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Les Monstres à Paris – découverte de Paris en famille, octobre 2023.

Paris, c’est l’une de nos villes de cœur, à Jipé et moi. De mémoire, c’est la première ville que nous ayons visitée en tant que couple, à l’époque où l’aller-retour ne coûtait que 15€ (si si, ça a bien existé !). Plus jeune, si j’avais été moins couarde, j’aurais pu y vivre et m’y épanouir. La grandeur, la beauté des bâtiments, l’ambiance, la vie culturelle intense et continue… tout fait briller mes yeux quand je rejoins la capitale. Et si aujourd’hui, mes envies de calme et de nature ont pris le pas sur mes besoins de vie trépidante, je retourne toujours avec plaisir dans le fief des vrais citadins.

Etant donné notre amour commun pour Paris, il n’est donc pas étonnant que l’envie de la découvrir ait finalement contaminé notre progéniture, me direz-vous. Et bien que nenni. Cette envie, nous la devons à la série Miraculous. Pour l’inspiration parentale, on repassera.

Ce week-end, nous en parlons depuis quelques temps déjà. Mais d’autres voyages sont intervenus dans nos vies, d’autres projets aussi… En août pourtant, le contrecoup du déménagement et de notre sédentarité se fait ressentir. Paris, ce sera avant la fin de l’année !

A nouvelle vie, nouvelle façon de voyager !

Notre fibre écolo décide d’un certain nombre de nos décisions depuis quelques années déjà. Nous avons conscience qu’à nous tous seuls, nous ne sauverons pas la planète, et que nos petits gestes ne seront pas suffisants. Pourtant, ils sont importants pour nous, car à notre manière, nous avons l’impression de faire notre part. Ou une partie de notre part.

Si d’années en années, nous évoluons et développons nos gestes pour tenter de sauver ce qui peut l’être ou de préserver ce qui doit l’être, il nous reste toutefois un point noir dont nous avons pleinement conscience : les voyages. Et si les voyages peuvent être un maximum décarbonés, il faut bien admettre qu’en la matière, nous sommes complètement à la traîne et avons du mal à faire des efforts.

Après la Guadeloupe, nous avons enfin pris la décision logique que nous peinions à prendre jusqu’à maintenant : tenter de décarboner nos voyages. Avec Paris, c’est facile : transports en commun sur place, pas de voiture à envisager. Mais pour y aller, c’est une autre histoire…

Le train, nous y sommes habitués, puisque nous l’avons pris durant plusieurs années pour aller travailler (en habitant pourtant en campagne, oui oui oui c’est possible, quoique trèèèèès contraignant). Et parce que nous le connaissons, nous rechignons à nous embarrasser de ses contraintes.

Et pourtant, pour la première fois depuis que nous sommes 5, nous choisissons de rejoindre la capitale par le réseau ferré. C’est très cher, vraiment beaucoup plus que la voiture ; c’est rapide mais contraignant en terme d’horaires ; c’est une angoisse car, après tout, les annulations et les retards, nous les avons expérimentés des années durant. Qu’importe : nous voilà armés de nos billets (et endettés sur deux générations).

Notre expérience
Nous avons pris le TGV, donc nous craignions moins les annulations. Si les billets restent assez chers, il faut avouer que cette expérience a été plutôt positive. Depuis notre gare, nous sommes arrivés en 1h20 à peine à Paris, les Monstres étaient aux anges de s’essayer à la voie ferrée (Doudou étant fan de train, il a vécu un rêve éveillé… mais trop court), et il était facile de les occuper puisque nous n’avions pas la route à gérer. Petit bémol pour les places réservées qui ne sont pas respectées par certains voyageurs.

Le logement

Aaaaaaah le nerf de la guerre. Et quant à parler de nerfs, autant dire que les nôtres sont mis à rude épreuve lors de cette recherche.

Franchement, chercher une aiguille dans une botte de foin, c’est une partie de plaisir par comparaison avec la recherche d’un logement convenable et pas trop cher à Paris. Il faut dire que notre motivation est telle que les recherches débutent deux semaines avant le départ prévu. Autant dire à la dernière minute.

Et puis surtout, nous n’avons pas loué de logement familial à Paris depuis 2015. Lorsque nous voyons s’afficher les premiers prix, nous croyons à une erreur. Une inflation pareille, c’est vraiment autorisé ou il y a un bug dans la matrice parisienne ?

Après moult pérégrinations virtuelles et maintes désillusions, ainsi que bon nombre de sites utilisés en plus du Airbnb habituel, nous abdiquons la partie “pas trop cher” de nos recherches. Airbnb, seule option restante, nous sort quelques timides résultats. En-dehors des quartiers que nous connaissons. Bon. Nous finissons par choisir un appartement à l’extrémité du 13eme arrondissement, dans le quartier asiatique (ça va, ça nous parle au moins !), proche du quartier latin du 5eme arrondissement (que nous connaissons un peu et aimons). Il nous coûte un bras, mais au moins, nous ne dormirons pas sur les quais de Seine. Une nuit et deux jours sont donc réservés sur Paris.

Notre avis
Nous y sommes passés en coup de vent, mais nous n’avons pas regretté notre choix. Sophie s’est montrée disponible et réactive à chacune de nos demandes. L’arrivée autonome nous a permis de ne pas courir dans tout Paris pour arriver à une heure précise et les deux entrées sont hyper sécurisées. L’appartement était assez grand pour cinq, bien aménagé malgré une table haute peu pratique pour des petits enfants, et d’une propreté exemplaire. Une découverte d’autant plus appréciable que le quartier regorge de commerces et de restaurants asiatiques, qui font partie des préférés de notre famille. Une aubaine, en somme.

Transports sur place

L’option n’a même pas été réfléchie en amont : à Paris, c’est métro. Les bus sont envisageables, mais les Monstres sont tellement fans du métro que nous n’avons pas envisagé une seule seconde une autre solution. Sauf sur place, quand nous avons tellement pris la pluie que l’option taxi privatif nous est passée par la tête…

Mais Paris, c’est Paris. Et ses tarifs mirobolants.

J’ai vu passer ces dernières années les plaintes parisiennes sur l’augmentation des tarifs. J’en ai fait peu de cas. Avant de partir, nous consultons tout de même les offres avec Jipé. Notre sang se glace légèrement : il ne manque pas des virgules dans ces chiffres ? C’est le tarif pour un pass mensuel ? Nous estimons préférables de nous renseigner sur place.

Grand bien nous en a pris : nous passons au guichet en Gare de Lyon après une bonne demi-heure d’attente. Pour apprendre ce que nous savions déjà. Parfait, ce séjour débute sur les chapeaux de roue…

La concertation n’est toutefois pas inutile, puisquz l’interlocuteur de la RATP s’avère de bons conseils : nous prenons des tickets journée illimitée (Mobilis) pour Jipé, Loulou et moi, et deux tickets Paris Visite deux jours pour Doudou et Poulette, tarifs enfants. Nous nous en tirons pour un peu moins que ce que nous avions compté. Mais tout même : 2 jours de transport pour nous 5 nous ont coûté plus qu’une semaine de métro à Montréal ! Et vu parfois l’état du métro parisien, il y a de quoi se demander pourquoi…

Notre avis
Le métro reste très pratique pour parcourir Paris en long, en large et en travers. Les lignes sont nombreuses, les trains réguliers, et l’attente n’est jamais très longue. Avantage non-négligeable auquel nous n’avions jamais été confrontés : il est particulièrement agréable (oui, j’ai bien associé métro et agréable !) par temps de pluie car il isole du déluge. Néanmoins, il faut avouer tout de même que pour un novice, comprendre le labyrinthe des lignes n’est pas chose aisée ; l’endroit n’est pas des plus chaleureux ou des plus rassurants parfois (il est même froid et glauque à certaines stations) ; les gens sont trop pressés pour y être humains ; l’état général y est moyen ; aux heures de pointe, ça peut vite tourner au cauchemar.

Jour 1

Arrivée Gare de Lyon et première consigne

A notre arrivée, point de famille ou de chauffeur personnel pour faire office de comité d’accueil. A la place, de la pluie. Ô joie.

A peine sortis du TGV, armés de nos sacs à dos, nous zigzaguons afin de gagner la sortie. Quand soudain… “J’ai envie de faire pipi…” Doudou a l’art du timing. “Doudou, on vient juste de sortir du TGV… tu as vraiment très envie ou tu peux te retenir ?” “Je peux me retenir.” “Tu peux te retenir longtemps ?” “Oui, je pense.” “Vraiment longtemps ? Combien de temps, tu penses ?” “Je pense 15 minutes”.

Nous voilà donc partis à travers la gare à la recherche des toilettes. Il y a 5 minutes, nous étions dans le TGV, à quelques pas des toilettes gratuites. Là, nous cherchons et cherchons encore, les repérons enfin, et ressortons allégés d’une pièce d’1€. Tout. Va. Bien.

Bon an mal an nous voilà dans les galeries souterraines du métro. Poser nos sacs dans une consigne est notre prochain but ; une fois équipés de nos tickets de métro, nous prenons la direction du quartier de l’Ecole militaire, pas trop loin de la Tour Eiffel, afin de rejoindre CityLocker. Nous avons l’adresse exacte, donc évidemment, nous nous perdons un peu et tournons en rond. Nous trouvons enfin : l’entrée est sécurisée (le code d’accès n’est disponible qu’une fois la réservation effectuée). Nous effectuons rapidement la réservation en ligne, récupérons le code, et déposons enfin nos sacs à dos avant de prendre la direction du Champ de Mars.

Notre avis
Nous avons choisi cette consigne afin d’éviter un détour par l’une des gares, dont aucune ne se trouvait sur le chemin de l’appartement, le soir. A quelques pas de la Tour Eiffel, elle s’est avérée bien localisée, pratique et facile d’utilisation. Petit bémol sur le prix toutefois, puisque nous avons payé 15€ la journée, ce qui représente tout de même un petit budget.

La Tour Eiffel (et le Champ de Mars)

Une visite a fait l’unanimité lors de la préparation du week-end : celle de la Tour Eiffel. Pour nos Monstres, ça représentait vraiment le rêve d’une vie, une étape incontournable, une découverte anticipée avec excitation. Afin d’aller au bout du rêve commun, nous avons choisi de réserver la montée jusqu’au deuxième étage, grande première pour nous également.

Délestés de nos sacs à dos, nous nous dirigeons tranquillement vers le Champ de Mars. Les Monstres trépignent, ils sont déçus, ils n’aperçoivent pas la tour et ne nous croient pas lorsque l’on affirme qu’elle est tout près. Et puis tout à coup, la Tour se dévoile, splendide sur le fond bleu du ciel soudain dégagé. Les Monstres sont aux anges.

Un peu en avance, nous nous promenons sur le Champ de Mars et avisons une cabane food-truck. Nous prenons de quoi manger, admirons la Tour sous plusieurs angles, prenons des photos.

A l’approche de l’heure de montée, nous nous approchons. Nous longeons les barrières de sécurité, trouvons une entrée, passons aux portiques de sécurité, avisons un ascenseur. Nos places sont réservées : il est donc normal que nous perdions 30 minutes dans la file d’attente. Le panneau d’information nous apprend que le sommet est inaccessible en raison du vent : nous qui avions hésité, nous voilà débarrassés de nos regrets ! L’ascenseur nous mène au deuxième étage ; Doudou, emballé par les constructions, se pâme face au mécanisme.

Agglutinés au milieu des autres touristes, nous faisons le tour de l’étage, admirons Paris sous un ciel miraculeusement dégagé. La partie réhaussée, libérée de barrières, nous donne un peu de peine : elle est très étroite, aucun sens de circulation n’est indiqué, nous avons du mal à nous en extirper. Délaissant les boutiques, nous prenons les escaliers pour rejoindre le premier étage, en faisons le tour, passons sur le plafond de verre qui me donne des sueurs froides, avant d’entamer la descente.

Notre avis
Dire que cette tour emblématique de Paris, qui fait rayonner la France à l’étranger depuis plus d’un siècle, aurait dû être détruite ! Qu’on aime son style ou qu’on le déteste, le Tour Eiffel reste un incontournable à Paris. Que l’on l’admire depuis le Champ de Mars ou depuis le Trocadéro, ses visages multiples sont un réel enchantement. Si Jipé et moi l’avions déjà maintes fois admirée, nous avons découvert, de concert avec les Monstres, la vue qu’elle offre sur le tout Paris, vue absolument magique par temps clair. Aucun regret de s’y être rendus, aucun regret d’avoir grimpé jusqu’au second étage. La montée est à faire sans hésitation et ravira petits et grands. Seul petit pincement pour Jipé et moi : lors de nos premières fois à Paris, nous pouvions passer librement sous la Tour sans effectuer de détour par les portiques de sécurité. Passer là reste un grand plaisir, mais malheureusement, il faut savoir être patient.

Passage éclair par le Trocadéro et l’Arc de Triomphe

Paris s’est découverte sous son meilleur jour lorsque nous étions dans la Tour Eiffel. L’effort s’arrête à notre descente. Tandis que notre prochaine visite n’est prévue que plus d’une heure plus tard, nous choisissons de profiter du temps clément pour passer par les Champs Elysées, comme le souhaite Loulou. Nous traversons le pont au-dessus de la Seine, remontons la Place du Trocadéro pour rejoindre le métro et admirer la vue sur le Tour depuis la place. Paris nous snobe : le ciel, de nouveau couvert, déverse sur nous des trombes d’eau qui ne mettent pas la Dame de Fer en valeur et nous obligent à marcher d’un bon pas jusqu’au métro. Le temps fait couiner Doudou et Poulette. “Vous verrez, en haut des Champs, il y a le rond-point en étoile. Il y a tellement de branches sur ce rond-point et tellement de voitures qu’on a l’impression qu’il y aura un accident toutes les trois secondes ! Et puis, il y a l’Arc de Triomphe au milieu.” Leurs petits yeux pétillent en dépit du temps exécrable, fait de vent et de pluie drue, qui nous accueille à la sortie du métro, en haut des Champs. Nous remontons la grande rue, l’Arc de Triomphe se dessine, entouré des files invisibles qui composent la place Charles de Gaulle.

Place qui est quasiment vide.

Notre avis
Voilà ce qui s’appelle un flop. En raison du temps déprimant que nous avons essuyé, la vue sur la Tour Eiffel depuis la place du Trocadéro est loin d’avoir eu l’effet escompté. Les Monstres s’en sont vite désintéressés et même Jipé et moi, pourtant clairement partiaux, avons dû reconnaître que la météo privait l’image de toute sa noblesse. Mais ce n’est rien en comparaison du flop suivant : à travers le rideau de pluie, l’Arc a eu du mal à attirer les yeux des Monstres. Pire : contre toute attente (et en dépit de toutes nos expériences parisiennes jusqu’à ce jour), la place Charles de Gaulle était quasiment vide ! Très peu de voitures l’ont empruntée lors de notre passage, c’était d’une tristesse absolue, pour ne pas dire d’un ennui mortel. Les Monstres n’ont pas masqué leur déception “C’est ça le gros rond point ?”. Pour couronner le tout, comme le temps était mauvais et nous avait beaucoup ralenti, nous avons dû prendre la route de notre visite suivante sans passer par les Champs. Echec total.

L’Aquarium de Paris

“Moi je veux VRAIMENT aller à l’Aquarium ! Parce que j’adore les animaux, et en plus, il y a une vraie sirène !”

Voilà comment nous nous sommes retrouvés à réserver cinq billets dans un aquarium, malgré nos réticences, malgré notre manque d’engouement pour ces parcs à animaux, et malgré notre intuition qui nous soufflait de ne pas y aller.

De retour au Trocadéro, nous descendons en direction de l’Aquarium de Paris. L’entrée, en contrebas, presque invisible de prime abord, nous déçoit surprend. Nous passons la sécurité, entrons. Nous suivons le circuit sans nous presser, car nous savons qu’il n’est en principe pas possible de rebrousser chemin. En principe, bien sûr. Les allées sont plongées dans la pénombre ; les bassins, eux, sont minuscules. Apercevoir quelque chose relève de l’exploit tant les gens s’y pressent, poussent, s’y agglutinent. Beaucoup de gens pour trop peu d’espace. Nous observons ce que nous pouvons, regardons les requins tourner en rond dans leur bassin, pressons le pas lorsque l’on nous interpelle à maintes reprises pour annoncer le spectacle imminent. “Le Protecteur de l’Atlantide”. Bizarre pour un spectacle de sirène. Nous nous installons, les enfants sont invités à se mettre devant, beaucoup y sont déjà ; Doudou et Poulette s’approchent, on leur dit qu’il n’y a plus de place, ils reviennent vers nous ; peu après, d’autres enfants sont acceptés, nous ne comprenons pas, nous pestons, tous recroquevillés par terre les uns sur les autres. Le spectacle commence : ça chante, ça danse, ça hurle, ça s’agite : c’est mignon, c’est pour les tout-petits. Mais pas de sirène à l’horizon. Nous évacuons les lieux, Poulette réclame la sirène, je détourne son attention vers les méduses : le coin est enchanteur, un peu magique, la danse des méduses dans leur bassin est féérique. La sortie approche, nous traversons la boutique, je vérifie en passant : le spectacle de la sirène a eu lieu 15 minutes avant notre arrivée. La quintessence du seum. Poulette, l’œil humide, affronte bravement sa peine.

Notre avis
Grosse déception générale. Si Poulette, toujours positive, a su trouver de quoi se contenter et en garde un bon souvenir malgré le raté concernant la sirène, nous avons globalement été très déçus par cette visite. Beaucoup de monde si entassait, ce qui ne permettait pas d’avoir vue sur tous les bassins ; les espaces pour les poissons sont dans l’ensemble minuscules, le spectacle, amusant pour les tout-petits, était un peu criard et surtout bien trop fréquenté, avec des gens placés n’importe où par manque d’espace. Ajoutée à notre réticence à visiter des parcs animaliers de ce genre, la visite nous laisse un goût particulièrement amer, puisqu’elle est la plus chère de toutes celles que nous avons effectuées (106€ pour nous 5). Etant donné le tarif, la déception est d’autant plus grande. Si le week-end était à refaire, nous porterions notre choix sur une autre visite et zapperions celle-là.

Le 13eme arrondissement

Notre Aribnb se situe dans le 13e arrondissement. Une fois nos sacs à dos récupérés, nous nous y rendons, mais visitons peu le quartier. Nous en faisons un tour rapide à la recherche d’un restaurant. La culture asiatique règne, le quartier est fait de hauts immeubles sans charme particulier, mais l’endroit où nous sommes est pratique et se révèle plutôt calme.

Jour 2

A la recherche de la consigne perdue…

Perdus dans le calme de notre campagne, nous avons oublié à quel point une ville est bruyante : Paris n’y fait pas exception. Même la nuit, Paris vit. Et notre sommeil s’en retrouve tout chamboulé.

Notre réveil doit sonner à 8h ; nous l’éteignons avant même qu’il ne retentisse. Jipé, Doudou et moi sommes réveillés depuis longtemps à cette heure. Nous mettons les voiles tôt pour profiter de cette deuxième journée.

Dehors, le déluge. Nous achetons de quoi petit-déjeuner dans le centre commercial face à l’immeuble, puis gagnons le métro. Objectif : déposer les sacs à dos dans les consignes de la Gare de Lyon.

En théorie, c’est simple et rapide : arriver en gare, poser les sacs, repartir. C’est dans la pratique que ça se complique. Sans compter les soucis liés aux tickets de métro qui ne fonctionnent pas, nous mettons un temps fou à trouver les consignes. Nous suivons un panneau, puis un autre ; montons, descendons, prenons des ascenseurs perdus, des chemins détournés, longeons un parking employé à l’odeur pestilentielle puisqu’il donne sur les poubelles. Nous rebroussons chemin, recommençons, nous énervons. Enfin, dans un coin isolé absolument invraisemblable, nous trouvons les consignes. 5€50 la journée : ça change de Citylocker ! Les prix bon-marché, ça se mérite.

Les Champs Elysées sous la pluie

En cette belle matinée pluvieuse, nous devons descendre les Champs Elysées. Le temps ne s’y prête pas, mais qu’importe : c’est l’activité choisie par Loulou. La pluie nous accueille à la sortie du métro. Une bruine aurait été tolérable ; mais non, c’est une belle pluie bien dense qui nous arrose dès notre arrivée sur les Champs. Poulette, fatiguée, gémit. Descendre une grande rue pour voir des magasins, ça ne l’enchante pas du tout. Doudou traîne un peu la patte lui aussi. “Ah mais c’est parce que vous pensez que les magasins ne sont pas pour vous ici. Mais détrompez-vous : il y en a un que vous aimerez plus que tout. Un vrai magasin, un grand, sur deux étages, avec des choses que vous adorez.” La perspective d’un plaisir futur, et la curiosité, apaisent les tensions : nous entamons la descente.

Il est bien connu que quand rien ne s’annonce bien, il vaut mieux renoncer. Mais non, nous persistons, pour faire plaisir à Loulou. Quelle idée : entre coups de parapluie violents de ceux qui ne prêtent pas attention aux autres (et ils sont trèèèèèès nombreux sur les Champs), pluie diluvienne, froid, pieds trempés à cause des énormes flaques, et désillusion, rien ne va sur les Champs. A mesure que nous avançons, des gouttes de sueur s’ajoutent aux gouttes de pluie. Le local vide, là, ce ne serait pas celui du magasin promis aux Monstres ? Arrivés en bas des Champs, il faut se rendre à l’évidence : le Disney Store de la rue a disparu ! Internet nous en apporte la confirmation. Poulette, accrochée à ma main, réclame son dû. “Ben… désolée ma Poulette, il a fermé”. Je vous épargne les complaintes sonores de déception.

Loulou, lui, est ravi. Il a croisé bon nombre d’enseignes qui le font rêver. Au moins un heureux dans l’histoire !

Comme il est tard, nous cherchons un restaurant à proximité des Champs, ce qui nous permet de les remonter après notre pause par l’autre côté. La visite du magasin Nike achève de convaincre Loulou : les Champs Elysées, c’est vraiment son truc.

Notre avis
Les Champs Elysées font partie de ces rues que nous nous plaisons à retrouver à chacun de nos passages. Avec le temps, nos centres d’intérêt évoluant, l’offre commerciale qui s’y trouve nous parait moins attrayante que le simple plaisir de déambuler dans cette rue très large faite de très beaux bâtiments. La découverte est toutefois à faire en-dehors des périodes de pluie, car vraiment, cette fois-ci, entre les travaux démentiels pour les JO qui défigurent les façades, la pluie, et les gens, la visite a été tout sauf agréable. A faire mais en choisissant bien son moment, donc.

La PAS-tisserie Cyril Lignac

Le coup de grâce pour cette deuxième journée à Paris qui commence fort mal : après un passage compliqué sur les Champs Elysées, un Disney Store fermé, de la pluie à n’en plus finir, du froid et des chaussettes trempées, nous tenons à respecter l’une de nos promesses : aller dans une pâtisserie Cyril Lignac (Doudou et Poulette étant fans du Meilleur Pâtissier). Au préalable, je me suis renseignée sur les adresses, les arrondissements, ainsi que d’autres grandes pâtisseries, au cas où. Nous optons donc pour la pâtisserie du 17eme, ce qui ne nous éloigne pas trop de notre dernière visite sur Paris, prévue peu de temps après. Après un passage en métro, un peu de marche, et une vérification du GPS, nous voilà arrivés : pâtisserie fermée. Evidemment. On est lundi. J’ai tout vérifié, sauf les horaires et les jours d’ouverture.

L’art de faire monter l’envie chez les Monstres pour leur faire connaître le seum absolu dans la foulée.

La Cité des Sciences

Choix de Doudou, durement opéré tant l’offre parisienne est diversifiée et correspond à ses nombreuses aspirations, et qui pourtant le fait trépigner d’impatience jusqu’au moment d’y entrer, surtout après le visionnage de la vidéo de présentation de la Cité des Enfants.

La visite est prévue l’après-midi du deuxième jour. Le double fiasco du Disney Store sur les Champs détrempés et de la pâtisserie Lignac fermée nous ont sensiblement échaudés. Nos derniers espoirs résident dans la Cité des Enfants. Le métro nous dépose près du bâtiment immense, au cœur du Parc de la Villette. Les enfants sont d’ores et déjà conquis. L’intérieur n’enlève rien à l’admiration dans leurs yeux : la Cité des Sciences est aussi grandiose en-dedans qu’en-dehors, sorte de grand hangar ouvert, à étages, divisé en sections. Nous nous faufilons parmi les nombreux titulaires d’une entrée et passons par l’accueil : l’entrée propose la visite gratuite d’un sous-marin, dont l’horaire est à prendre en même temps que l’horaire des places. Problème : suite à une mauvaise interprétation des indications sur le site, nous avons réservé la visite sur celle de la Cité des Enfants. Comme ce n’est pas décalable, nous attendons donc seulement pour prévenir que nous n’irons pas visiter le sous-marin et que nous libérons nos places. L’hôte nous regarde de travers, appelle sa supérieure, qui nous jette le même regard incrédule. Visiblement, nous sommes des cas à part (ou des touristes en puissance).

Nous nous saucissonnons parmi la file bondée qui attend son heure de passage et patientons dans le sas. Enfin, nous entrons et profitons de l’heure et demie qui nous est imparti pour parcourir l’ensemble des sections proposées par la Cité. Nous bifurquons par l’aquarium, assez anecdotique, puis par la bibliothèque scientifique, dotée d’un espace enfant. Doudou, enchanté par son choix, est surexcité. Damnation ultime : nous y sommes le jour de sa fermeture hebdomadaire. La déception est à la hauteur de l’anticipation.

Une fois la totalité des espaces accessibles via nos billets parcourus, nous flânons au-dehors de la Cité, contournons la Géode, apercevons le sous-marin l’Argonaute, marquons un arrêt sur l’aire de jeux (l’aire du Dragon) dont l’immense toboggan, par ailleurs colonisé par les rats, est fermé, avant de reprendre le métro.

Notre avis
Doudou et Poulette ont adoré la Cité des Enfants. Les espaces sont construits de manière structurée et ludique, ils sont bien pensés et intéressants, même pour les adultes. Malheureusement, beaucoup de monde s’y presse, en particulier les jours de pluie, et beaucoup de parents prennent ça pour une immense garderie dans laquelle ils lâchent leur marmots sans daigner avoir l’œil dessus. Le lieu est donc particulièrement bruyant, bondé, ça grouille de partout, certains enfants laissés en roue libre sont ingérables, poussent, crient, crisent et passent devant ceux qui attendent leur tour, et les parents sont parfois eux-mêmes assez peu scrupuleux pour en faire de même. Notre avis est donc positif pour l’offre proposée, mais plus réservée concernant le côté aire de jeux et grand n’importe quoi.

La Nuit au musée (ou presque)

“Pas le temps pour un détour : nous devons être suffisamment tôt en gare pour récupérer nos sacs, manger, et prendre le TGV”.

Ca, c’est le dernier échange dans le Parc de la Villette, au moment de descendre les escaliers du métro.

Puis dans la rame, un regard échangé, un doute émis, un échange à demi-mot… et nous voilà sortis une station plus tôt, engagés sur une autre ligne, et émergés à un autre arrêt. Les résolutions sages ne durent jamais chez nous. Surtout après une journée fiasco.

Nous arrivons à la station de métro du Louvre malgré l’annonce faite aux Monstres. Ils guettent, car ils ne reconnaissent pas la gare. Nous pénétrons dans le bâtiment par l’arrière, longeons l’aile gauche par les galeries, et découvrons la Pyramide, de nuit, éclairée par les lumières nocturnes. Les Monstres sont en transe ; nous aussi. Subjugués, nous nous approchons, marchons un peu, nous décalons et apercevons la Tour Eiffel au loin, illuminée elle-aussi.

Notre avis
Suivre son instinct et ses envies (illuminations ?) de dernière minute nous réussit souvent. Encore une fois, nous ne sommes pas déçus. Les abords du Louvre de nuit sont époustouflants. La Pyramide est ensorcelante, la Tour Eiffel fait son effet, même de loin, et l’esplanade gagne en caractère et en prestance parée de sa robe du soir. Nous sommes subjugués, les Monstres sont aux anges. Leurs petits yeux brillent, les coins de leurs lèvres montent jusqu’aux oreilles, ils ne savent plus où donner de la tête. Pari réussi pour cette dernière étape parisienne.

Retour en Gare de Lyon et départ

Paris de nuit est une autre ville.

Par contre, les indications en Gare de Lyon, de jour comme de nuit, restent nébuleuses.

Nous galérons à nouveau à trouver les consignes, récupérons enfin nos bagages, nous mettons en quête d’un magasin de souvenirs à la demande des Monstres (qui ont eu un billet de leur grand-mère pour l’occasion). La gare est loin d’en regorger. Nous la quittons, ce qui nous donne l’occasion de l’admirer depuis le parvis. Nouvelle exclamation admirative des Monstres. Nous remontons la rue, arpentons un premier magasin, puis un second, revenons au premier, trouvons de quoi satisfaire deux des trois Monstres, puis repartons vers la gare. Nous mangeons puis tombons sur la boutique Pierre Hermé. En compensation de l’échec Cyril Lignac, nous achetons cinq macarons là. Illumination pour Loulou : son souvenir, ce sera un sachet de macarons.

Les restaurants & snacks

  • Food-truck sur le Champs de Mars

Pressés par le temps après avoir laissé nos bagages à CityLocker, nous arrivons sur le Champ de Mars et décidons d’aller au plus rapide pour manger, ne sachant pas si nous aurons le temps ou l’occasion de trouver de quoi manger sous ou dans la Tour Eiffel. Le food-truck installé pile face à la Tour reçoit donc nos faveurs : nous voilà restaurés de deux paninis végétariens, 2 hot dogs et 1 croque-monsieur. Pour 34€. Ouch. Ce n’est pas Byzance, mais ça fait le job quand on est pressés. A ne faire que si vous êtes pressés, cela dit.

  • Snack boui-boui

Fin de première journée, nous rejoignons nos bagages et décidons d’un arrêt-goûter. Le beau temps est de retour, une pause en terrasse devient une envie pressante. Mais face aux prix affichés, l’envie ne résiste pas. Nous nous éloignons des alentours de la Tour Eiffel (et des terrasses) et décidons d’acheter un goûter sur la route de la bagagerie. Rue Saint-Dominique, les restaurants s’enchaînent, ainsi que les belles boutiques ; mais pas de quoi acheter un simple goûter. Enfin, nous tombons sur une devanture qui semble correspondre à peu près à nos recherches : une sorte d’épicerie-snack coincée entre deux beaux restos. Et ils font des crêpes. Les Monstres affamés voient le bout de leur calvaire arriver. Poulette, à l’agonie, juchée sur le dos de Jipé, revit.

Le français du vendeur est approximatif. Nous demandons 3 crêpes : deux au nutella, une bananes-nutella. La première crêpe bananes-nutella prend un temps considérable (mais il ne lésine pas sur les bananes…). Doudou se lèche les babines. Puis le vendeur lance la deuxième crêpe… sur laquelle il met des bananes. Jipé essaie de l’arrêter, le vendeur répond “oui oui”, en vain : bananes, il y aura. Loulou accepte son lot : ce n’est pas son choix, mais il fera avec. Pour Poulette, qui déteste les bananes, Jipé insiste un peu plus. Le vendeur dit “oui oui” puis réclame le paiement. Il manque une crêpe : il n’avait pas compris qu’il en fallait 3. Il regarde son pot : plus de pâte. Poulette, la première à avoir choisi sa crêpe et à avoir milité pour l’arrêt, et aussi celle qui crie à la famine et à la fatigue depuis un moment, voit son rêve s’envoler. Elle s’effondre et pleure tout son soûl.

Echec monumental. Les boui-boui, c’est fini pour nous.

Fin de l’histoire : quelques mètres plus loin, il y avait une boulangerie encore ouverte et qui disposait de quelques desserts encore. Poulette a donc eu la chance de manger un flan bien meilleur que les crêpes en carton qu’ont eues ses frères.

  • Le Tricotin

Le soir du premier jour, nous ne rentrons pas trop tard afin de choisir intelligemment un restaurant. Nous voulons nous poser, profiter, et surtout, déguster l’une de nos cuisines préférées (asiatique, toutes confondues), puisque nous logeons dans le quartier asiatique de Paris. Nous partons tôt et suivons les conseils de Sophie, qui nous loue l’appartement. Ses conseils sont sans doute bien avisés, car la file d’attente s’amasse déjà devant TOUS les restaurants qu’elle nous conseille. Affamés, nous tournons beaucoup en rond puis nous nous rabattons sur un restaurant façon buffet (en tout cas, ça y ressemble de l’extérieur) qui nous rebute moins que les autres. Le Tricotin est très grand, bondé, et présente une carte à rallonge : tout ce que nous fuyons en général. Pas de buffet à l’intérieur, un service à table, mais beaucoup, beaucoup trop de plats à notre goût. Mais nous mourons de faim : alors, nous passons commande.

Contre toute attente, nous mangeons bien. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais ce que nous mangeons est plutôt bien cuisiné, les plats ont du goût, et nous passons un bon moment sans trop attendre malgré le monde qui s’amasse. Le rapport qualité/prix est pleinement positif. Une bonne adresse de dépannage.

Le Tricotin, 15 avenue de Choisy, 75013 Paris.

  • Le Sakari

Deuxième jour, de la fatigue, une nuit agitée, un temps à faire pleurer les moules, une énorme déception sur les Champs Elysées. En-dehors de Loulou, qui a vécu sa meilleure vie sur les Champs, les esprits sont passablement échaudés. La recherche d’un restaurant occasionne des tensions : boudeuse, je laisse donc Jipé se débrouiller. Il requiert nos avis : personne n’est d’accord sur ce qu’il a envie de manger. La cuisine japonaise finit par remporter l’assentiment général. On ne se refait pas.

Nous voilà donc au Sakari. C’est petit, c’est mignon, la carte est compréhensible et assez raisonnable, la cuisine est faite maison avec des produits frais.

Et là, les tensions s’envolent, les esprits se calment, la magie des sushis opère. La cuisine est excellente, les sushis sont de qualité, nous nous gavons, nous profitons, nous sortons repus, pleinement satisfaits, et prêts à affronter les tempêtes, le sourire aux lèvres. Une adresse que nous recommandons sans hésiter !

Le Sakari, 22 rue du Colisée 75018 Paris Accueil | Restaurant Sakari

  • Le Mozza & Co

En Gare de Lyon, heure du départ : nous pensions trouver pléthore de choix, nous nous heurtons à une fermeture très tôt de nombreux points restaurations (ou à des tarifs exorbitants). Nous optons donc pour le Mozza & Co. Pizza, foccacia et paninis, avec une offre végétarienne correcte, le tout pour une somme acceptable. Un bon arrêt de dépannage en Gare de Lyon, et une bonne surprise pour de la “cuisine” de gare.

Bilan : coups de cœurs et déceptions

Nos coups de coeur

  • Loulou : les Champs Elysées et ses boutiques de luxe
  • Poulette : la Tour Eiffel et l’Aquarium de Paris
  • Doudou : la Tour Eiffel et la Cité des Sciences
  • Jipé : la Tour Eiffel
  • Moi : la Tour Eiffel et la Pyramide du Louvre de nuit

Nos déceptions

  • Loulou : l’Aquarium de Paris
  • Poulette : les Champs Elysées sous la pluie et sans Disney Store
  • Doudou : la pluie
  • Jipé : la pluie
  • Moi : l’Aquarium de Paris

Nos conseils

Si Paris est l’une de nos villes fétiches, c’est tout de même la première fois que nous nous y aventurons à 5. Voici en vrac, les quelques conseils qui nous passent par la tête.

  • Ne soyez pas trop bohèmes et réservez les visites que vous souhaitez vraiment faire. Certains sont prises d’assaut et presque impossibles à avoir en dernière minute (la Cité des Enfants, par exemple). Se présenter aux guichets sans tickets est parfois le meilleur moyen pour ne rien faire du tout.
  • Prévoyez un temps suffisant entre chaque visite. Paris est une très grande ville, et des monuments qui, sur une carte, ont l’air géographiquement proches, peuvent s’avérer être longs à rallier temporellement.
  • Gardez des plages vides pour avoir le loisir de flâner. Paris est une belle ville en terme architectural, vivante et bouillonnante ; elle vaut vraiment le coup d’y marcher sans autre but que le plaisir de flâner.
  • Si vous souhaitez manger dans un restaurant, et surtout s’il est assez bien côté, réservez, au risque de devoir faire la queue ou de finir au MacDo du coin.
  • Si possible, vérifiez la météo et choisissez vos jours en fonction. Nous avons beau adorer Paris, sous la pluie, nous nous sommes retrouvés un peu démunis quand même.
  • Evitez les supérettes un peu louches, type boui-boui, surtout dans les quartiers huppés. La boulangerie sera aussi accessible en terme de tarifs et bien meilleure.
  • Passez par le Louvre et son esplanade de nuit. Le détour vaut le coup d’œil.
  • Prévoyez un bon budget, car Paris est une ville très chère, dont le coût est loin d’aller en descendant.
  • Avant de réserver un hôtel ou un logement, renseignez-vous sur le quartier et les accès aux transports. N’oubliez pas que vous devrez y dormir, et probablement vous y aventurer de nuit. Donc si ça craint, autant mettre un peu plus cher mais s’assurer tranquillité et sécurité. De même, si le logement est dans un quartier calme mais qu’il est à 30 minutes de marche du premier transport, vous risquez de vite regretter votre choix après une journée de visites.

Conclusion

En dépit de la météo capricieuse qui n’a pas facilité nos journées, des quelques déboires et déceptions et du budget explosif que nous avons dû y mettre, ce premier week-end en famille à Paris est globalement une réussite. Les Monstres ont adopté cette ville qu’ils avaient hâte de découvrir et en sont revenus avec des étoiles pleins les yeux. De notre côté, le ressenti est plus mitigé, car si Paris est l’une de nos villes favorites depuis longtemps, elle nous a paru moins accessible et plus froide qu’auparavant. Ce qui attire les familles devient vite commercial et parfois difficilement accessible tant chacun s’y presse. Autant Paris mérite à nos yeux sa réputation de villes des amoureux, car il fait bon y aller en couple, autant elle perd en aura lorsque la sphère familiale entre en jeu tant ce qui est familial devient onéreux. Les Monstres étant satisfaits, le contrat est rempli, mais à choisir, Paris restera pour nous une destination d’amoureux plus qu’une destination familiale.

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