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London Calling – Découverte de Londres en 2010, retour en 2019.

Ne serait-ce que pour la référence au groupe punk-rock qui a braillé chanté London Calling, il fallait bien que j’en vienne un jour à la capitale britannique.

Londres, c’est avant tout un coup de cœur : une découverte il y a de nombreuses années, alors que j’étais partie comme assistante de français au nord de l’Angleterre et que Jipé m’avait suivie. Que notre retour n’ait eu lieu qu’en 2019 s’explique sans doute par le déroulement de la vie, la fin des études, l’arrivée des Monstres, mais reste tout de même un grand mystère pour moi, tant nous aimons cette ville. Et bien que neuf ans aient passé entre nos deux visites, notre second voyage en 2019 nous a laissés un profond sentiment de familiarité : nous revenions en quelque sorte chez nous.

Le logement

De notre escapade de 4 jours en terre londonienne en février 2010, je garde peu de souvenirs ; et du logement de cette époque, je n’en garde absolument aucun. En toute honnêteté, j’estime que c’est assez positif : ça signifie au moins que l’endroit n’avait rien de catastrophique (par comparaison, je me souviens trèèèèèès bien de l’hôtel à Glasgow où nous avons séjourné la même année : une vraie catastrophe comme on n’en a peu connu depuis).

Je me félicite toutefois d’avoir conservé un trait de caractère développé dès ma petite enfance qui, s’il est un peu encombrant au quotidien, me permet d’accéder à ce genre de souvenirs effacés : la prise de note systématique de ce qu’il m’arrive. Plus jeune, cette écriture était quasi quotidienne. Désormais, elle concerne surtout les grands événements, notamment nos voyages. Et l’année que nous avons vécue en Grande Bretagne n’y a pas échappé.

J’ai donc pu retrouver facilement la trace de notre premier voyage à Londres en 2010. Comme souvent, nous jouons de malchance à cette époque. Une fois nos billets de train pris, l’amie qui devait nous héberger sur Londres se désiste deux semaines avant notre arrivée pour cause de perte de logement. Jipé réserve donc un hôtel en urgence ; une semaine avant le départ, l’absence de contact avec l’hôtel en question nous paraissant suspecte, nous contactons le site hébergeur. Celui-ci nous dit que la réservation n’est pas faite car ils ne travaillent plus avec l’hôtel en question. Nous remuons ciel, terre et internet pour trouver un hôtel bon-marché, en plein Londres, à une semaine de notre départ, et durant les vacances scolaires. Jipé en trouve un. Sans surprise pour une trouvaille de dernière minute, la propreté y est relative, les chambres sont petites, et en prime, il est situé à 45 minutes à pied de la station de métro la plus proche. En revanche, il est situé dans un quartier que nous avons apprécié, car quoique pauvre, il était exotique, vivant et animé ; et l’autre avantage se situe dans le petit-déjeuner du matin, certes basique, mais copieux car à volonté. Du bon et du moins bon, mais qui nous aura servi de leçon pour 2019, puisque nous vérifions rigoureusement la proximité de notre hôtel avec une station de métro.

En 2019, nous séjournons dans un hôtel choisi pour son emplacement assez central, selon un budget assez serré. Trouver une chambre agréable au cœur de Londres à un budget raisonnable relève du coup de chance. Et comme vous le savez, la chance et nous… ça fait deux !

L’hôtel est situé au milieu de Inverness Terrace, au nord de Hyde Park, dans le quartier Bayswater. Géographiquement, l’emplacement est plutôt idéal : une station de métro se trouve à quelques pas, dans une rue parallèle. Lorsque nous descendons la rue, le quartier nous plaît, les façades sont avenantes et huppées. Au point de se demander, vu le prix payé, si nous ne nous sommes pas trompés de rue !

Notre arrivée tardive est une vraie délivrance : pour venir à Londres, nous nous sommes levés vers 4h du matin pour prendre notre avion à Lyon, avion qui a été annulé, pour lequel nous avons dû faire 2h de queue au comptoir d’Easyjet avant d’abdiquer (sans même être passés…) ; nous avons traversé l’aéroport pour acheter deux billets en urgence auprès d’une autre compagnie (le remboursement des billets annulés + la compensation Easyjet demandée après ont servi à rembourser cet extra imprévu), avons fait une escale de 4h à Bruxelles, puis atterri à l’aéroport d’Heathrow ; avons pris le train jusqu’à Londres, avons pris le métro, puis avons marché plusieurs kilomètres pour rejoindre l’hôtel en début de soirée. Notre arrivée tardive est donc une vraie délivrance. Nous entrons, je repère l’accueil, m’adresse à l’homme qui s’y trouve. Il m’écoute, ne me répond rien, me donne une clef et vaque à ses occupations avec indifférence. Nous grimpons les étages avec nos sacs, nous trompons, rebroussons chemin, traversons un nouveau couloir, montons un nouvel escalier. La cage est jonchée de détritus, de restes de réparations diverses, l’état général est pitoyable et nous fait craindre le pire. Soulagement à l’arrivée : la chambre est petite, mais suffisante pour y dormir, tout comme la salle d’eau et les toilettes. Et elle est propre. Délestés de nos bagages, nous pouvons enfin partir en exploration !

  • Informations : Whiteleaf Hotel : 66-68 Inverness Terrace, Westminster Borough, London, W2 3LB, téléphone +44 20 721 1811

Notre avis

Est-il bien nécessaire ? Disons que nous avons vite compris pourquoi il était si peu cher malgré l’emplacement et le quartier. Cela dit, en dépit de la première impression catastrophique que l’hôtel nous a faite, le séjour ne s’est pas si mal déroulé. Le lendemain de notre arrivée, les escaliers étaient entièrement nettoyés (nous en avons déduit que nous étions arrivés au mauvais moment). Notre chambre était propre, la douche était utilisable malgré sa promiscuité. Par contre, de la moisissure longeait l’encadrement de la fenêtre (assez habituel en Angleterre, cela dit, comme nous l’avions remarqué lors de notre long séjour là-bas), et surtout (mais ça avait un petit côté funny), comme nous étions au dernier étage, la pression de l’eau était réduite au minimum, ce qui nous a donné du fil à retordre pour nous doucher (quiconque a déjà essayé de rincer ses cheveux sans pression sait de quoi je parle). Mais la douche, ce n’est rien en comparaison de… la chasse d’eau. Pas de pression = pas de chasse d’eau. Vous n’imaginiez pas la panique de Jipé quand il s’en est aperçu… Il nous a fallu utiliser la poubelle de la salle de bain afin de la remplir (interminable !) et de l’utiliser comme chasse d’eau de substitution. Drôle pour les souvenirs, mais pas pratique dans la réalité. Donc bon, avis mitigé pour cet hôtel, où nous ne retournerons sans doute pas.

Moyens de transport

Un seul mot d’ordre : Oyster Card !

Notre excursion à Londres ne prévoyait pas de transport. A dire vrai, nous n’avons jamais envisagé de nous y rendre autrement qu’en train et n’avons jamais pensé à utiliser autre chose que les transports en commun. Nous y sommes clairement arrivés la fleur au fusil, sans aucun renseignement préalable.

Notre expérience ne nous a pas donné tort, puisque comme toutes les grandes villes, Londres est parfaitement bien desservi en transports en commun. Entre les bus et le métro, il n’est pas difficile de voyager d’un point A à un point B. Mieux encore : moi qui étais un peu frileuse concernant le métro, puisque j’avais eu l’occasion quelquefois de ressortir horrifiée du métro parisien et de son plan que je trouvais absolument indigeste (il m’a fallu plusieurs excursions à Paris avant de commencer à comprendre le labyrinthe de lignes entrecroisées), j’ai mis peu de temps à comprendre le tracé du métro londonien et ai trouvé son fonctionnement et son découpage somme toute assez simple.

Dès notre arrivée, nous nous sommes rendus dans le métro et avons interrogé un agent sur place, qui nous a orientés vers la Oyster Card : une carte illimitée, utilisable pour tous les transports en commun, dont l’achat (payant, hors recharge) est remboursé au moment du départ. Peu cher, et d’une simplicité enfantine, la Oyster Card nous a accompagnés pour tous nos voyages à Londres et nous accompagnera sans aucun doute pour ceux que nous ferons à nouveau.

Inutile de s’encombrer d’une voiture à Londres (dont la traversée est payante, par ailleurs), d’autant que le trafic est y est aussi infernal que toute grande ville qui se respecte : les transports et la marche font très bien l’affaire !

Les principaux monuments vus

Buckingham Palace

Un incontournable de Londres, d’autant plus pour une fan de la culture britannique. Et pourtant, à ma grande honte, bien que nous n’ayons pas omis cette visite de notre agenda, nous l’avons effectuée… hors des horaires de relève de la garde. Nous n’avons donc jamais assisté à une seule relève, que ce soit en 2010, lors de nos deux premiers passages, ou en 2019. Shame on us.

Comme nous l’attendions, Buckingham Palace est immense, royal, majestueux. Arrivés par le métro, nous l’avons tout d’abord longé sans trop le reconnaître avant d’arriver sur l’immense place où se dresse Victoria Memorial. Lors de l’une de nos visites, la place était d’ailleurs en travaux, ce qui rendait l’accès au site particulièrement malaisé. Massés au milieu de la foule, nous avons admiré la façade du palais un moment, observé les gardes, scruté les grilles qui barraient l’accès au site, avant de diriger nos pas vers Green Park, dont l’une des entrées donne sur une arête du palais.

Notre avis
Buckingham Palace reste un incontournable tant il marque l’histoire de Londres et de la royauté. Nous ne regrettons jamais d’y faire un saut, mais l’endroit reste très prisé des touristes et n’est pas spécialement isolé de la circulation alentours. La relève de la garde vaut sans conteste le détour mais la perspective de la foule ne nous a jamais encouragés à y assister. De même, les visites de l’intérieur sont souvent complètes avant notre arrivée, et leur prix reste assez élevé, comme le sont le prix des visites dans la capitale. Buckingham Palace fait partie des passages que nous aimons effectuer davantage par curiosité (des fois qu’un membre de la famille royale se montre un jour par inadvertance !) que par réel enthousiasme.

Tower Bridge

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Tower Bridge fait partie de nos découvertes récentes, puisque nous ne l’avions pas vu lors de nos passages en 2010. Ce grand pont basculant, flanqué de deux tours magistrales, surplombe la Tamise à quelques pas seulement de the Tower of London, qu’il relie presque aux quartiers des affaires de la capitale. Traversé maintes fois chaque jour par les véhicules qui parcourent Londres, il est utilisable par les piétons, que ce soit au niveau du fleuve ou depuis le sommet des deux tours. La traversée par le haut, payante, permet en outre d’avoir une vue dégagée sur la Tamise de part et d’autre du pont, et d’accéder à un énorme plafond de verre qui offre une vue plongeante sur la route en contrebas et les eaux de la Tamise.

Après avoir soigneusement contourné the Tower of London, nous nous approchons de Tower Bridge. Nous hésitons à le traverser par le haut des tours ou par le bas. Je compte sur les prix londoniens généralement onéreux pour m’éviter un moment de vertige assuré. Trahison infâme : le prix est correct. Jipé me convainc donc de passer par les tours.

Nous montons par un ascenseur et accédons à une salle projetant un mini-film sur l’histoire du pont. Puis nous traversons la Tamise depuis la passerelle. La vue est à couper le souffle ! Une grande partie de la passerelle est constitué d’un plafond de verre. Je pleurniche, je peste contre les touristes qui s’arrêtent pour se prendre en photo et m’empêche d’abréger mes souffrances, je passe, Jipé se moque allègrement. De l’autre côté, un ascenseur nous mène à la salle des machines, où est expliqué le fonctionnement originel du pont, avant de nous libérer.

  • Informations : Tower Bridge, Tower Bridge Road, London SE1 2UP, sortie métro Tower Hill avec contournement de Tower of London.

Notre avis
Un lieu à faire sans hésiter ! Tower Bridge fait vraiment partie de ces monuments londoniens qui ne vieillissent pas et qui valent le détour. La traversée de la Tamise par Tower Bridge vaut le coup, d’autant plus si vous choisissez de l’effectuer par le sommet. La vue y est imprenable (ok, j’avoue : flippante, pour la souffrante du vertige que je suis), le plafond de verre m’a donné des sueurs froides (= m’a fait pleurer et trembler) mais plait à coup sûr. Sans aucune hésitation, nous y retournerons avec les enfants lors de notre prochaine escapade londonienne.

The Tower of London

Son existence nous a échappé en 2010 ; c’est donc en 2019 que nous descendons du métro à Tower Hill et découvrons la tour de Londres, the Tower of London. Son intérêt est autant architectural qu’historique, et également pédagogique pour moi. Vieille de 1000 ans, la tour de Londres a abrité de nombreux monarques, a été assiégée un certain nombres de fois, et a servi tour à tour de lieu de résidence royale, de haut lieu politique, de ménagerie et de prison. Aujourd’hui, elle est connue pour abriter les joyaux de la Couronne.

Arrivés du métro, nous atteignons les remparts et les longeons jusqu’à l’entrée du la Tour et la boutique qui lui fait face. Désireux de la visiter, quoique la bâtisse soit moins colossale que ce que nous attendions, nous nous approchons mais rebroussons vite chemin : plus de £30 par personne, ça nous parait excessif sur le coup. J’ignorais alors (ou j’avais oublié…) qu’y étaient exposés les joyaux de la Couronne. Ô rage, ô désespoir, ô inculture ennemie. Nous passons donc par la boutique, contournons la tour jusqu’à la Tamise et prenons seulement quelques photos souvenirs depuis l’extérieur.

  • Informations : the Tower of London, quartier de Tower Hamlets, métro station Tower Hill.

Notre avis
Difficile d’en donner un puisque nous ne l’avons pas visitée. Sa vue extérieure ne nous a pas donnés envie de la visiter, le prix nous paraissant excessif (mais il se justifie sans doute par la présence des joyaux de la Couronne, ce que nous ignorions alors.). La Tour de Londres souffre sans doute de son positionnement actuel. Si elle parait peu impressionnante, et donc presque décevant, cette tour vieille de 1000 ans est située à quelques pas de Tower Bridge, magistral, et sur la rive opposée au quartier des affaires, où se dressent les plus modernes et par conséquent les plus colossaux bâtiments de Londres. Si c’était à refaire, nous la visiterions afin de nous forger un avis plus poussé sur son intérêt réel.

London Eye – la grande roue

Oui, c’est une grande roue. Non, ce n’est pas une attraction de fête foraine, mais bel et bien une attraction touristique hautement prisée.

Quel intérêt par rapport à une attraction de fête foraine, me direz-vous ? Elle est très haute (135m) et donc offre une vue panoramique sur la capitale ; les nacelles sont en fait des capsules complètement fermées, hermétiques et climatisées, en verre ; sa situation géographique est idéale, puisque le London Eye est situé au bord de la Tamise, sur la rive opposée à Westminster. D’ailleurs, sa position et les possibilités de vue magistrale qu’elle offre nous attirent tout de suite quand, en 2010, nous la découvrons à la sortie du métro. Nous constatons très vite, à la file d’attente formée à son pied, que nous ne sommes pas les seuls à subir son attraction (l’attraction d’une attraction, haha).

Notre avis
Hahahaha… A plus de £20 le tour en 2010, autant dire que nous avons passé notre chemin (nous vivions avec mon seul salaire d’assistante d’anglais à l’époque, le budget était serré… l’équivalent d’un budget étudiant, quoi). Sans compter que la file d’attente était très longue et que je subissais les prémices de mon vertige actuel.
Pour avoir fait la grande roue de Montréal, et connaissant l’emplacement de celle de Londres, je pense que l’ascension vaut toutefois le coup, ne serait-ce que pour la vue. Mais comme tout se paye (cher…) à Londres, difficile de dire si le rapport qualité-prix est correct.

The Shard

Erigée en 2013, nous découvrons The Shard lors de notre passage en 2019. Plus haut bâtiment de Londres, située sur la rive sud de la Tamise, face à Tower Bridge et the Tower of London, cette tour faite de verre transperce le ciel de sa pointe effilée et s’élève bien au-dessus des autres gratte-ciel de la capitale. Facilement visible depuis l’autre rive de la Tamise, elle se dresse si haut qu’il est impossible de ne pas la voir.

Enfin… presque.

Une fois lancés à son assaut dans le quartier des affaires, nous la perdons de vue derrière les autres bâtiments du quartier. Nous tournons, nous virons, nous cherchons ; nous en repérons un morceau parfois et regagnons confiance. Enfin, après avoir bien tourné, nous arrivons à son pied.

Notre avis
La tour est ouverte aux visites, mais dans la mesure où cette tour sert avant tout de bureaux et de logements pour particuliers, il ne nous est même pas venu à l’idée d’y monter. Sa hauteur donne le tournis et, par temps dégagé, les réverbérations du soleil sur sa façade (ainsi que sur celles de la plupart des bâtiments du quartier conçus en verre) sont rapidement aveuglants. Mais nous ne regrettons pas notre arrêt à son pied. The Shard est démesurée, impressionnante, et vaut bien un petit détour. Si nous nous fions à notre expérience en haut de la CN Tower de Toronto, sa hauteur et son positionnement géographique rendent son ascension sans doute intéressante, à condition que le temps soit dégagé (et c’est peut-être cliché, mais à Londres, c’est loin d’être gagné, comme nous l’ont confirmé nos deux passages par la capitale, ainsi que nos mois passés en terre britannique…)

King’s Cross Station

King’s Cross, c’est une gare : quel intérêt de s’y aventurer, me direz-vous ? Mais pour tout fan de Harry Potter qui se respecte, King’s Cross n’est pas qu’une gare : c’est un lieu de pèlerinage.

Si notre passion pour les romans de JK Rowling s’est émoussée avec les années pour devenir un simple intérêt littéraire, la nostalgie nous gagne aussitôt arrivés en terre londonienne. C’est ainsi que nous nous retrouvons à flâner dans les couloirs bondés de King’s Cross aussi bien en 2010 (logique, puisque c’est de cette gare que part notre train pour le nord de l’Angleterre, où nous résidons alors) qu’en 2019.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en 9 ans, les choses ont bien changé à King’s Cross. Soif capitaliste ou désir de protection des masses, difficile de trancher. Quoiqu’il en soit, en 2010, la voix 9 3/4 utilisée par les sorciers des romans de Rowling n’était pas si facile à trouver. Quoiqu’indiquée, elle se tenait contre un mur, dans un renfoncement, entre les voies 9 et 10. Un chariot à moitié plongé dans le mur la matérialisait. Peu de monde s’y massait lors de notre passage, les gens étant davantage préoccupés par le passage de leurs trains.

En 2019, l’accès aux quais est désormais interdit aux visiteurs de passage ; des portiques et tourniquets semblables à ceux des métro ont été installés, nécessitant la possession d’un titre de transport (toutes ces années à prendre le train pour aller travailler n’ont pas été vaines : je parle comme un agent de la SNCF !). C’est ce que nous remarquons, dépités, lorsque nos souvenirs nous emmènent entre les voies 9 et 10. Quid des amateurs de Harry Potter ? La folie littéraire s’est-elle si atténuée que le sorcier a disparu de Londres ?

Que nenni. Loin des voies, à l’abri des commerces de la gare, se tient la boutique Harry Potter (que nous comptions visiter également). A ses côté, un mur sert de nouvelle voie 9 3/4, avec son chariot à demi-enfoncé. Une voie typique des livres a été érigée spécialement pour les fans ; désormais, il faut remonter la file d’attente pour pouvoir prendre une photo près du caddie. Ô joie.

La boutique souffre de cette même popularité : pour y accéder, nous devons donc patienter dans la file d’attente, le nombre de personnes à l’intérieur étant limité.

  • Informations : King’s Cross Station, Euston Road, London N1C 4TB, arrêt métro King’s Cross St Pancras.

Notre avis
Or de la passion des Potterheads, cette gare a un intérêt certain par son architecture : tout comme certaines gares parisiennes, c’est une gare ancienne, très belle et qui a su garder le charme de son époque. C’est vraiment un endroit que nous avons toujours grand plaisir à traverser car il nous donne l’impression de voyager à travers le temps (en plus de voyager dans l’espace grâce aux trains, haha). Concernant la partie dédiée à Harry Potter, si le manque de mise en valeur avait rendu l’endroit un peu décevant en 2010, notre opinion ne s’est pas améliorée en 2019 à la découverte des changements effectués. Si vous êtes un grand fan de Harry Potter, vous pouvez y aller en gardant en tête les heures d’attente à effectuer. En-dehors de ça, la boutique est certes bien remplie mais reste assez petite, et offre moins d’articles que d’autres magasins plus grands de la capitale (un comble pour la boutique officielle !) ; et à notre sens, la reconstitution de la voie 9 3/4 ne vaut pas le temps passé à attendre.

The Globe, théâtre de Shakespeare

The Globe, c’est le nom donné au théâtre où se produisait Shakespeare (le dramaturge le plus célèbre de la littérature britannique, si si). Le lieu n’est pas d’origine et a été maintes fois reconstitué ; mais pour une littéraire anglophile, il représentait un passage incontournable quand même.

Dès 2010, nous y sommes donc allés. C’est Jipé qui a repéré le bâtiment “Tiens, regarde, le théâtre de Shakespeare.” Mes yeux pétillent. Ils perdent vite leur éclat. Exceptionnellement, il n’y a pas de visite. Quand ça ne veut pas…

Notre avis
Avis difficile à donner puisque nous n’avons pas pu visiter. Monument à voir si l’on est fan de Shakespeare ou de l’histoire littéraire (et éventuellement architecturale) de la Grande-Bretagne.

Saint Paul’s Cathedral

En toute franchise, passer voir la Cathédrale Saint-Paul, c’était une question de culture personnelle. Je ne parle même pas de visiter l’intérieur, puisque nous n’y sommes même pas entrés (encore une fois, hors budget). Mais simplement de passer l’admirer et d’avoir l’occasion de la visualiser dans le contexte où mes souvenirs la placent : avec une vieille dame qui nourrit des oiseaux et qui chante, comme dans Mary Poppins (le film de 1964, pas la remasterisation).

Nous sommes en 2010. Sur place, pas de vieille dame à chapeau, mais des oiseaux quand même (des pigeons, brrrrr l’horreur) et les traces immondes de leur passage (j’ai déjà dit que je n’aimais pas les pigeons ?). Nous grimpons sur le parvis, admirons la façade, les sculptures, la coupole, avant de redescendre. Le temps est moche anglais maussade mais ça n’enlève rien à la majesté du lieu.

Notre avis
Etant une inconditionnelle de Mary Poppins depuis ma plus tendre enfance, je ne suis pas très objective j’imagine ; n’empêche, j’ai vraiment adoré le lieu. Le parvis, la coupole, tout correspondait à ce que mes souvenirs en avaient conservé, en mieux. La cathédrale est haute, imposante, étendue, détaillée et vraiment belle. L’extérieur est si prometteur que je ne doute même pas de l’intérêt de sa visite intérieure. Un bel endroit à voir à Londres.

Le Trocadéro

Cet immense centre de jeux et de loisirs en tout genre à tendance futuriste avait tout pour nous plaire. Son petit côté Toy Story n’était d’ailleurs pas pour me déplaire, surtout en 2010, lorsque j’étais encore vraiment très fan de Disney. Nous avons donc profité d’une météo mitigée pour nous y rendre.

Il était 10H30 à notre arrivée, à peine plus lors de notre départ. Quel idiot a l’idée saugrenue de venir dans ce genre de centre, qui vit sans doute la nuit, en début de matinée ? (Nous, bien sûr…) Le centre était complètement vide. Sans exagérer. En-dehors de nous, quelques employés s’affairaient au ralenti dans le centre endormi ; une ou deux personnes avaient l’air d’être comme nous, en simple visite. Une telle désertion avait un peu quelque chose de glauque, comme les débuts d’un film d’horreur ; bon public, je n’ai pas tardé à m’y sentir mal et à craindre pour ma vie. Plus mesuré, Jipé s’est moqué et m’a fait faire le tour des lieux. Une demi-heure plus tard, j’ai pu retrouver la lumière du jour saine et sauve.

  • Informations : Trocadero Centre, 13 Coventry Street, London W1D 7DH.

Notre avis
S’y rendre de bon matin était sans doute l’idée la plus stupide que nous ayons eue. Cela dit, dans la mesure où l’endroit tel que nous l’avons connu a fermé définitivement l’année suivante, peut-être qu’il était déjà en perdition lors de notre passage.

Les musées

Comme toute bonne capitale qui se respecte, Londres est un haut-lieu culturel et regorge de nombreux musées. Si la plupart sont payants, vous aurez la chance de tomber sur quelques uns qui sont gratuits. Selon vos goûts, vous trouverez de quoi étancher votre soif de savoir dans l’un ou l’autre des musées londoniens.

Natural History Museum

La visite de ce musée s’est fait non seulement par hasard, mais est également le fruit d’un formidable coup de chance consécutif à une monumentale poisse. Mais commençons par le commencement.

En février 2010, nous arpentons les rues de Londres et décidons, au milieu de l’après-midi de notre dernière journée complète, de visiter le Natural History Museum. Arrivés sur place, nous déchantons très vite : la file d’attente à l’entrée s’étend bien au-delà des limites du bâtiment, pourtant très vaste. Après renseignement, nous apprenons que l’attente équivaut à 3h. La fermeture du musée est prévue 2h plus tard. Ô joie. Nous abdiquons aussitôt.

En avril de la même année, l’une de nos plus grandes poisses répertoriées à ce jour en matière de voyage nous amène à passer par Londres. Nous y arrivons à 5h du matin ; notre train ne part qu’à 20h. Comme nous avons la journée devant, nous flânons dans les parcs avant de repenser au Musée d’Histoire Naturelle. Nous nous y rendons donc et arrivons avant son ouverture. La file est déjà dense mais nous savons qu’une fois entrés, nous aurons bien le temps d’en profiter. Nous patientions donc avant d’accéder au musée.

Et nous y passons la journée entière. Il est si vaste que nous n’en faisons pas le tour ; et il est si génial que nous ne nous rendons même pas compte du temps que nous y passons. De salle en salle, des créatures marines qui nous plongent dans les abysses de la met aux squelettes entiers d’animaux disparus, qui nous font frémir, en passant par l’animatronique d’un tyranausure qui fait pleurer les enfants qui passent et me fait même douter de la disparition de l’espère tant il parait réel, le musée se révèle comme la mine d’or qu’il est, dans toute sa diversité. C’est la mine réjouie et les yeux pétillants que nous quittons les lieux en ne regrettant à aucun moment d’y avoir mis les pieds.

Notre avis
J’ai déjà parlé de notre passion pour les musées d’histoire naturelle ; eh bien en fait, elle vient de ce musée. Le Natural History Museum de Londres est le premier que nous avons fait, celui qui nous a donné l’envie de visiter tous les musées de ce genre dans les villes que nous visitons. Il est immense, complet, passionnant et diversifié ; les zones s’adressent aux enfants autant qu’aux adultes et abordent les thèmes sous un angle à la fois pédagogique et ludique. Une attente qui se justifie par la qualité de ce musée qui nous laisse encore, des années après, de superbes souvenirs. Un coup de cœur absolu !

British Museum

“Et vous Madame, vous y êtes déjà allés au British Museum ?” “Non, jamais jusqu’à maintenant”.

Voilà comment j’ai menti à mes élèves toutes ces années.

C’est là que je me félicite d’avoir ce réflexe d’écriture. J’ai redécouvert récemment, suite à notre déménagement, que lors de notre escapade à Londres en 2010, le premier endroit que nous avions visité Jipé et moi étaient le British Museum. Et aucun de nous n’en a gardé de souvenirs !

A peine arrivés sur Londres, nous escortons nos visiteurs jusqu’à l’Eurostar, les aidons à gérer leurs problèmes, trouvons notre hôtel, nous reposons et repartons sous le coup des 18h. Et comme le British Museum est le seul monument ouvert tard en soirée, c’est donc le premier que nous visitons.

Je remercie mon cahier pour tous ces souvenirs gravés (je me remercie moi-même, quoi) : comme il faisait mauvais temps, nous sommes arrivés au musée complètement trempés. Nous y sommes restés 2h, jusqu’à l’heure de fermeture (20h) ; nous n’avons donc pas tout visité mais avons pu avoir un aperçu d’un certain nombre de galeries et de collections, comme par exemple la galerie sur l’Egyptologie (et là, merci la passion de Jipé de l’époque, qui était de prendre des photos tous azimuts !).

  • Informations : British Museum, Great Russell Street, London WC1B 3DG, Visit | British Museum (entrée gratuite) sorties métro Russel Square ou Holborn.

Notre avis
Si nous n’en avons conservé aucun souvenir, c’est qu’il ne valait pas le coup, me direz-vous. Eh bien détrompez-vous : selon ce que j’ai écrit à l’époque, nous y avons passé un très bon moment, l’avons trouvé très intéressant et avions envisagé d’y retourner lord d’un prochain voyage. Comme quoi l’absence de souvenirs d’un événement ne doit pas traduire l’insipidité de l’événement en question !

Tate Modern

Ce musée, en revanche, je me souviens très bien l’avoir visité : et ce n’est pas valorisant pour autant.

En 2010, nos visites étaient loin d’être planifiées (pour ne pas dire qu’elles ne l’étaient pas du tout : nous ne savions ni où aller, ni quoi faire, l’idée était seulement de flâner au gré de nos envies). Nous nous y sommes rendus par hasard parce que sa façade a attiré. Alors que nous flânions dans le quartier de la Cathédrale Saint-Paul, nous avons repéré un pont à la forme étrange qui surplombait la Tamise. Nous nous sommes approchés et avons aperçu, par-delà l’étrange forme, un haut bâtiment sur les vitres duquel était écrit “Free Entry – Tate Modern”. Comme c’était un musée gratuit, nous nous y sommes rendus.

Le bâtiment était immense. Certaines galeries, payantes, ne nous étaient pas accessibles ; qu’importe, nous avons fait un tour, monté les étages, découvert les expositions de cet espace dédié à l’art moderne. Nous avons quitté les lieux avant d’avoir foulé tous les étages.

  • Informations : Tate Modern, Millbank, London SW1P 4RG, Tate Modern | Tate, sorties métro Southwark ou Mansion House (pour venir depuis le pont).

Notre avis
L’art moderne, ce n’était pas notre truc à l’époque, mais nous avions la curiosité de notre jeunesse. Nous avons tenté l’expérience, qui ne fut pas concluante. Le musée est immense, épuré, construit dans une centrale électrique désaffectée. Les œuvres sont contemporaines et pas toujours accessibles au grand public. Le souvenir que nous en gardons n’est pas des plus positifs, mais il nous a permis de nous rendre compte que l’art moderne n’était vraiment pas notre truc. Et comme il est gratuit, ça reste une belle occasion de se familiariser avec ce genre d’art si on en n’est pas coutumier.

Les quartiers

Londres est si vaste que, comme toutes les grandes villes j’imagine, elle s’est divisée au fil du temps en de nombreux quartiers différents. Si chacun se démarque par son appellation (avec un joli petit nom, au contraire de Paris et de ses numéros d’arrondissements), le moins que l’on puisse dire, c’est que les noms choisis ne constituent pas les uniques différences. Chaque “borough” a son identité propre, sa culture, son rythme et son style de vie. Et chacun contribue à sa manière à faire la beauté de la capitale.

Camden

A peine sortis du métro, nous sommes frappés par la différence avec ce que nous connaissons de Londres. Adieu les façades victoriennes et la pudeur bienséante des rues britanniques ! Berceau des cultures dites alternatives, le punk en tête, suivi du rock, de l’électro et de tous les courants les moins connus qui soient, Camden est un quartier à part avec une identité très marquée. Des devantures de magasins, volontairement époustouflantes, aux pubs déjantés, en passant par les diverses galeries et activités artistiques (impossible de faire un pas sans croiser la boutique d’un tatoueur / perceur !), nous ne savons plus où regarder tant la Camden extravertie nous hypnotise. Si vous voulez du subversif, c’est là qu’il faut vous rendre !

Chacun de nos pas dans Camden High Street attire notre œil dans une nouvelle direction. Chaque façade est une œuvre d’art. Là, un énorme dragon nous indique l’entrée d’un restaurant – buffet chinois. Plus loin, une gigantesque chaussure cloutée nous montre la boutique de vêtements et chaussures punk à laquelle elle appartient. Dans la rue bondée, nous nous faufilons entre les badauds et les punk qui mendient, cheveux en crête, bières et chiens à la main, brandissant fièrement leur pancarte “Help Punks get drunk”. Le ton est donné.

Nous passons le canal et nous enfonçons dans un bâtiment qui ne paie pas de mine mais a le mérite de nous protéger de la bruine. Là, les étals s’enchaînent, le multiculturalisme du quartier s’expose fièrement : nous pénétrons dans les dédales du Camden Market, l’un des plus célèbres marchés de Londres, sans nous en rendre compte. Le marché s’étend comme la toile géante d’une araignée, les allées serpentent tel un labyrinthe. C’est aussi impressionnant qu’inquiétant ! Nos estomacs grouillent du Full English Breakfast ingurgité peu auparavant ; pourtant, les odeurs qui émanent des étals nous mettent vite l’eau à la bouche. Camden Market, c’est ça : des gens qui se battent pour t’offrir la meilleure cuisine du monde qui soit. Et ils ne lésinent devant rien : à chaque étal, on nous tend une spécialité à déguster dans l’espoir de nous faire acheter notre repas complet ! Nos estomacs voyagent du Japon au Liban, de l’Inde à la Chine, du Pakistan au Sénégal. Repus, nous bifurquons plus loin dans le quartier et découvrons une immense boutique, flanquée de deux statues robotiques de plusieurs mètres de haut, véritable institution dans la mode cyberpunl : le Cyberdog. Plusieurs étages de gadgets futuristes, de vêtements et de chaussures cyberpunk, de livres et de DVD, ainsi qu’un étage hardcore interdit aux enfants : j’ai l’impression d’avoir changé de planète ! Le retour à la lumière du jour a comme un goût de seconde naissance. Un dernier tour sur le marché, autour des nombreuses statues d’Amy Whinehouse, et un détour par une Fudge Factory artisanal (une tuerie !!), et nous quittons les trombes d’eau de Camden pour trouver de quoi s’abriter dans le centre de Londres.

  • Informations : Camden Town, nord de Londres, sortie métro Camden Town.

Notre avis
Enorme coup de cœur pour ce quartier de Londres ! Dès nos premiers pas, nous avons été emportés par l’atmosphère de Camden, ses couleurs, sa musique, sa personnalité. Sur le marché, les gens étaient enjoués, solaires et accueillants ; les étals nous ont dépaysés autant que transportés. Le quartier ne jouit pas d’une excellente réputation en raison de la recrudescence des vols (rendus plus simples par la promiscuité du marché) et surtout par sa population décalée ( = punk dans l’imagerie collective, même si Camden est bien plus diversifiée que ça) et globalement pauvre. Vous croiserez beaucoup de mendiants au détour des rues et la vie sera plutôt animée. Mais Camden mérite vraiment le coup d’œil ; en 2019, c’est l’un des derniers endroits où nous nous sommes rendus avant de partir tant il nous avait plu. C’est aussi là que nous avons trouvé les cadeaux que nous voulions ramener aux Monstres, et là que nous nous sommes résolus à les emmener à tout prix lors de notre visite familiale, prévue dans les mois à venir.

Notting Hill

Très honnêtement, Notting Hill ne faisait pas partie de ma liste des quartiers londoniens à visiter. Nous ne devons sa découverte qu’au fait que j’ai anticipé et donc préparé notre voyage en 2019. Au détour de mes flâneries sur les blogs de voyage, j’avais relevé les quelques lignes positives qui abordaient Notting Hill. Focalisée sur d’autres découvertes (Camden, notamment), j’avais presque oublié Notting Hill, qui ne doit son salut qu’au film qui porte son nom (film que je n’ai par ailleurs jamais vu). Une suite de hasards gravés dans ma mémoire nous mène donc, un beau matin, à la sortie du métro, quelque part aux abords du quartier de Notting Hill, dans l’idée d’y trouver un pub qui nous servirait un Full English Breakfast. Circonspects, nous errons sans but, près à rebrousser chemin (c’était pas censé être coloré, dans le coin ?). Jipé me convainc de persister. “C’est par où ?” “Je n’en sais rien. Je ne me souviens pas de ce que j’ai lu et je n’ai rien noté. Viens, on essaie par là, ça me dit quelque chose, ce nom de rue”. C’est comme ça que nous commençons à suivre Portobello Road.

Quel bien nous en a pris ! Les habitations très anglaises se suivent et, si elles se ressemblent par la forme, elles se distinguent par la couleur. Tour à tour jaune, bleu, rose, elles arborent toutes une teinte différente, avec le pastel comme unique concordance. Plus loin dans la rue, les boutiques s’éveillent doucement, face aux étals du marché qui se dressent petit à petit. Le quartier est calme, encore endormi ; des livres, de la décoration, de l’art ; c’est résolument l’un des quartiers chics de la capitale ! Nous bifurquons dans une autre rue, longeons une église, repérons des noms de restaurants que j’avais mis de côté : The Tabernacle, à l’ambiance jamaïcaine (toujours pas compris le concept…), une pizzéria avec une vraie Fiat 500 à l’intérieur, comme décor… Nos estomacs crient pourtant famine.

Quid de notre Full English Breakfast ? Nous traversons les lieux mais croisons peu de pubs. L’ambiance de ce quartier très élégant et raffinée est plus aux salons de thé. Nous passons devant de nombreuses “bakeries”, et les quelques pubs disséminés sont trop chics pour proposer autre chose que des “croissants”. Il faut se rendre à l’évidence : le but ultime de notre quête matinal ne se trouvera pas là. A moins de se nourrir de thé et de croissants. Nos estomacs protestent ; nous abdiquons et rebroussons chemin par le métro.

Informations : Notting Hill, ouest de Londres (Kensington et Chelsea), métro sortie Notting Hill Gate.

Notre avis
Deuxième coup de cœur de notre séjour londonien de 2019. Si ce quartier n’a rien à voir avec Camden, il a fait l’objet d’un autre coup de foudre grâce à son ambiance sereine et à ses façades colorées. Nous avons vraiment tout aimé dans ce quartier, bien que son ambiance très chic ne nous ait a priori pas mis très à l’aise. Un quartier sûr, paisible, charmant, familial et typique. Sans conteste l’autre endroit de Londres où nous ne manquerons pas d’emmener les Monstres lors de notre voyage avec eux.

Westminster

Autre passage obligé dans la capitale londonienne : le quartier politique de Londres, à savoir Westminster. L’endroit concentre une grande partie des bâtiments liés à l’histoire politique londonienne. En bord de Tamise, s’élèvent the Houses of Parliament, qui abritent les réunions du Parlement britannique. Collé à l’édifice se dresse l’immense la tour de Big Ben, dont les carillons s’entendent au loin. Près de l’ensemble, contre les jardins du palais, l’on trouve Westminster Abbey, qui voit se marier, être couronnés ou être enterrés les hauts membres de la famille royale britannique. A peine plus loin dans le quartier se situe en outre les appartements du 10, Downing Street, qui abritent le Premier Ministre britannique durant toute la durée de son mandat. Buckingham Palace se trouve à peine plus loin à pied.

Notre premier passage dans le quartier nous laisse une forte impression. Arrivés par l’autre rive de la Tamise, nous admirons the Houses of Parliament et Big Ben tout le long de la traversée du pont. Si la visite du Parlement est gratuite, elle est malheureusement réservée aux groupes le jour de notre premier passage. Nous nous engageons donc dans les jardins du Parlement, admirons la vue sur la Tamise et sur le London Eye, la grande roue, située sur l’autre rive, et avant de quitter les lieux.

Notre second passage s’avère plus décevant. Nous arrivons par le métro et constatons rapidement que le quartier entier est en réfection. Big Ben est invisible, caché derrière d’énormes échafaudages qui la rendent disgracieuse. The Houses of Parliament conserve sa majesté mais parait moins impressionnant, amputé de sa tour. Pour la première fois, nous passons par les appartements du Premier Ministre. Mais en 2019, de nombreux attentats sont passés par là : la rue n’est plus accessible, des hautes grilles en barrent l’accès, surveillés par de nombreux gardes. La demeure n’est visible que de loin.

  • Informations : Westminster, centre de Londres, sortie métro Westminster.

Notre avis
Beaucoup de quartiers valent le détour à Londres, et Westminster en fait indéniablement partie. Son poids politique et historique le rendent particulièrement crucial ; son intérêt architectural vient compléter le tableau. Malgré les travaux de 2019, il reste l’un de nos quartiers incontournables, un de ceux où nous nous plairons à faire une halte rapide. Seuls bémols, et pas des moindres : tout y est très cher. Si la visite du Parlement était (à l’époque en tout cas) gratuite, toutes les autres sont payantes, à des tarifs parfois rédhibitoires. En 2010, une entrée pour l’Abbaye de Westminster coûtait par exemple £15 par personne, ce qui nous paraissait déjà énorme ; le tarif a sans nul doute augmenté depuis. L’autre souci réside dans la popularité du quartier. Si nous n’avons pas visité l’Abbaye en 2010, c’est autant en raison de son tarif que de la file d’attente à l’extérieur. Une telle visite doit donc non seulement s’anticiper financièrement, mais également temporellement. Enfin, il faut aussi avoir conscience que ce quartier concentre une bonne partie du travail londonien. La circulation y est dense et le statut de piéton n’y est pas toujours aisé.

Regent Street & Oxford Street

Une envie de shopping à Londres ? Ce sont les rues à arpenter absolument.

En 2010, échaudés par l’échec de la visite au Trocadéro, nous avons suivi les rues un peu hasard. C’est ainsi que nous avons découvert Regent Street. Cette immense artère commerçante nous a vendu du rêve avec son enchaînement de boutiques de marques très connus. C’est là que nous avons fait la découverte de Hamleys, le mastodonte des magasins de jouets, qui offrait à l’époque cinq étages de jeux et jouets pour enfants en tout genre. Une vraie mine d’or. Après y avoir passé un très long moment, nous avons continué à remonter la rue avant de bifurquer sur Oxford Street et ses boutiques de luxe, l’équivalent des Champs Elysées en terme de prestige.

Nos bons souvenirs nous ont amenés à nouveau du côté d’Oxford Street en 2019. Problème : depuis Westminster, nous avons du mal à estimer le meilleur chemin pour nous y rendre. Nous prenons donc conseil auprès d’un agent du métro. Grâce à lui, nous nous perdons complètement. Un peu énervés, nous repérons Regent Street et allons nous consoler chez Hamleys. Ses cinq étages de jeux, et son étage entier dédié à Harry Potter, avec une immense statue de Hagrid pour nous accueillir, et des baguettes magiques introuvables même au magasin Harry Potter de King’s Cross, ont tôt fait de nous apaiser ! Nous flânons ensuite çà et là aux alentours de Regent Street sans jamais retrouver la trace d’Oxford Street.

  • Informations : Regent Street, accessible en métro depuis les sorties Picadilly Circus ou Oxford Circus ; Oxford Street accessible en métro depuis les sorties Oxford Circuset Tottenham Court Road.

Notre avis
Nos priorités et nos goûts ayant changé, il est difficile de situer un avis clair entre notre découverte en 2010 et notre retour en 2019. Si le luxe de ces rues n’est plus spécialement ce qui nous attire, il reste intéressant ne serait-ce qu’au travers de l’architecture impressionnante qui le compose. Petite exception pour Hamleys, qui reste un magasin à faire absolument avec des enfants (même sans, d’ailleurs) tant il nous fait retomber en enfance systématiquement. Des deux rues, nous préférons Regent Street ; si Oxford a un côté Champs Elysées, en terme d’intérêt, la rue parisienne gagne selon nous le duel haut la main.

Les parcs

Que serait une capitale sans ses parcs ? Tout comme certaines rues font la renommée de Londres, certains parcs ont aussi gagné leur notoriété hors des frontières britanniques.

Kensington Gardens et Hyde Park

Belle découverte de notre séjour londonien de 2019 : les Kensington Gardens. Si notre hôtel offrait de nombreux inconvénients, il possédait tout de même deux avantages de taille : il était situé tout près d’une station de métro et également aux abords des Kensington Gardens.

En soi, ces Gardens ne sont qu’une partie du grand parc nommé Hyde Park. Le parc est si grand que nous n’en avons parcouru qu’une infime partie. Depuis l’entrée par Bayswater Road, nous nous mettons en tête de partir à la recherche du Diana Memorial. Nous suivons donc consciencieusement les panneaux. La beauté nous parc nous attire, les nombreux écureuils qui nous approchent sans peur nous détournent parfois de notre objectif. Les écureuils ! La visite a un vrai goût de déjà vu grâce à eux. Nous arrivons par hasard près du Albert Memorial. Certes, il est grandiose ; mais il n’a rien à avoir avec notre objectif. Et en plus, il est à l’opposé du Diana Memorial. Comment, en suivant les panneaux, est-il possible de s’éloigner autant de son but ? Nous nous enfonçons dans le parc, ne voyons plus rien de la ville, commençons à nous inquiéter, puis croisons des policiers à cheval, et repérons enfin une sortie. Nous ne savons plus où nous sommes, mais qu’importe : une entrée de métro nous tend les bras et nous aidera bien dans notre repérage. Et tant pis pour le Diana Memorial.

  • Informations : Hyde Park, entre Bayswater Road et Kensington Road, accessibles depuis les sorties métro : Hyde Park Corner, Marble Arch, Queensway, Knightsbridge (pour le Albert Memorial).

Notre avis
Comme il s’agit du plus grand parc de Londres, je pense qu’il est vraiment à faire. Sans avoir mis un pied dans un parc tel que celui-là, il est impossible de se rendre compte à quel point ce genre d’endroits isolent du tumulte de la ville. Même les hauts bâtiments sont complètement hors de vue ! Entre les arbres, les allées immenses, le lac, les fleurs et la pelouse, Hyde Park offre vraiment un écrin de nature au cœur de Londres, un endroit où se ressourcer en toute quiétude. Ce n’est pas la campagne, mais ça y ressemble un peu.

Green Park

Nous y avons effectué une traversée éclair en 2010 pour rejoindre une station de métro. Alors que nous étions à Buckingham Palace, nous avons décidé de prendre le métro pour traverser Londres. Sur une carte disponible dans la rue, nous avons repéré la station. “Oh, c’est à la sortie du parc. Parfait, il suffit juste de traverser, ce sera rapide.” Nous pensions réellement que c’était la station la plus proche géographiquement. Hahaha. Les naïfs.

Un parc de capitale n’est pas juste un carré de pelouse anecdotique. Non : il est à l’image de la ville : étendu et grandiose. Nous avons donc passé la porte du jardin près de Buckingham Palace et suivi le chemin jusqu’à la station de métro. Plusieurs fois, nous nous sommes arrêtés, estimant que nous avions forcément dépassé la zone recherchée. Nous avons pensé à bifurquer ailleurs, à faire demi-tour, à demander à quelqu’un. Mais Jipé, quoiqu’hésitant, a persisté “Mais c’était tout droit sur le plan, on ne peut pas se tromper en allant tout droit !”. Finalement, nous avons trouvé la station. Et compris qu’un parc en grande ville, ce n’est pas “juste un petit parc”.

  • Informations : Green Park, près de Piccadilly Road et Buckingham Palace, accessible en métro depuis la sortie Green Park.

Notre avis
Dans la mesure où l’idée n’était pas de profiter du parc mais de rejoindre le métro, il est difficile de donner un avis sur Green Park en tant que tel. Je me souviens surtout d’avoir craint une erreur dans notre orientation tant les chemins et les pelouses se ressemblent. Le seul vrai souvenir dénué de l’objectif final, qui était de trouver le métro, est celui de notre entrée dans le parc, par un haut portail en or qui m’a impressionnée.

London Food

Les Britanniques ne sont pas réputés pour leur nourriture… et c’est un tort ! Lors de nos quelques mois de vie passés là-bas, nous avons découvert des spécialités qui nous ont marqués et que nous avons plaisir à retrouver lorsque nous traversons la Manche. En-dehors des spécialités, nous avons aussi eu l’occasion de tester quelques adresses sur Londres, plus ou moins recommandables.

The Wetherspoon

Le rendez-vous hebdomadaire de nos fins de semaine anglaise, à l’époque où nous habitions là-bas. Nous retrouvions alors mes collègues professeurs ainsi que l’assistante d’allemand avec qui je m’entendais très bien. Le pub était animé et offrait de la nourriture correcte pour une prix très raisonnable. Jipé était un inconditionnel du Beer & burger à £4 et je vouais un culte au Chocolate Fudge Cake qui ne coûtait pas grand chose non plus.

En 2019, nous avons retrouvé avec un plaisir évident teinté de nostalgie cette chaîne de pub dans le quartier de la Tour de Londres et y avons mangé notre repas du midi. Amère déception : le Beer & burger a beaucoup augmenté (assez logique en 9 ans cela dit) et le Chocolate Fudge Cake n’était pas à la carte ; nous avons beaucoup attendu, au point de penser qu’on nous avait oubliés (il faut commander au bar, donner son numéro de table et attendre d’être servis) ; et la nourriture était vraiment loin de nos souvenirs. Très déçus par cette chaîne qui a fait nos beaux jours en 2009-2010. C’est peut-être spécifique à ce Wetherspoon précis cela dit, et il semble avoir fermé.

Camden Market

L’un de nos coups de cœur sur Londres, autant pour l’ambiance que pour la diversité culinaire. Vous voulez manger sur le pouce et bénéficier d’un vaste choix de cuisines du monde, alors Camden Market est fait pour vous ! Les étals se battent pour vous faire commander à grand renfort de mains tendues sur des mets à goûter. Les bonnes odeurs vous chatouillent le nez, vous commandez et continuer votre route armés de votre repas, ou bien vous profitez des quelques tables disposées aux alentours du marché. Un bon moyen de manger rapidement sans se ruiner et de tester de nouvelles saveurs.

Fortnum & Mason – Afternoon Tea Room

Repéré sur un blog de voyage, le Fortnum & Mason nous offre une pause salutaire après un éreintant passage par le magasin Hamleys. Niché dans un bâtiment victorien immense, ce salon de thé à l’ambiance très chic surplombe un espace occupé par des boutiques. Le service y est efficace et les propositions nous rappellent que la cuisine anglaise est loin d’être la calamité qui fait sa réputation. Chocolat chaud, thé et scones nous requinquent immanquablement. Un endroit sympathique pour un Tea Time bienvenu.

Masala Zone Bayswater

Offrant l’une des cuisines les plus représentées en Grande-Bretagne (historiquement explicable par la colonisation de l’Inde au XIXe siècle), les restaurants indiens font partie de ces endroits à découvrir lorsque l’on va en terre britannique. Nous avons repéré le Masala Zone, sur Bishop’s Bridge Road, à notre arrivée en 2019 ; notre découverte de la cuisine indienne en 2010 n’a pas mis longtemps à nous convaincre de retourner dans un restaurant indien. Malgré notre expérience, nous nous perdons vite dans la carte, ne sachant pas comment elle fonctionne ; un serveur vient rapidement à notre rescousse. Le résultat est à la hauteur de nos attentes, puisque nous sortons repus, après un repas plein de saveurs où nous avons très bien mangé. Le service était par ailleurs chaleureux, efficace et impeccable, ce qui ne gâche rien.

Prince Alfred

Près de la station de métro Bayswater, nous y sommes allés le soir de notre arrivée en 2019 pour nous remettre de nos émotions et commander le Fish & Chips et les bières que nous convoitions depuis notre départ. L’endroit est assez grand, nous y avons correctement mangé sans que ça ne nous marque plus que ça.

Bayswater Arms

Premier pub où nous voulions aller lors de notre arrivée, mais comme il était bondé, nous nous sommes rabattus sur Prince Alfred. Nous y sommes retournés pour prendre notre Full English Breakfast le lendemain accompagnés de deux chocolats chauds. Les assiettes étaient énormes ; le petit-déjeuner était simple, mais copieux. Pas de la grande restauration mais de quoi manger suffisamment sans payer trop cher.

Café Rouge

Chaîne de restauration à l’offre culinaire française, comme son nom l’indique. Nous y sommes allés quelquefois en 2010, dont l’une à Londres, dans le quartier de la Cathédrale Saint-Paul. Dans ce café qui se réclame du chic parisien, nous avons commandé des chocolats chauds et un trio de crèmes brûlées. Et comme en Grande-Bretagne, la cuisine française justifie à elle-seule de gonfler les prix, nous avons donc payé un peu cher un goûter bon mais pas exceptionnel. Ce qui explique sans doute que nous n’y soyons pas retourné en 2019.

Conseils

  • Si vous venez depuis la France, prenez le train ou l’avion (préférence pour le train, bilan carbone oblige ; et puis l’arrivée à King’s Cross / St Pancras est classe, quand même). Inutile de vous encombrer d’une voiture, puisqu’il est difficile de circuler à Londres, et qu’en plus, c’est payant, contrairement à toutes les autres routes de Grande-Bretagne.
  • Si vous venez en avion, il vous faudra prendre une navette depuis l’aéroport. Renseignez-vous en amont, et achetez si possible en avance, car des lignes sont prévues par la compagnie ferroviaire britannique, et les prix sont souvent bien moins chers que les lignes prévues par l’aéroport. Exemple : en 2019, nous avons atterri à Heathrow suite à notre annulation de vol, et avons pris le Heathrow Express, qui nous a coûtés £50. Pour le retour, nous avons pris les billets à Victoria Station la veille, billets qui nous ont coûté moitié moins cher puisque pris via les lignes ferroviaires en place.
  • Il est de bon ton de laisser des pourboires, le service n’étant pas inclus. Donc ne l’oubliez pas dans votre paiement, au risque de passer pour un pingre.
  • Lorsque vous prenez un hôtel ou un logement quelconque, vérifiez toujours sa proximité avec une station de métro ou un arrêt de bus. Si ce n’est pas spécifié dans l’annonce, vérifiez à l’aide d’une carte en n’oubliant pas de vous référer à l’échelle.
  • Prenez la Oyster Card pour vous déplacer. Elle est économique et rapidement rentabilisée. Et n’oubliez pas de la rendre en partant (il suffit d’aller à un automate d’une station de métro).
  • Réservez ce que vous voulez absolument visiter en amont. Les grands monuments sont souvent bondés.
  • Ne vous laissez pas influencer par la réputation de la cuisine anglaise et tester des spécialités. Certaines sont vraiment à tomber.
  • Même si l’anglais, ce n’est pas votre truc, faites l’effort de revoir vos bases. La plupart des Britanniques partent du principe que tout le monde parle l’anglais. Donc vous pourrez avoir du mal à trouver quelqu’un pour parler français au besoin. C’est moins vrai à Londres, qui est une ville très cosmopolite ; mais gardez en tête que ça peut vous arriver, même dans les monuments les plus visités.

Conclusion

La Grande-Bretagne est depuis longtemps notre pays de cœur. Londres fait partie de ses villes que nous avons plaisir à retrouver dès que nous foulons son sol et qui nous donne l’impression d’être chez nous. Si elle n’est pas la plus grande ni la plus impressionnante capitale d’Europe, elle offre suffisamment d’attraits pour mériter d’être visitée et a su rester à taille humaine, ce qui permet de s’y déplacer sans difficulté et sans trop se perdre. Une belle ville à découvrir en couple ou en famille.

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