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2024, clap de fin… et après ?

2024 se termine. Avec elle s’en vont quelques espoirs et de nombreux doutes, des beaux moments et de grands trous noirs… Alors que sonne le glas de cette année particulière, je repense à elle sans réelle nostalgie, mais aussi, enfin, sans regret. Et mes pensées se perdent dans la contemplation mitigée de cette année. Que garder de 2024 ? Je n’ai pas l’habitude de dresser des bilans. Je pense beaucoup, je réfléchis intensément, je me souviens avec gratitude… et j’archive rapidement. Le passé n’est bon qu’à rappeler des souvenirs plaisants en profitant du présent. Les bilans, ce n’est pas notre truc, à Jipé et moi ; lui parce qu’il n’aime pas revenir sur ce qui le touche ; moi parce que je me tourne beaucoup plus facilement vers l’après.

2024, le bilan

Humeur de l’année

A bien des égards, 2024 a été mauvaise. Amorcés en 2023, après notre déménagement, des difficultés personnelles sont devenus des éclats. Une explosion, c’est ce qui résume le mieux cette année. Ni Jipé ni moi n’avons eu une année facile, à des niveaux différents. Professionnellement, personnellement, familialement… les éclats ont été divers. Cette année plus que n’importe quelle autre a amené ses défis. De nos combats, nous ne sommes pas ressortis indemnes. Dans le doute, dans la douleur, nous avons fait face, nous avons lutté. Pour la première fois depuis longtemps, nous avons même flanché.

J’avais oublié qu’il était possible de tomber aussi bas. J’avais oublié qu’il était possible de ne plus croire en rien, pas même en soi. J’avais oublié que même en atteignant le fond, on n’arrivait pas toujours à le frapper pour refaire surface.

J’ai touché le fond. Et pour la première fois, j’ai cru que je ne m’en relèverai pas.

Oui, à bien des égards, 2024 a été mauvaise. Dure, cruelle, de ces choses si violentes qu’on ne les croit pas possibles et dont on pense ne jamais pouvoir se remettre.

Mais nous avons survécu. 2024 nous aura appris ça.

Si cette année est si importante, et si elle m’invite à en dresser un bilan, c’est sans doute pour ça. Car peu importe les difficultés, peu importe la douleur, peu importe les trous noirs qu’elle m’a fait traverser, je ne veux pas l’archiver. Je veux m’en souvenir, garder ses enseignements, conserver ses révélations. Je n’ai pas abandonné : j’ai survécu. Je n’ai pas reculé : j’ai avancé. Je ne suis pas revenue en arrière : j’ai tenu bon. Je ne me suis pas perdue : je me suis trouvée.

Je me suis trouvée, et avec moi, j’ai retrouvé les miens. Mes Monstres, que j’ai découverts autrement, dans l’adversité. J’ai éprouvé la force de notre lien, la grandeur de leurs âmes. J’ai redécouvert Jipé, mon pilier dans la tempête, qui a tenu bon quand j’étais à terre, qui m’a relevée à chacune de mes chutes. J’ai redécouvert mes amis, les plus proches, mes soutiens, mes morceaux d’âme, ma famille de cœur. J’ai redécouvert ma famille, redéfini son concept, et j’ai pu compter sur celle que la vie m’a ajouté, celle qu’on appelle belle-famille, et qui décidément, ne porte pas ce nom pour rien.

J’ai fait du vide, j’ai trié, j’ai hésité, j’ai résisté, j’ai ajusté, j’ai adapté. A nouveau, je suis née.

Pour tout ça, le bilan m’est nécessaire. 2024, au même titre que certaines années avant elle, n’est pas une année comme les autres. C’est celle d’une renaissance.

Et les voyages dans tout ça ?

Parmi les tempêtes et les ajustements, les voyages ont peu trouvé leur place en 2024. Quelques week-ends, tout au plus, ont rythmé nos vies. Une fois nos vies apaisées, et notre nouveau rythme pris, nous pensions que notre phase de repli prendrait fin et nous ramènerait vers nos amours vagabondes.

A vrai dire, la remise en question est plus profonde que ça. Avec les bouleversements, nos envies de voyage se sont taries. Nous l’avons attribué aux difficultés rencontrées, aux bouleversements personnels, au contrecoup du déménagement et à la nécessaire adaptation à notre nouvel environnement…

Un an et demi a passé depuis notre arrivée. L’environnement est apprivoisé, les changements aussi. Le nouveau rythme a été pris, Jipé s’est acclimaté par le commencement d’un nouveau travail, les Monstres se sont habitués à leur nouvelle école. Pour autant, le désir de voyage n’est pas revenu.

A quoi l’attribuer ? A l’arrivée d’Ucci ? A la disparition de Tina, notre minette bien-aimée, qui continue à laisser une béance dans chacun d’entre nous ? A un réalignement nécessaire ? A la résurgence de nos aspirations écologiques ?

Ucci
Tina
La bougie hommage à Tina

Difficile de trouver la réponse ; j’imagine qu’elle se situe dans un mélange de tout ça. Nos besoins changent, nos aspirations aussi. Nos envies muent, se tournent vers d’autres formes de voyage. Le voyage, nous l’envisageons encore ; mais il ne prend plus la même forme qu’à ses débuts.

Quand le voyage (se) transforme…

L’achat du siècle : le hamac.

Voyager, c’est quoi ? La première définition sonne comme une évidence : partir ailleurs. Voyager, c’est partir, s’éloigner, aller vers l’ailleurs, le nouveau, l’inconnu.

En ce sens, 2024 a été un long et éprouvant voyage.

« Je ne voyage jamais aussi loin qu’à travers les livres. » C’est un ressenti que j’ai eu durant l’année 2024. J’ai renoué avec mon amour de la lecture. Et mes plus grandes émotions dépaysantes, c’est au travers des livres que je les ai eues. Schmitt, Sand, Nothomb, Da Costa, Despentes, Chollet… Des retrouvailles, des découvertes, une énergie retrouvée, des passions développées, des envies insufflées, des paysages explorés… Cette année, plus que jamais, les livres m’ont ouvert des territoires inexplorés, m’ont portée, m’ont fait vibrer… et m’ont aussi sauvée.

Voyager sans bouger, partir sans se déplacer, c’est l’apanage des livres, la magie de la littérature. Une magie émotionnelle et spirituelle. Magie distillée de bien d’autres façons en 2024.

Nos déplacements se sont taris ; nos voyages se sont diversifiés. Malgré nous, nous avons voyagé autrement. A l’intérieur de nous-mêmes, aux confins de nos êtres, aux confins de notre famille. Nos découvertes ont été moins culturelles, plus personnelles. Notre éloignement a été moins géographique que spirituel.

Refaire le monde avec nos amis, pleurer les uns contre les autres, discuter à n’en plus finir, s’inventer un monde de jeux en (très grande) famille, observer le ciel auprès de son beau-frère en partageant le même espoir d’apercevoir une aurore boréale, plonger dans les vies dispersées des uns et des autres, écouter les récits de vie d’inconnus rencontrés au hasard des routes… Oui, nous avons voyagé. Et nous nous sommes enrichis.

Les prévisions de 2025

Cet enrichissement initié en 2024, nous comptons bien le poursuivre en 2025. De nouveaux ajustements sont en cours, de nouvelles décisions, pour de nouveaux changements à venir. Notre vie est un éternel voyage. Dès qu’elle se stabilise, elle s’enlise.

Peu d’explorations géographiques sont prévues à ce jour. Peut-être l’envie reviendra-t-elle avec le temps. Un seul voyage, au Parc Astérix (cadeau de Noël des Monstres) est à l’ordre du jour. Le reste est flou.

Avons-nous envie de bouger ? Oui. Sous quelle forme, pour quels horizons, nul ne le sait aujourd’hui. En 2025, c’est sûr, nous voyagerons. En nous, hors de nous, près de nous, autour de nous, seul l’avenir nous le dira. Ensemble, nous partirons encore à la découverte de nos vies.

Pêle-mêle de souvenirs 2024

2 commentaires sur “2024, clap de fin… et après ?”

  1. Arriver à faire une telle introspection n’est pas facile, et tu t’en sors merveilleusement bien.
    Et si tu as trouvé ( retrouvé ) une belle famille, nous, nous avons une vraie belle-fille, ou plutôt une très belle fille de plus.
    Continue de profiter de ce que la vie t’apporte, on t’aime.

    1. A l’écrit, les mots viennent tout seuls, c’est plus facile.

      Merci pour ce message, il me touche beaucoup. Heureusement que je vous ai tous.

      Je vous aime aussi.

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