leur modèle original, et tant certaines tenues étaient époustouflantes. Une petite exposition gratuite sympathique à faire sans hésitation.
  • Le concert de l’OSM (Orchestre Symphonique de Montréal) au parc Angrignon

Je me répète, mais l’été, c’est vraiment la saison de la renaissance à Montréal. Spectacles, animations, festivals, concerts s’enchaînent à un rythme effréné de semaine en semaine. Et beaucoup de ces animations de plein air sont donc gratuites.

C’est donc sans surprise que nous nous rendons un vendredi soir au parc Angrignon afin d’assister à un concert de l’Orchestre Symphonique de Montréal. Le thème, “Contes et légendes”, est alléchant. Nous préparons de quoi pique-niquer et nous rendons sur place en métro. Le parc est vaste, mais la scène abritée est massive. En dépit de l’exposition extérieure, l’acoustique est excellente et le concert ne dure pas trop longtemps, même avec des enfants en bas âge. Beaucoup de gens sont venus se masser sur la pelouse, armés de leurs repas, afin de profiter du moment. Malgré la foule, nous avons assez d’espace, les gens ne se montent pas dessus, ne se poussent pas, ne se gênent pas les uns les autres. Et c’est sans se bousculer que tout le monde repart vers le parking et le métro lorsque le concert se termine.

Notre avis

Une très belle soirée. Loin d’être pompeux, la présentation du concert et les commentaires sont accessibles à tous, adaptés pour plaire au plus grand nombre, petits et grands. L’acoustique était vraiment excellente, les lumières et la musique à ciel ouvert magiques, d’autant qu’il faisait très beau ce soir-là, et le respect mutuel des uns envers les autres, qui nous a permis à tous de profiter d’un peu d’espace sans aucun manque de savoir-vivre de part et d’autre, a vraiment contribué à ce que nous passions une très belle soirée. Seul bémol : la pelouse du parc est jonchée de déjections canines, qu’il était vraiment difficile d’éviter. Un souvenir inoubliable malgré ce petit point négatif.

Le Mont Royal

Deux Monstres au sommet du Mont Royal

Le Mont Royal, c’est l’emplacement phare de Montréal, LE coin végétalisé, LE point de vue sur la ville et le Saint-Laurent, LA montagne près de la ville. Bref, c’est THE place to be. Un immanquable. Sans surprise, c’est par là que nous commençons.

Il existe plusieurs manières d’accéder au sommet du Mont Royal. Pour cette première, nous choisissons de remonter les rues du centre-ville et de passer par les escaliers. La montée est raide mais pas trop dure, nous dit-on. Habitués des hauts sommets de montagnes et des randonnées à plusieurs mètres de dénivelé, nous balayons tous les doutes et y allons confiants, voire dédaigneux. Nous grimpons, grimpons, sous le soleil de plomb et la chaleur torride, pensons être presque arrivés, réalisons qu’en fait non (un escalier peut en cacher un autre !), rassurons les Monstres qui se plaignent et souhaitent redescendre (ou pire : réclament à être portés). Poulette se met à geindre “Mamaaaaaan, j’en ai marre, on est bientôt arrivé ??” “Mais oui, Poulette, regarde, on y est presque”. Au même moment, nous croisons une dame qui nous adresse un sourire en voyant Poulette traîner les pieds “Et c’est que vous n’êtes pas encore arrivés, vous n’êtes même pas à la moitié !” Qui a osé prétendre que les gens étaient sympa à Montréal ?!

Il s’avère que nous étions à moins de la moitié de la dernière montée d’escaliers. Nous arrivons au sommet en nage et lessivés. Cheh. Ca nous apprendra à être trop confiants.

En haut, nous arrivons directement sur le belvédère Kondiaronk, qui offre une vue panoramique sur la ville. Du monde s’y presse déjà, mais nous nous faufilons sans mal pour admirer le paysage. Nous prenons ensuite une pause bien méritée au café du chalet, avant de redescendre en direction du Lac aux Castors à travers arbres et verdures. Le retour, lui, se fait en bus.

  • Informations : Mont Royal, 1260 Chemin Remembrance, H3H 1A2 Montréal, accessible par les bus (711).

Notre avis

En dépit de nos egos égratignés, nous y sommes allés deux fois, ce qui montre que nous avons vraiment aimé l’endroit. Les fans de montagnes seront sans doute un peu déçus, car le Mont Royal tient de la colline plus que de la montagne, mais la vue depuis le belvédère Kondiaronk est splendide et vaut bien les efforts fournis, et l’ensemble du parc, verdoyant et arboré, offre une vraie oasis de verdure dans l’espace citadin bruyant et bétonné. Le Mont Royal est un vrai petit bout de nature au cœur de la ville. Le Lac aux Castors nous a beaucoup plus lui aussi, à tel point que nous y sommes retournés pour y pique-niquer. Le Mont Royal vaut bien sa réputation et reste un passage obligé lors d’une visite de Montréal.

Le Vieux Port et la Grande Roue

Vue sur le Saint-Laurent depuis la Grande Roue

Au contraire des vieux porcs, les Vieux Ports font toujours un peu rêver. On y imagine la mer ou l’océan, les vieilles bicoques qui tanguent, les marins en tenues reconnaissables entre mille, l’odeur du poisson, les couleurs vives des bastingages et des coques, le cri des mouettes… C’est une image douce, paisible et fraîche, qui donne envie de s’y attarder.

Comme Montréal n’est pas en bord de mer, mais en bord de fleuve, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre en nous rendant au Vieux Port. Alors par curiosité, nous y allons quand même.

Point de couleurs vives et de vieux marins (mais les mouettes sont bien là, elles). Le Vieux Port commence en contrebas de la place Jacques Cartier, dans le Vieux Montréal. Il s’étale le long du Saint-Laurent et ressemble à tout, sauf à ce qu’on attend d’un Vieux Port. Des cabanes façon chalets de villages de Noël s’y côtoient, proposant à l’envi poutine maison ou sirop d’érable local. Elles s’alignent le long d’un parc payant proposant diverses attractions pour les enfants, tels que châteaux gonflables ou bateau pirate à escalader. Plus loin, un circuit de pédalo, isolé du Saint-Laurent pour ne pas en subir le courant, une aire de jeux, une tyrolienne haut perchée, des cafés, une grande roue. Une grande place se vide à notre passage, c’est l’emplacement du Cirque du Soleil, dont le chapiteau est en phase de démontage. Le port, au sens propre, est en peu en retrait. Quelques passerelles, beaucoup de bateaux touristiques, un yacht en construction un peu plus loin.

Notre avis

Rien de typique, surtout du touristique. L’endroit n’est pas désagréable, mais il ressemble moins à un port qu’à une zone touristique. La vue sur le Saint-Laurent est plaisante, et la partie purement portuaire sympathique, mais elle est trop anecdotique au milieu du reste. L’endroit reste plaisant à parcourir, mais si vous passez peu de temps sur Montréal, il n’est pas primordial.

Basilique Notre-Dame

Intérieur de la basilique Notre-Dame de Montréal

L’objectif de notre premier jour à Montréal est de se repérer dans le métro, escalader le Mont Royal, manger une poutine et visiter la basilique Notre-Dame. Une fois le premier objectif rempli, nous rejoignons le Vieux Montréal et partons au gré de nos flâneries en direction du Saint-Laurent. A notre programme s’ajoute alors un certain nombre d’arrêts non-anticipés, jusqu’au moment où Jipé, qui tient vraiment à sa visite, lance : “Allez, on va à la basilique.” C’est le premier jour, nous avons déjà beaucoup marché, je suis mitigée, mais qu’importe : direction, la basilique.

Nous arrivons à 16h21. Quelques personnes attendent à l’entrée. Nous jetons un oeil aux horaires et aux tarifs : le guichet ferme à 16h30. Ouf, il faut faire vite.

A l’entrée se trouve une employée du lieu. “Vous avez vos places ?” “Non, pas encore”. “Désolée, le guichet est fermé pour aujourd’hui.” “…” Moment de flottement. Vérification discrète des montres. Déception sur le visage de Jipé.

Mais s’avouer vaincus n’est pas dans nos gênes. Nous revenons le lendemain, de bon matin. La file d’attente est déjà longue. Qu’importe, nous attendons et entrons.

Il y a du monde aussi à l’intérieur, mais nous trouvons l’espace suffisant pour évoluer à notre rythme. La basilique est grande, lumineuse, colorée. L’autel est grandiose, l’orgue magistral. Le plafond voûté d’un bleu profond est renversant. A l’arrière, la chapelle est elle-aussi accessible ; différente, plus moderne, claire et ensoleillée, elle invite au silence et à la contemplation.

Notre avis

Alerte coup de cœur ! Waouh ! Si vous n’avez le temps de visiter qu’un seul monument, choisissez celui-là ! L’intérieur est grandiose, les sculptures gigantesques derrière l’autel sont magistrales, l’orgue est impressionnant, et le plafond bleu à lui seul vaut la visite. La chapelle, d’une beauté différente, ajoute au charme de l’ensemble. Le tout est vraiment superbe et mérite largement d’y passer quelques heures. Seul bémol : les gens. J’en profite pour passer un petit coup de gueule concernant le manque de respect des visiteurs. A l’entrée de la chapelle, il y avait un panneau indiquant que les photos étaient interdites et le silence requis. Résultat, la plupart des gens entraient, voyaient le panneau, sortaient leur appareil et mitraillaient la chapelle. Qu’on soit croyant ou non, une basilique reste un lieu de culte, important pour bon nombre de personnes, et la moindre des choses en y entrant, c’est d’en respecter les règles.

Les marchés

  • Le Marché Bonsecours

Le Québec est le roi du marché couvert, ce qui n’a sans doute rien d’extraordinaire dans la mesure où la moitié de l’année, les températures sont négatives. Si le Marché Bonsecours ne fait pas partie de nos visites répertoriées de prime abord, il s’intègre à notre périple car il se trouve dans le quartier de la basilique. Nous y allons donc après s’être extasiés à Notre-Dame. Facilement repérable grâce à son dôme, le bâtiment est ancien et élégant et accessible par plusieurs entrées. Nous en choisissons une au hasard, déambulons dans la galerie qui alterne boutiques de souvenirs et boutiques d’art, tentons de rallier un étage, fermé ce jour, suivons un panneau indiquant à l’étage inférieur un musée que nous ne trouvons pas, et quittons l’édifice par le Café des Arts.

Notre avis

Une fois n’est pas coutume, nous ne sommes pas tombés d’accord sur un avis commun. La composition hétéroclite de la galerie m’a plu, et le mélange art / nourriture-détente du Café des Arts m’a fait de l’œil lors de notre passage, et m’a fait regretter de ne pas prendre le temps de s’y arrêter. Ce n’est pas un marché que je classerais dans les visites à faire absolument, mais il reste agréable à découvrir. Loulou et Poulette en ont aimé la diversité et l’offre de souvenirs un peu différente. Doudou n’a pas d’avis particulier sur le sujet. Quant à Jipé, il en est ressorti mitigé et n’a pas apprécié l’endroit outre mesure. Un petit marché à découvrir pour son côté artistique, mais loin d’être un endroit à faire absolument.
  • Le Marché Atwater

Plus grand que Bonsecours, Atwater est un marché centré sur la nourriture, à quelques rares exceptions près, mi-couvert, mi-extérieur. Situé à quelques pas du canal Lachine, il brille moins par la majesté de son bâtiment que par l’animation sur ses étals. On y trouve pêle-mêle des fleuristes, des producteurs de sirop d’érable, des maraîchers, des fromagers et bouchers, et des restaurants de maintes cuisines du monde. Pour les inconditionnels de fromage, c’est là que vous trouverez l’offre la plus variée (il y avait de l’Epoisses ! Incroyable !), à condition d’y mettre le prix.

Notre avis

Exactement le genre de marché que l’on aime ! Sympathique, vivant, animé, il offre du choix et donne envie de goûter à tout. Le coin restauration nous a paru très alléchant, même si nous avons opté pour la facilité en choisissant des “pointes” de pizza, paninis et empanadas à l’un des points restauration. Nous y sommes restés un petit moment à flâner entre les étals et humer les parfums des cuisines du monde. Un endroit agréable à faire et un lieu de courses idéal si vous devez faire quelques repas maison à Montréal ! Petit conseil toutefois : ne faites pas comme nous, qui avons suivi bêtement les indications de notre guide. Le marché est accessible en métro, mais il ne faut pas descendre à la station Atwater, comme chacun serait tenté de le faire. Il faut descendre à Lionel Groulx, beaucoup plus près du marché. Depuis Atwater, nous avons beaucoup marché, et en prime, c’était le long d’une grande artère routière tout sauf agréable.

La chapelle Notre-Dame-de-Bon-secours

Parvis de la chapelle de Bon-secours

“Oh, une église. Elle a l’air sympa. On rentre ?”

Voilà comment un hasard se transforme en découverte.

A peine sortis du marché Bonsecours et lancés sur la réalisation de l’idée de Poulette, qui a proposé d’établir le pique-nique prévu ce midi au Mont Royal, nous croisons la route de la chapelle. Comme il apparait peu probable que nous ayons l’idée de refaire le chemin plus tard uniquement pour ses beaux vitraux, nous choisissons d’en faire le tour rapidement. L’entrée est libre, les gens ne s’y pressent pas en masse, donc nous entrons sans peine, pour en ressortir une petite trentaine de minutes plus tard.

  • Informations : chapelle Notre-Dame-de-Bon-secours, 400 St-Paul Est, Montréal H2Y 1H4.

Notre avis

Les hasards peuvent entraîner de belles découvertes ; celle-ci en fait partie. Si elle n’a pas la majesté de la basilique Notre-Dame, cette chapelle à taille humaine présente quelques attraits loin d’être négligeables. Mignonne et familiale, elle a su nous charmer et nous laisse un bon souvenir, en particulier grâce à ses lampes en forme de bateaux. Une visite rapide, à faire si vous passez dans les environs.

Le Village, dans la rue Sainte-Catherine

Les belles couleurs du Village

C’est au détour d’une visite impromptue sur un blog de voyage que j’ai découvert le Village. La vue des photos et la lecture de l’ambiance qui y règne m’ont immédiatement encouragée à inscrire ce quartier de Montréal sur ma liste.

Le Village correspond plus ou moins à une rue, appelée Sainte-Catherine. Comme beaucoup de rues de Montréal, celle-ci est immense. Il faut donc bien se renseigner sur l’endroit exact où l’on veut aller avant de se lancer.

Le Village est aussi, et avant tout, un quartier animé de la ville, coloré, ambiancé, le coin des communautés LGBTQ(IA+, mais à vérifier). Il est réputé pour être arc-en-ciel, décoré de toutes parts, et surplombé d’une multitude de guirlandes colorées. De quoi amuser les petits et les grands !

Il faut croire que même en étant préparés, nous n’échappons pas à notre poisse : aucune guirlande lors de notre passage. Etaient-elles éphémères ? Ont-elles dû être restaurées ? Qui sait… Toujours est-il que lors de notre visite, en pleine après-midi, dans cette longue rue rendue piétonne l’été, il n’y a ni guirlandes, ni ambiance particulière, seulement quelques décorations au sol.

Notre avis

Peut-être mes attentes étaient-elles trop hautes, peut-être sommes-nous mal tombés… Quoiqu’il en soit, ce fut une petite déception pour moi. Pas de guirlandes colorées, peu de monde, plusieurs personnes qui avaient l’air de digérer difficilement leurs soirées de la veille et zombifiaient donc allègrement dans la rue… Entre les photos que j’en avais vues et la réalité, il y avait un gouffre. J’imagine que l’endroit est plus agréable à faire le soir, au moment où les commerces s’animent, mais mon passage ne m’a pour autant pas donné envie d’y retourner, même en soirée. Les Monstres y ont tout de même trouvé leur compte en sautant allègrement sur les décorations colorées au sol. Un endroit sans doute à faire, mais que j’aurais du mal à recommander.

Le Canal Lachine

Le canal Lachine

Le Canal Lachine fait partie de nos découvertes inattendues de Montréal. Déjà, parce que nous ne l’avons pas vraiment rencontré dans les livres et les blogs dédiés à Montréal. Ensuite, parce que nous ne savions même pas qu’en plus de l’imposant Saint-Laurent, il y avait un canal.

Ce matin-là, notre objectif est de visiter le marché Atwater. C’est de là, en flânant autour du marché, que nous apercevons d’abord une cabane à glaces, qui nous attire irrésistiblement ; puis les toilettes, qui ont le même effet, mais pour d’autres raisons. Ensuite, Doudou s’enflamme à la vue d’une ligne de rails à l’air désaffecté et s’empresse de la rejoindre ; et de là, à quelques pas des rails à peine, le canal. Des bancs à son bord, des rails, un peu de verdure, du calme puisque la route est plus loin… de quoi déguster les glaces en toute quiétude.

  • Informations : Canal Lachine, par le Métro, arrêt Lionel Groulx.

Notre avis

Une belle découverte lors de notre périple. Entre le bonheur du marché, la gourmandise des glaces, les tables, les bancs et les rails, le Canal offre un beau moment de paix au cœur du tumulte montréalais. Un espace de travail a même été aménagé pour permettre aux gens de travailler en profitant des bienfaits du dehors. Petite anecdote : même si les rails sont accessibles, au beau milieu du chemin, sans aucune signalisation ou barrière, ils ne sont pas désaffectés. Croyant à de vieux rails abandonnés, j’ai autorisé Doudou, toujours fan de train, à suivre la ligne sur plusieurs mètres. Ce n’est que le soir que j’ai appris, horrifiée, que les rails étaient toujours en activité, et que les trains passaient au ralenti avec un contrôleur à pied, devant, chargé de prévenir les badauds. Le rêve de Doudou devenu réalité.

Le biodôme

Habitant du biodôme

En terme d’activité qui pose un petit cas de conscience personnel, le biodôme détient une position de choix. Sur le papier, cet espace appartient aux visites familiales à faire absolument, combinant à la fois l’apprentissage lié à la biodiversité et l’aspect ludique. Le biodôme est complémentaire d’un ensemble plus vaste de musées liés à l’histoire naturelle de la planète ; découpé en quatre sphères présentes sur le territoire américain, il présente la diversité de chacune en recréant les conditions climatiques propres à chaque territoire. Ainsi, l’on y trouve la reconstitution de la forêt tropicale, chaude et humide, le cercle subpolaire, glacial, les érabliers des Laurentides et le Golfe du Saint-Laurent, auxquels est venue s’adjoindre plus récemment la mezzanine, espace d’apprentissages ludiques faits d’écrans et de jeux interactifs. Chaque sphère est habitée par des animaux typiques, tels les alligators en forêt tropical ou les castors près des érabliers. Cà et là sont également assurées des présentations par des guides du biodôme, qui ont à cœur de présenter la spécificité de chaque sphère autant que les dangers qui la menacent au travers de réflexions écologiques. Dans les faits, sous couvert de préservation et de présentation dans les conditions nécessaires à la bonne vie des espèces, le biodôme reste une sorte de zoo où sont enfermés des animaux sauvages, tels que singes, alligators, castors, ratons laveurs et autres lynx.

Notre avis

Sans surprise, les Monstres ont adoré. Les alentours tout en travaux étaient moches, le site pénible d’accès, et les espaces bondés, mais rien n’y a fait, ils ont été conquis par l’ensemble. Leur coup de cœur est allé au cercle subpolaire, qui nous a fait traverser un mur de glace jusqu’à l’arrivée aux manchots, et j’avoue que c’est également l’espace que j’ai préféré. En dépit du cas de conscience provoqué, et qui persiste encore aujourd’hui, le biodôme reste l’une de nos plus belles visites sur Montréal et un espace familial qui vaut le détour.

Le parc de l’avenue Marcil

Un visiteur aux jeux de la rue Marcil !

Une fois n’est pas coutume, cette trouvaille n’est pas répertoriée dans l’un de mes guides ou blogs, et donc, ce n’est pas l’un de ces biais qui nous a poussés à découvrir l’aire de jeux de la rue Marcil. C’est juste l’une des aires situées à quelques pas du logement de notre famille canadienne, et c’est donc en famille élargie que nous avons le plaisir de cette découverte.

Il faut dire que, répertoriée ou non, plébiscitée par nos Canadiens ou non, cette aire aurait sans doute fait partie de nos visites. Les Monstres nous auraient eu à l’usure. Lorsque le taxi qui nous amène de l’aéroport passe dans la rue, l’endroit leur saute aux yeux : en surplomb, baigné par le soleil, abrité çà et là par les arbres, avec ses multiples espaces, ses balançoires, ses toboggans, son bac à sable, et surtout, son espace de jeux d’eau. La pépite du siècle. Poulette et Doudou glapissent d’excitation jusqu’à l’arrivée, et Loulou, plus grand, retient à peine son enthousiasme. A peine arrivés, ils s’extasient sur ce paradis trop rapidement aperçu. Le ravissement se poursuit quand Tonton leur répond “Ah oui, l’aire de jeux, on y va souvent. On ira ensemble.” Je crois qu’à ce moment-là, ils ont eu une petite envie de se faire adopter. C’est ainsi que, plusieurs fois lors de notre séjour, nous profitons du soleil et de la chaleur au parc de l’avenue Marcil.

Notre avis

“C’est trop bien, y’a trop de trucs, même pour les petits, même pour les grands, et moi je veux y aller tous les jours, parce que le jeux d’eau sont super, on dirait le camping avec Popie et Momie dans le sud de la France !!” Voilà. Tout est dit.

Les galeries souterraines entre Pill et McGill

Galerie souterraine complètement vide

Autant le dire tout de suite : cette activité fait partie de la journée à Montréal qui a tourné au fiasco, et a d’ailleurs contribué à rendre la-dite journée détestable. Enfin, détestable… disons plutôt inoubliable (soyons positifs !)

Déjà, nous sentions que cette visite ne serait pas celle du siècle. Les galeries souterraines ont un intérêt indubitable, mais principalement en hiver. En effet, comme Montréal connait des hivers atroces et polaires façon l’âge de glace particulièrement froids, avec des températures loin en-dessous de zéro, la vie hivernale se passe avant tout sous terre. Ainsi, ces galeries forment un véritable réseau entre les diverses stations de métro, où s’entassent tous les commerces qui d’ordinaire ont pignon sur rue. Autant dire que l’été, le réseau souterrain ne vit pas sa meilleure vie.

Par curiosité, et aussi parce qu’il est censé pleuvoir ce matin-là, nous choisissons de nous y aventurer. L’idée était de rallier les deux stations de métro Peel et McGill par le réseau de galeries. Nous descendons à Peel, ignorons le flot de gens remontant à la surface, repérons un couloir, l’empruntons. Nous avançons au milieu des commerces fermés, alors qu’il est 10h30 déjà, déambulons presque seuls et sans but, tournons en rond, revenons sur nos pas. Nous nous arrêtons dans l’un des rares points chauds ouverts, les Monstres en ont marre, geignent et s’impatientent, je grogne et m’impatiente, Jipé en a marre de nous voir nous impatienter. Nous cherchons encore, comprenons que nous montons et descendons les étages dans la galerie Cours Royal, rebroussons chemin et reprenons le métro à la station Peel. Jamais nous ne trouvons la galerie en direction de McGill. Echec complet.

Notre avis

Difficile d’avoir un avis objectif et positif après avoir passé deux heures à tourner en rond dans des galeries vides où la plupart des commerces étaient fermés, tout en sachant que ce n’était même pas ce que nous étions venus visiter à l’origine. Les indications manquaient, le repérage n’était pas évident, et comble du comble, nous avons passé la matinée enfermés alors que, finalement, il n’a pas plu. Un échec total comme on les aime (ou pas).

La Place des Arts

Place des Arts

Continuons la journée fiasco avec la découverte de la Place des Arts. L’appellation vend du rêve, c’est sans doute pour ça que nous nous y rendons. Enfin sortis des galeries non trouvées du métro, nous quittons les souterrains et retrouvons l’air frais. Parfait : il pleuviote. Les Monstres, échaudés par l’expérience de l’enfermement des galeries, ne trouvent pas leur bonheur dans cette extérieur frisquet où il bruine. Il bruine, donc ils couinent. Nous passons tout de même sur la place, vaste mais un peu vide, sous la grisaille environnante, avant de rejoindre un grand centre commercial où nous nous arrêtons manger.

  • Informations : Place des Arts, Latin Quarter 1600 Saint-Urbain Rue, Montreal QC H2X 1Y9.

Notre avis

Ce n’était clairement pas le moment idéal pour passer là, mais malgré la malchance de ce jour sans, la Place des Arts est un endroit sympathique. Le grand centre commercial à proximité ne nous a quant à lui pas marqué positivement : pour l’anecdote, si vous passez au MacDonald du centre, vous trouverez peu de place, peu de choix (sur les bornes, beaucoup de produits étaient indiqués “en rupture” ou “pas disponible”), peu de chaleur, pas de ticket aux bornes (donc vous avez plutôt intérêt à vous souvenir de votre numéro de commande !), mais vous trouverez un Big Mac végétarien, appelé “Big Mac sans viande”, avec en remplacement de la viande… rien. Juste du pain à hamburger avec de la sauce Big Mac. C’est tout. Pour $5. Je n’ai toujours pas compris le concept.

Le quartier chinois

Accueil félin au quartier chinois de Montréal

Seul point positif de cette journée infernale où se sont enchaînés les échecs : le quartier chinois. Nous sortons tout juste du MacDonald quand nous l’atteignons enfin. Et les parfums qui y flottent nous font très vite regretter d’avoir si vite abdiqué et recouru à un fastfood. Le quartier chinois de Montréal se compose d’une rue simple et droite, délimitée par des arches rouges. L’endroit est facilement trouvable et rapidement parcouru.

Notre avis

C’est petit, c’est vite fait, c’est animé et ça sent bon. Une escapade rapide à faire sans se poser plus de questions.

Le parc Jean Drapeau

Pause paisible au parc Jean Drapeau. Enfin… sauf quand il pleut.

Ici, la journée fiasco atteint son paroxysme : le parc Jean Drapeau, point culminant de notre journée (en principe), s’élève au rang de fail du siècle.

Mais commençons par le commencement.

Nous nous rendons en métro sur l’île Sainte-Hélène. Nous apercevons vite la biosphère, les balançoires sur sa gauche, et derrière nous, au loin, Montréal et son vieux port. Nous suivons les panneaux, qui ne nous emmènent pas où nous escomptions arrivés, rebroussons chemin, décidons de nous rendre au point de vue près du Saint-Laurent pour apercevoir mieux Montréal. L’endroit est bloqué, envahi de barricades et autres barrières en vue du concert de Rammstein prévu deux jours plus tard. Bon. Demi-tour, aller simple vers l’île Notre-Dame, en passant par le Pont Cosmos, car l’autre, le Pont de la Concorde, est indiqué comme fermé. Des travaux partout, des panneaux qui nous emmènent sur des travaux et des lieux invisibles… Nous nous renseignons, suivons la direction d’un autre point de vue, traversons l’île en tirant les Monstres geignards à bout de bras, marchons plusieurs kilomètres de plus, passons par le Jardin des Floralies avant de rejoindre le point de vue indiqué. Point de vue sur… des arbres. Et de la végétation en tout genre. A peine quelques hauts toits du Vieux Montréal apparents. Là, nous grinçons des dents autant que les Monstres, qui, bien que contents d’avoir un peu suivi le circuit de formule 1, en ont plus que marre de marcher sous la bruine. Nous annonçons rentrer au logement sans faire de détour, Jipé vérifie le chemin, indique qu’en suivant la piste cyclable, ce sera plus rapide et que nous arriverons quand même au métro. Et là, le plus grand échec de toute l’histoire de nos voyages se produit : Jipé se trompe. Il nous indique mal le chemin. Epique.

Nous suivons la piste, qui serpente au-dessus du Saint-Laurent mais par un autre pont, envahi de voitures. Je lui demande s’il est sûr de son coup “Oui, regarde, on atterrit sur la première île, là.” Très bien. Sauf qu’en fait, l’île en question n’est pas notre point de chute… nous la survolons… puisque ce pont est celui de la Concorde. Dont la sortie sur l’île Sainte-Hélène est fermée. Nous le réalisons une fois que l’île est traversée. “Bon, on fait demi-tour ?” (j’avoue, j’en ai plein les pattes, et les Monstres aussi). “Maintenant qu’on est là, autant continuer, il y a autant de chemin retour que de chemin vers le Vieux Port” me répond Jipé. Le pont a l’air de traverser le Saint-Laurent en ligne droite jusqu’au Vieux Port. Mais les apparences sont parfois trompeuses…

Bien avant le Vieux Port, la route bifurque et se détourne de notre objectif, pour nous offrir une nouvelle ligne droite. Longue. Gigantesque. A perte de vue. Et aucun métro, aucun bus, aucun piéton pour nous rassurer. Le désastre. Poulette tombe de fatigue, je la prends sur mon dos ; nous perdons bientôt Doudou, qui finit sur le dos de Jipé. Je suis à deux doigts d’appeler Tonton T. et Tatie M. à la rescousse.

Trois kilomètres de pont plus tard, le long du nouveau port sur une route sans aucun intérêt, nous tombons sur un arrêt de bus et l’accueillons comme le Messie. Le terminus du bus nous amène quelque part en centre-ville, d’où nous repérons difficilement le métro. Direction : le cocon de la maison !

Notre avis

Franchement, entre les travaux, les indications tarabiscotées, les plages fermées alors que nous comptions sur elles, et la galère, ce parc est une grande déception pour nous. Nous n’y avons trouvé notre compte nulle part, n’avons pas profité de sa beauté, avons tourné inutilement en tous sens sans atteindre aucun des objectifs escomptés, et les quelques moments sympathiques n’ont pas pu compenser la galère que nous y avons vécu. Définitivement, ce n’est pas un endroit où nous retournerions si nous allions de nouveau à Montréal.

L’Oratoire Saint-Joseph

Oratoire Saint-Joseph depuis le parvis.

Le week-end arrivé, nous nous retrouvons tous réunis, cousins, cousines, beau-frère et belle-sœur, pour une ultime journée à Montréal avant le début de notre road-trip en Ontario. Parmi les choix de visite qui s’offrent encore à nous, nous optons pour l’Oratoire Saint-Joseph, sanctuaire chrétien plutôt récent puisque construit en 1904. Nous sommes dimanche. Je vous laisse deviner la suite.

La mésaventure nous était déjà arrivée à Lyon, mais il faut croire que l’expérience du passé ne nourrit pas toujours les choix du présent. Nous partons de bon matin en direction de l’Oratoire. Il est perché en hauteur, presque aussi haut que le Mont Royal. Des travaux sont entrepris tout autour, ce qui rend la vue moins spectaculaire qu’à l’ordinaire. La file d’attente pour la navette / shuttle nous dissuade d’attendre près du parking ; nous entamons donc l’ascension à pied. Si les lacets nous donnent quelques sueurs froides a priori, la montée se fait assez facilement et rapidement. Nous entrons dans l’oratoire par une porte latérale… et arrivons au beau milieu de la messe. De vrais champions.

Afin de ne gêner personne, et sur demande des Monstres, nous nous décalons vers une rangée de banc et assistons à une partie de l’office. Quelques minutes suffisent pour enfoncer le clou : nous sommes pile à l’heure pour la quête. Echec et mat.

L’intérêt des Monstres retombent rapidement, et nous partons discrètement vers la porte principale. Puis nous descendons les marches jusqu’au parvis, dont la vue sur Montréal est splendide, en dépit d’une grosse rue stationnée là le temps des travaux. Nous descendons ensuite à la crypte, passons par le tombeau de Saint-Joseph, assistons à quelques minutes d’une messe en espagnol, puis partons vers d’autres cieux (sans mauvais jeu de mot).

Notre avis

Même si nous sommes des boulets d’or puisque nous avons encore réussi à visiter un lieu de culte chrétien un dimanche matin, cette visite reste l’un de nos coups de cœur. La modernité de l’Oratoire en fait un lieu de culte atypique, clair et lumineux. La vue offerte depuis le parvis est aussi époustouflante, voire plus selon moi, que celle depuis le Mont Royal (et ce, en dépit de la grosse grue qui traînait là). La visite valait largement les efforts de la montée et vaut sans aucun doute le déplacement, même avec des enfants.

Le belvédère Camilien Houde

Après un ultime passage au Mont Royal, nous voilà partis en bus en direction de la ville. En chemin, nous nous arrêtons au belvédère Camilien Houde, que nous avons déjà repéré lors de notre premier passage au Mont Royal. Le point de vue est différent du belvédère de Kondiaronk, qu’il complète. Un parking et deux arrêts de bus y sont construits et plusieurs lunettes de vue y sont disposées. D’ici, le Parc Olympique et son mât sont parfaitement visibles.

  • Informations : voie Camillien-Houde, Montréal QC H3R 1K2

Notre avis

C’est un petit belvédère sympa, qui offre une vue intéressante. Néanmoins, inutile de faire un détour pour y passer, le point de vue ne vaut pas celui de Kondiaronk ou de l’Oratoire.

La plage

Qui l’eût cru ? A Montréal, en-dehors du Parc Jean Drapeau dont je préfère taire le souvenir, il existe bel et bien une plage. Une vraie plage, à l’abri du courant très fort du Saint-Laurent, avec du sable pour bronzer et de l’eau pour se baigner. Dernier jour de voyage, nous y faisons un saut après un rendez-vous raté avec un spectacle de marionnettes.

  • Informations : accès depuis la rue Wellington.

Notre avis

Après l’échec des plages fermées du Parc Jean Drapeau, cette découverte était inespérée ! La plage est certes petite, mais le sable, le soleil et l’eau calme suffisent à la rendre agréable. Ce jour-là, une baby-shower avait lieu, parfumant l’air d’agréables odeurs et conférant au lieu une ambiance festive. Moment improvisé très agréable que nous avons tous apprécié.

Les restaurants

Etrangement, goûter la gastronomie locale ne fait pas partie de notre priorité lors de ce voyage en terre québécoise. Ceci étant, cela ne nous empêche pas de faire quelques arrêts gustatifs ici et là.

  • Sushi Sama

Un samedi soir, l’envie de sushis de Poulette se propage dans toute la maison. Nous passons donc commande à Sushi Sama. Le rapport qualité-prix est tout à fait correct et l’offre très variée. Un bon endroit à connaître pour les amateurs de sushis.

  • DQ

Premier jour à Montréal, objectif poutine : nous voilà sur la place Jacques Cartier, il est près de 13h, les restaurants sont bondés. L’un d’entre eux propose la poutine, et la foule qui s’y masse, attendant la libération d’une table, nous fait penser que la proposition culinaire doit être intéressante. Mais il est quand même 13h. Nous finissons donc au DQ, dont l’offre de poutine s’affiche en gros, afin de découvrir ce plat typique.

Nous nous retrouvons dans une sorte de fastfood à l’offre trop très variée, presque incompréhensible. La poutine, que nous mangeons dehors, est plus bourrative qu’intéressante. Mais enfin, l’expérience a été menée avec succès.

La morale, c’est que quitte à manger une poutine, autant la tester dans un endroit plus prometteur.

  • Pizza Mia (Marché Atwater)

Comme nous allons au marché, nous ne prévoyons pas de pique-nique aujourd’hui : nous savons que nous trouverons de quoi étancher notre curiosité culinaire sur place.

L’offre du marché est large et éclectique. Comme la foule se presse aux stands et fait déjà la queue, nous choisissons de faire simple en optant pour une pizzéria. Au menu : des “pointes” de pizza, un panini BLT et des empanadas. De quoi tenir jusqu’au goûter… ou plutôt jusqu’au dessert (merci les glaces du Havre des Glaces).

Le bilan est tout à fait satisfaisant, puisque nous sommes tous satisfaits de notre repas sur le pouce. Un bon rapport qualité-prix pour cette pizzéria de marché.

  • Le Havre des Glaces

Cabane à glace près du canal Lachine, que j’ai déjà mentionnée. Elle nous offre un dessert tout à fait bienvenu après la pizzeria du marché. Les glaces y sont très bonnes et les parfums intéressants. Excellent point d’arrêt gustatif !

  • L’oeufrier

Dernier dimanche avant départ : nous voilà partis pour un brunch. Nous atterrissons à l’Oeufrier, près du marché Atwater, et trouvons une place sans problème alors que nous débarquons à 9. La carte est longue, mais l’offre diversifiée. Pour ne rien gâcher, les plats végétariens sont assez nombreux et répertoriés sur la carte de sorte à être facilement repérables. Lorsque les plats arrivent, les assiettes sont plus que pleines. Les plats sont copieux et très bons, le service accueillant et efficace. La file d’attente qui se forme peu après notre arrivée témoigne du succès de cette adresse à connaître. Nous y passons tous un excellent moment et en partons repus. Le rapport qualité-prix est très favorable ; pour un brunch, l’Oeufrier est définitivement un endroit à privilégier !

  • Le Cape Code, à Sainte-Anne-de-Bellevue

Grand moment dans cette petite ville : celui de choisir un restaurant. La sélection est pourtant variée, puisqu’en bord de canal, il n’y a quasiment que des restaurants pour commerces. Mais notre premier choix s’avère fermé pour le midi ; au terme d’une recherche peu fructueuse, nous finissons au Cape Code, donc la proposition de poissons nous paraît cohérente avec le lieu et dont les critiques ont l’air, ma foi, assez positives.

L’ambiance y est particulière : décoration marine façon club pour gens fortunés, personnes plutôt âgées et a priori aisées, qui regardent d’un œil torve l’arrivée de nos Monstres. La carte, elle, nous refroidit un peu : les plats sont assez chers ($30 pour un plat adulte) tout comme les menus enfants. Qu’importe : vu le prix, le résultat doit être à la hauteur.

Eh bien non. Le résultat est loin d’être à la hauteur du prix. Les assiettes sont pleines, même trop remplies, adultes comme enfants, mais le repas n’a rien d’exceptionnel. Les plats sont corrects, les frites proposées ont peu d’intérêt ; mais la facture, très salée, nous laisse un goût assez amer. Nous repartons sans dessert, sans satisfaction, et en laissant un pourboire relatif, qui nous vaut la poursuite, dans la rue, du serveur afin d’obtenir une explication. Si les récriminations du serveur sont légitimes, cet arrêt nous aura tout de même laissé un goût durable de “au secours ! Fuyons !”

Bonus hors Montréal : Sainte-Anne-de-Bellevue

Sur la berge de Sainte-Anne-de-Bellevue

Seul exil lors de notre séjour montréalais : l’escapade à Sainte-Anne-de-Bellevue. Il est samedi, le temps est splendide, Tonton T. et Tatie M. proposent de nous sortir un peu de Montréal et de nous faire profiter des alentours proches. C’est ainsi que nous nous rendons à Sainte-Anne-de-Bellevue. Située en bord de canal, à quelques kilomètres de l’épicentre du Québec, cette petite ville constituée de pavillons familiaux offre l’avantage d’une balade sympathique en bord de canal, jusqu’à une grosse écluse. Nous nous y promenons avec nonchalance, traversons le petit marché déjà en place, longeons le canal en détaillant les cartes des restaurants environnants et faisons une halte à l’écluse. Le passage, énorme, amuse beaucoup les enfants ; la population des bateaux de passage, clichée à souhait, amuse beaucoup leurs mamans. Après une pause dans un restaurant local, qui nous laissera un souvenir impérissable quoique négatif, nous retournons à Montréal.

Notre avis

Si la ville est rendue sympathique par sa situation géographique et dépaysante par sa petitesse, à quelques kilomètres seulement de Montréal, elle ne représente pas une étape capitale dans la découverte du Québec. Peu atypique, elle donne davantage l’air d’être une étape touristique pour les bateaux de passage et les exilés de Montréal. La promenade le long du canal, plus calme que celle du Saint-Laurent à Montréal, la rend toutefois distrayante. Une ville mignonne, sans plus.

Bilan

  • Ce qu’on a aimé à Montréal

Difficile de faire un choix. D’ailleurs, aucun d’entre nous ne garde le même souvenir de cette ville, et chacun a sa préférence.

Poulette, elle, a préféré le fait de voir ses cousins. Que ce soit à Montréal ou ailleurs, l’important, c’est la famille. Sans surprise, Doudou a choisi le métro, et le souvenir de son passage dans la cabine du conducteur. Loulou a choisi le fait de voir ses cousins, et étoffé sa réponse avec l’Oratoire Saint-Joseph et la basilique. Pour Jipé et moi, la basilique remporte elle-aussi le suffrage, bien que beaucoup d’autres visites nous aient plu.

  • Ce qu’on a moins aimé

Les réponses sont plus unanimes ici : nous avons tous détesté la journée du jeudi, pluvieuse, grise, où la poisse ne nous a pas lâchés.

De manière plus précise, chacun a son moment honni. Pour ma part, et en adéquation avec Loulou, le parc Jean Drapeau, dont j’avais entendu pourtant beaucoup de bien, est ce qui m’a le plus déçu. J’ai beau retourné les souvenirs dans ma tête, aucun moment positif ne ressort de cette escapade, et je n’aurais absolument aucune envie d’y retourner si nous repartions à Montréal. Pour Jipé, l’omniprésence des voitures dans une ville aussi bien desservie et la rareté d’espaces réellement piétons représente le plus gros point négatif. Doudou se souvient avec une grimace de la trop longue marche de notre jour maudit. Poulette, très positive, ne garde aucun vrai mauvais souvenir de Montréal.

Conclusion

Comment conclure succinctement une semaine aussi riche dans la plus grande ville du Québec ? Montréal a tenu toutes ses promesses. De visites en découvertes, de parcours prévus en hasards, notre semaine s’est révélée très riche et diversifiée, fatigante et passionnante à souhait. Montréal nous laisse l’impression d’une grande ville qui n’a pas l’air si vaste, d’une métropole aux allures familiales, d’une mégapole à taille humaine. Elle ne nous laisse que deux regrets : celui de ne pas y avoir passé plus de temps et celui de ne l’avoir pas vue sous la neige. Un prochain voyage en terre montréalaise ne laisse aucun doute. Le rendez-vous est pris pour l’hiver… reste à savoir quand !

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